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Comment gérer une crise psychotique ?

Je me suis rendu compte que c’était un sujet assez tabou, et que même moi j’en parlais peu. J’ai pris l’habitude forcer pour ne surtout pas les faire en public. Ce qui fait que je fais généralement des crises au carré… et les rares fois où j’en ai faites en public, les réactions sont allées de “pas terribles” à “extrêmement dangereuses”. Tout ça menant à un incroyable cercle vicieux : on en parle pas, on tire sur soi pour les faire en privé (et au carré), donc les gens savent encore moins comment gérer, donc on en parle encore moins, etc…

Après toutes ces années, j’ai enfin réussi à faire mon plan de crise et à le partager à mes ami·es. Quoi faire, quoi ne pas faire… à ma grande surprise, tout s’est super bien passé. Ça m’a été demandé, y compris par des concerné·es, et c’est vrai que c’était tellement dur à faire, que je choisis aujourd’hui de vous le partager. Il n’est bien sûr pas universel. Mais il pourra peut-être permettre plus aux concerné·es de faire plus facilement le leur (puisque le terrain leur aura été dégagé), et donnera peut-être une idée aux proches de ce qui se passe.

C’est difficile d’expliquer ce qu’une crise psychotique, tant c’est un moment complexe… mais pour faire simple, c’est un moment où la réalité toute entière explose, nous laissant sans armure, sans structure, extrêmement vulnérable, en proie à des douleurs et des angoisses incommensurables. Les pensées délirantes qui étaient latentes deviennent insupportables et prennent toute la place. On peut vouloir fuir à tout prix, se recroqueville, se paralyser, perdre l’accès à l’oralisation, voire à la langue et au langage purement et simplement, se faire “du mal”, etc. Tout dépend, encore une fois, du type de délire, et de la personne. (en sachant qu’une même personne peut avoir plusieurs types de crises, celle que je fais aujourd’hui ne ressemblent pas tout à fait à celles d’il y a 10ans, même s’il y a des continuités) Il faut savoir que c’est un moment d’extrême vulnérabilité, et pour beaucoup d’entre nous, de honte. Il est donc nécessaire de faire extrêmement attention à ce que vous faîtes si vous espérez conserver la confiance de la personne en crise.

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Silhouette de visage a bic, les yeux pleurent, les dents mordent le bras sur lequel il est écrit “hungry” (affamé)
  1. Ne me touchez pas

Un point essentiel… c’est même le seul que vous donneront les psys. On ne va pas le nier, il y a une possibilité non négligeable que la personne ne soit pas en mesure de vous reconnaître et que vous soyez pris dans le délire, et donc que la personne en crise cherche à se défendre… Mais j’aimerais bien qu’on aille plus loin. Parce que c’est légèrement psychophobe de s’arrêter là et que ça serait peut-être bien de remettre les concerné·es au centre.

On ne touche pas quelqu’un en crise psychotique certes parce que iel peut éventuellement vouloir se défendre de vous, mais aussi et surtout, parce que vous pouvez lui faire effroyablement mal. La réalité c’est comme un aquarium qui vous protège. Quelqu’un en crise vient de voir son aquarium exploser. Il faut gérer le monde alors qu’on est à nu, toutes les sensations sont multipliées par mille et en plus, il faut gérer les éclats de verre dans sa chair. On ne comprend plus rien à ce qui se passe. On a mal, on a peur. On peut voir sa tête rouler sur le sol de la cuisine pour se cogner sur le frigo, son sang dégouliner du plafond, le corps peut sembler difforme tordu trop étroit plein de cailloux et que sais-je encore… ne nous touchez pas, ça fait mal, ça fait peur. Nos corps n’ont plus de sens ni de limite, nous ne comprenons plus l’espace dans lequel nous sommes, nous sommes perdus dans des cauchemars que nous ne comprenons pas, on doit gérer des flashbacks (bon nombre de schizophrènes le sont parce que traumas en tout genre… et le trauma implique souvent le toucher), on ne sait plus quand et où on est, on en sait plus qui ni ce qu’on est… nous toucher sans nous prévenir, sans notre autorisation, c’est aussi nous mettre en danger en venant perturber nos perceptions encore plus qu’elles ne le sont déjà.

