Michael Romeo: War of the Worlds, Pt. 1

Ceux d’entre vous qui aiment se balader dans les cercles du metal symphonique reconnaîtront sans doute le nom de Michael Romeo — guitariste de Symphony X — qui apparaît sur cet album, War of the Worlds, Pt. 1. Autant vous le dire tout de suite: ce n’est pas du reggae.

En effet, Michael Romeo a décidé d’y aller à fond dans le metal symphonique avec une recette très simple: à fond dans le metal et à fond dans le symphonique. Ainsi, cet album mélange à part quasi-égales un power-metal très mélodique et une musique symphonique inspirée par le compositeur John Williams, célèbre pour ses musiques de film (à commencer par celle de Star Wars).

Avec dix pistes et cinquante-trois minutes, War of the Worlds, Pt. 1 donne l’illusion d’une certaine normalité. En y regardant de plus près, on trouve tout de même trois compositions qui dépassent les six minutes. Mais la vraie démesure est ailleurs.

L’ambition de Michael Romeo est claire: composer une bande-son inspirée de la Guerre des Mondes, de H.G. Wells. Et, comme son titre l’indique, le faire en deux parties, parce que… parce que.

Pour ce faire, il s’est entouré de deux autres musiciens (un bassiste et un batteur) et d’un chanteur, Rick Castellano. Ce dernier est assez excellent, surtout si on prend en compte le fait que ça semble être son premier album d’importance.

Mais en fait, “assez excellent” — voire excellent tout court — est un qualificatif qui s’applique à un peu tout cet album. Dans le genre metal symphonique à grand spectacle, War of the Worlds, Pt. 1 fait très, très fort. La plupart des pistes donnent dans l’épique, avec des mélodies qui tapent dans le mille et de l’énergie à revendre.

Je pourrais citer “Fear the Unknown”, “Fucking Robots” et ses ambiances électro, “Differences”, “Believe” ou “War Machines”, mais la vérité est qu’il n’y a pas vraiment de partie faible. Les amateurs de soli acrobatiques pourront y retrouver un Romeo en pleine forme, mais qui pour autant n’abuse pas de ses prérogatives de chef.

Pour pinailler, je pourrais dire que, dans le domaine, il ne réinvente pas grand-chose et se contente d’appliquer avec talent des recettes éprouvées. Je pourrais aussi pinailleur sur le fait que le thème symphonique fait beaucoup, mais alors beaucoup penser au “thème de la Force” de la BO de Star Wars.

Personnellement, je trouve cet album enthousiasmant. Ce n’est pas l’album du siècle et les plus snob des prog-heads qui liront ces lignes hocheront tristement la tête sur le thème de ces groupes commerciaux qui font de la soupe, mais il balance les zottawatts et, à ce stade, je ne lui en demande pas beaucoup plus.

Bonus: la lyric-video de “Djinn”


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