Macron c’est notre chance ! Et il faut la saisir !

Durant les 20 ans où j’ai dirigé Le Latina, espace culturel parisien dédié aux pays latins, j’ai compris que les Français n’étaient pas des latins comme les autres : plus mesurés, plus discrets et moins enclins aux grands débordements de joie que leur frères espagnols, italiens ou latino-américains, ils étaient pourtant aussi doués pour le bonheur que les autres. Comment expliquer autrement tout ce que les Français ont inventé et créé au long des siècles pour rendre la vie plus agréable et que le monde entier vient chercher chez nous ?

Depuis bientôt trois ans, j’ai changé de cap, en ouvrant ma petite boutique, La Galerie gourmande BALEA. Cet espace intime, par ses dimensions et son atmosphère, s’est assez vite transformé en une sorte de « social club » où l’on échange sur des sujets divers.

Ces derniers mois, dans un contexte de crise chronique et de menace terroriste, j’ai constaté une nette dégradation de l’état d’esprit des gens, au point de me dire que les Français, à quelques exceptions près, forment aujourd’hui un peuple triste, inquiet, déprimé, bloqué, qui a perdu l’appétit, qui n’ose plus faire confiance et qui n’ose plus espérer…

Une psychothérapie collective, rapide et efficace, devient indispensable, à l’instar des thérapies brèves systémiques de Palo Alto.

Cette école part du constat que, face à une difficulté, les humains ont une tendance fatale à s’accrocher à une solution qu’ils connaissent. Mais si un jour les circonstances changent, alors ces solutions — qui semblaient fonctionner auparavant — deviennent inopérantes. Et là, il faut arrêter de faire ce qui ne fonctionne plus, il faut cesser les solutions qui ne font qu’entretenir le problème. Pour sortir du cercle vicieux, il faut faire un choix qui va à l’encontre de ce que nous avons tenté jusque-là.

Malgré le scepticisme ambiant, ces nouvelles élections présidentielles sont, à mes yeux, l’occasion, pour le peuple français, de se sortir de l’impasse, à condition de ne pas se tromper de choix.

Depuis plusieurs décennies, nous avons pensé, à tort, qu’à travers des alternances politiques gauche-droite, nos problèmes allaient se régler d’eux-mêmes : un peu de libéralisation par-ci, un peu de protection par-là, et la synthèse se ferait dans le temps… Or nous avons bien vu que cette alternance est devenue inopérante ! Face à une réalité de plus en plus complexe, les partis eux-mêmes n’arrivent plus à se regrouper de manière cohérente. Des tendances multiples surgissent, dans le cadre du même parti, mettant en cause une vision partagée du monde et des solutions à apporter. La seule solidarité qui reste, au sein de ces partis traditionnels, est celle du maintien des intérêts d’un groupe, de l’accession au pouvoir et du partage des rôles entre les uns et les autres.

Depuis plus d’un an maintenant, Emmanuel Macron est le seul homme politique à avoir analysé notre situation avec pertinence et avec une claire-vision prémonitoire. Il a compris que notre système politique, tel que nous le vivons depuis plusieurs décennies, est essoufflé.

Il a quitté le gouvernement et il s’est mis « en marche », en allant se confronter à la réalité de tous les territoires de France et de tous les milieux sociaux, pour nous proposer un programme fédérateur, adapté aux défis complexes du monde actuel.

C’est ainsi que son programme parvient à établir un équilibre entre la libéralisation de notre économie et la protection des individus.

Trop protéger serait déresponsabiliser, créer une société d’assistés, ne pas croire en la capacité des Français à faire face aux défis du monde moderne, à se reconstruire, à faire preuve de maturité, à être créatifs et inventifs, à prendre des risques. Bref à être libres.

Trop libéraliser, serait ne pas accompagner ceux qui se trouvent en situation de faiblesse, par leur origine, par leur formation, par leur appartenance à des territoires délaissés.

Macron nous propose cet équilibre : libérer plus pour protéger mieux.

A travers son programme, il réussit quelque chose qui semblait encore impensable il y a quelques mois : réunir, dans un projet commun, les forces progressistes de gauche, de droite et même ceux qui ne se sont jamais définis d’un côté ou de l’autre.

Ceux qui n’ont rien compris à sa démarche reprochent à Macron « son ambiguïté », « son ambivalence », « sa confusion » ou d’être « flou », « un peu à droite, un peu à gauche ». On se moque même d’une expression qu’il utilise souvent « et en même temps », sans voir que, face à une réalité complexe, elle traduit une pensée nuancée, sans manichéisme, la seule qui puisse apporter aujourd’hui une réponse intellectuellement et pragmatiquement valable.

En lui apportant ces accusations, qui lui oppose-t-on exactement ? Des orateurs habiles qui s’entrainent depuis de longues années à émouvoir les foules avec des formules simplificatrices à outrance. Des individus qui pensent qu’on ne peut réussir que les uns contre les autres et qui veulent présider en clivant davantage notre société. Des politiciens qui veulent nous faire croire que l’autre (l’étranger, l’Europe, etc.) est responsable de nos malheurs…

Il y a une bienveillance chez Emmanuel Macron qui ne traduit pas une faiblesse ou un syndrome christique mais une véritable volonté de nous amener à nous faire du bien ensemble, d’être les acteurs de notre destin, de notre bien être individuel et collectif.

Macron est notre thérapie brève systémique ! Mais, depuis qu’il est là, tous les autres se sont mis à prétendre qu’ils étaient les candidats antisystème alors qu’ils font partie de notre paysage politique de longue date, au point d’en avoir fait leur métier…

Et, comme dans toute thérapie, il y a des résistances, elles sont alimentées avec acharnement par ce monde politique moribond qui s’accroche désespérément à ses privilèges et à son pouvoir, en distillant tous les jours des fausses rumeurs (« le programme de Macron n’est pas chiffré », « Macron veut faire payer un loyer fictif aux propriétaires », etc.), des caricatures, des invectives et accusations infondées portées jusqu’à l’indécence.

Ceux qui se laissent déstabiliser par ce genre de propos devraient plutôt aller regarder de près le programme de Macron…

Emmanuel Macron s’engage auprès de la nation à travers un « contrat », en nous proposant un programme progressiste réalisable, dans sa conception, dans son permanent équilibre entre libéralisation et protection, dans son chiffrage juste. Il ne nous embarque pas, comme d’autres, dans des rêves fous qui pourraient nous faire croire que nous nous en sortirons en ignorant l’état général de nos finances ou des pans entiers de notre société, et en nous isolant du monde !

Penser que la France pourrait s’en sortir toute seule, en se coupant de l’Europe, est dangereux et irresponsable : cela nous mettrait tout de suite en situation de fragilité financière, économique et de défense. Et toute la société en paierait le prix !

En s’imposant cette discipline d’une confrontation permanente au réel, Macron ne nous promet pas l’impossible. C’est pour cela qu’il ne va pas nous décevoir et qu’il pourra même nous réserver de belles surprises au cours de son mandat. Avec Macron, on peut se permettre d’espérer !

Lisez son programme et vous trouverez des mesures réalistes et réalisables qui vont améliorer votre vie, que vous soyez jeune, femme, salarié, indépendant, entrepreneur, agriculteur, retraité, demandeur d’emploi…

Macron est une chance pour nous tous ! Et il faut la saisir !

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