2. Prévenir, décrire, demander l’autorisation

Une fois ceci bien compris, bien intégrer, le but du jeu va consister à créer un contact avec la personne en crise, c’est ce qui va lui permettre de revenir. J’insiste sur le avec. Ne forcez pas le contact, allez au rythme de l’autre. C’est à vous de vous adapter. Pas l’inverse.

Ne forcez pas à croiser le regard de l’autre. Ne forcez pas la conversation.
Si vous avez l’impression qu’un contact physique peut aider, vous demandez l’autorisation. Privilégiez le contact “ponctuel” à l’englobant dans un premier temps (on pose une main sur le bras plutôt que faire un câlin). “Est-ce que je peux poser ma main sur ton épaule ?” Ça permet d’une part de prévenir la personne : c’est vous, c’est votre main, c’est son épaule. Ainsi elle vous situe dans l’espace, elle situe votre corps, mais aussi le sien ! Si à vous ça vous semble redondant, ça permet à la personne en crise de commencer à retrouver des contours. Si vous n’avez pas de réponse, que la personne n’est pas en mesure de répondre ou même de vous entendre, ne faîtes pas. Point final. Non négociable. Si vous obtenez l’autorisation, le contact doit être progressif. On évite la tête, le coeur, les zones sensibles et fragiles. On préfère poser que saisir dans un premier temps. On choisit le coude ou l’avant-bras (ou le genou si la personne est assise) plutôt que direct la main. Et on prévient quand on modifie la zone et/ou le type de contact.

3. Limitez les perceptions

Une personne en crise doit déjà gérer toutes ses perceptions à un milliard… Nous sommes en surcharge cognitive et émotionnelle. N’en rajoutez pas. Limitez le nombre de gens avec la personne en crise (perso = 2, pas plus), cela lui permet de ne pas avoir trop de “gens” à gérer et surtout cela vous rend moins menaçant ! (oui, mettez vous dans la tête que la personne en crise va par défaut vous considérer comme une menace d’un type ou d’un autre, mais une menace quand même) Dîtes qui est là, où. Dîtes qui s’en va. Si vous êtes dans un lieu public, isolez la personne (en lui disant bien où vous l’emmenez, pourquoi, où c’est par rapport à là où vous étiez)(on explique tooooooout ! ce que vous ne direz pas sera retenu contre vous, sachez le). Évitez les lumières trop vives, les lieux trop bruyants. Vous-mêmes évitez de trop de trop gesticuler…

Dans ce cadre-là, j’ai demandé à mes ami·es de me couvrir (surtout si iels n’arrivent pas à communiquer avec moi), un peu comme on fait avec les oiseaux blessés et paniqués : on leur couvre la tête pour qu’ils se calment. J’ai donc demandé à ce qu’on me couvre : un drap, une couette (pas trop lourde non plus), si en extérieur, même juste leur veste peut faire l’affaire. Ça me permettra d’avoir l’impression d’être caché, donc soustrait au regard (hello paranoïa puissance mille + délire de persécution…) et ça peut aussi m’aider à retrouver les limites de mon corps.

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Des lianes et des sourires carnassiers emmêlés autour d’un visage paniqué

4. Ne pas demander pourquoi ni ce qui se passe

Le monde vient d’exploser, c’est pas parce que vous le voyez pas que c’est pas le cas. C’est pas parce que dans votre réalité tout va bien que la mienne me permet de vous faire une dissertation en trois parties argumentées. Je suis occupé à essayer de survivre, alors vos questions existentielles, déso pas déso mais j’en ai rien à foutre… et encore une fois c’est dangereux pour moi. Une crise se déclenche quand je ne peux plus gérer, quand il y a trop de bruit et de non dits dans ma tête. Si vous demandez pourquoi, vous jetez de l’huile sur le feu. Je sais pas pourquoi, et c’est bien pour ça que j’en suis là. Pourquoi et tout le reste, ça sera plus tard. Vous ne demandez pas à quelqu’un qui fuit un incendie pourquoi y a le feu, vous faîtes en sorte qu’iel ait un abris. Me demandez pas les causes de l’incendie. Filez moi de l’eau et une couverture chauffante.

5. Ne pas dire que ce qu’on dit n’a aucun sens

Déjà parce que sans doute que ça en a, c’est juste vous qui comprenez rien. (c’est d’ailleurs le cas la plupart du temps) C’est hyper hyper violent. Oubliez le fait que je fasse sans doute partie des personnes les plus lettrées que vous connaissez. En crise, c’est à peine si j’ai accès à la langue. En gros c’est comme quand vous lisez un texte dans une langue étrangère, vous pouvez lire les mots et les lettres. Mais ça fait aucun sens. Bah voilà. Et si j’ai accès à la langue, j’ai difficilement accès à l’oralisation. Les mots c’est comme des tessons de verre, je m’arrache littéralement la bouche et la langue pour prononcer 3 mots. C’est une réelle souffrance et je crache du sang juste pour dire “j’ai mal” ou autre. Alors m’entendre dire que ça veut pas dire grand chose… c’est juste me plonger dans des abîmes de désespoir. Prenez note dans votre tête, et on aura le temps d’y revenir plus tard.

C’est d’ailleurs pendant les crises psychotiques qu’apparaissent les fameux “discours désorganisés” que les psys mettent tellement en avant. Ces fameux même discours qu’on vient me balancer à la face régulièrement pour m’expliquer que non non, je suis pas schizo. À ces gens : vous m’avez jamais entendu en crise. En crise soit je perds l’oralisation, soit je vomis des mots à n’en plus pouvoir. Un je un elle un tu un nous se croisent dans ma bouche sans qu’on sache qui est qui. Ça fait 5 ans que j’essaie de faire une grammaire, je trouve pas la clé… bon courage à qui m’entendrait pour recoller les morceaux.

Mais encore une fois, pointer le fait que ça n’a pas de sens, alors que je crache littéralement un truc avec lequel je me débats (et qui m’a donc amené à cet état de crise), c’est de la silenciation. Un peu comme ces profs de langue qui vous coupe tous les deux mots, à la moindre micro faute, jusqu’à ce que plus jamais vous n’osiez parler.

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Quand tu essaies d’écrire en crise mais que le résultat est pas probant. (image : un carnet couvert d’une écriture qui prend pas trop la peine de former les lettres)

6. Parlez

Maintenez le contact (surtout si le contact tactile / visuel n’est pas possible). Pour cela : parlez. On a déjà vu, il faut que vous décriviez, expliquiez, toute action ayant un impact sur l’espace et/ou la personne en crise. Pour le reste, il faut que vous soyez comme un phare dans la nuit. Restez calme, et parlez. De tout de rien. D’un truc qui vous fait plaisir (on prend modèle sur les autistes qui info-dump typiquement). Un bon truc si vous avez peur de manquer d’inspiration, c’est de raconter tout le plot de votre série préférée. Évitez de parler de votre boss qui vous pourrit la vie. Il faut de la lumière dans votre voix. Donc choisissez vraiment un truc qui vous fait plaisir, même si c’est futile. L’important c’est d’offrir une perspective agréable à l’autre. Plus vous serez calme et lumineux, plus l’autre va pouvoir se raccrocher à vous.

7. Appelez en toujours à la lucidité en nous

On se voit délirer… on se voit partir… et on ne peut rien y faire. Il y a une partie de nous qui essaie en général de ramener le calme, mais en phase de crise, elle est souvent très très affaiblie. Cette partie de nous a besoin que vous lui donniez des points. C’est pour ça qu’il faut nous demander l’autorisation, qu’il faut nous expliquer ce qui se passe. Plus vous allez considérer qu’on est capable de revenir, plus cette petite partie a des chances d’y arriver. Je dis pas que c’est infaillible, mais c’est hyper important. Pas de prophétie auto-réalisatrice… si vous partez du principe qu’on est barré, alors pourquoi se battre ? C’est déjà foutu… une crise psychotique c’est extrêmement énergivore à vivre et à combattre. Si les gens sensés nous aider ont déjà laissé tomber, pourquoi est-ce que nous qui souffrons tant on devrait s’en imposer encore plus ?

8. Surveillez les signes vitaux

Je formule ça très maladroitement… mais en gros, plus vous allez avoir l’oeil sur ce qui se passe, plus vous saurez de quoi on pourra avoir besoin. Spasmophilie ? => il faudra boire de l’eau. Nausées / vomissements ? => peut-être manger un peu, bien choisir les aliments. Hyperventilation ? => proposer des choses pour recentrer la respirations. Etc etc. Ça sert à rien de proposer à manger à quelqu’un qui trouve qu’il y a trop de choses en iel par exemple…

Dans mon cas, il peut aussi y avoir des mutilations (coups, morsures, griffures notamment). J’ai spécifiquement demandé à mes proches de ne pas intervenir. Pourquoi ? Parce que le point 7 justement. Si dans un premier temps les attaques restent “superficielles”, il vaut mieux en appeler à ma raison que de tout de suite vouloir m’immobiliser, même si c’est dur. Si j’en arrive là c’est sans doute qu’il y a un gros problème dedans, et si tout de suite on tente de m’immobiliser, je vais considérer que la personne NE VEUT PAS que je règle ce problème, et donc qu’elle me met en danger. À partir de là ça peut vite dégénérer… Alors que si on en appelle à ma raison, je peux plus facilement revenir. Il vaut mieux trois coups de poing dans la gueule, mais qui s’arrêteront là, que m’obliger à considérer que je ne peux pas leur faire confiance et qu’il faut donc vivre caché (et fait bien pire donc). Si je ne m’arrête pas, me prévenir “si tu continues je vais devoir t’immobiliser, s’il te plaît, arrête”. Encore une fois, en appelez à la raison AVANT. Après, si effectivement j’en arrive à tenter de m’arracher le visage où les chairs, oui, m’immobiliser. Toutefois, la contrainte doit s’arrêter à l’instant où je me suis calmé. Pas de “j’attends qu’elle s’épuise au cas où”. Non. Là encore, je risque de le vivre comme un abus de pouvoir. Si dès que je suis calme, la contrainte s’arrête, ça sera déjà difficile à digérer, mais au moins je peux trouver un moyen de comprendre. Après coup, vérifier qu’on ne m’a pas fait mal, pas blessé encore plus, pour montrer que non, le but n’était pas de me dominer. Bien expliquer ce qui se passait, pourquoi il a fallu intervenir. => Donnez des points à ma raison. Ce qui n’est pas dit est automatiquement récupéré par la psychose.

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Visage de profil, bouche baillonée, la tête remplie de “blablablabla”, citation “Celle qui crée, pourquoi n’a pas pu pleurer ?”

9. Gérer l’après

Vous avez bien observé pendant la crise, et vous savez donc à peu près quels besoins la personne peut avoir (boire, manger, soins, douche, etc). On continue toutefois ne rien imposer, on propose, on demande. Et pour se faire, on privilégie les questions en oui/non. Ne me demandez pas ce que je veux manger, j’en sais rien. J’ai plus d’envie ni d’avis sur rien (on est épuisé et souvent très apathique). Essayez plutôt “j’ai des crêpes, t’en veux ?”. S’il y a des choix, limitez les. C’est mieux de dire “du sucre ou du caramel sur tes crêpes ?” que “j’ai du sucre de la confiture du beurre du caramel ou du miel, tu préfères quoi ?”, once again : rien, je préfère rien. Donc facilitez moi la vie… hésitez pas à faire avec moi (si c’est manger, boire, se promener, péter du papier bulle, regarder un film, ce genre de choses). Rappelez vous : pour des raisons difficiles à expliquer, j’ai très honte. Et très peur que vous m’abandonniez. J’ai pas forcément besoin de grands discours (je ne suis pas en mesure de les entendre ou les accepter), donc faîtes. Soyez juste avec moi.

10. Héberger ou ramener chez soi

Là aussi, demandez. Peut-être que la personne préférera revenir chez elle pour être bien tranquille, dans ces meubles, avec ces petites affaires, dans son petit cocon. Peut-être qu’iel a envie et besoin d’être seul… Même si ça vous inquiète, il vaut mieux respecter ça. Quitte à demander des nouvelles le lendemain (qui plus est ça peut donner un point fixe à la personne qui ne se retrouve pas dans le vide avec rien du tout).

Voici ce que j’ai demandé à mes proches pour le cas où je choisirais de rester chez elleux : laissez toutes mes affaires à portée de main. Peut-être je suis plus en état de faire attention mais du coup, si je reste chez vous, assurez vous que : j’ai mon casque et mon MP3, un livre, de quoi écrire. Je dois aussi avoir mes chaussures et mes fringues à portée de main (au moins dans mon visuel). Vous pouvez aussi me laisser de l’eau et du chocolat. Je dois avoir l’impression de pouvoir partir quand je veux même si vous n’êtes pas encore réveillés. (c’est hyper important, là aussi c’est un reste du viol.. j’avais pas accès à mes affaires et dès que je bougeais pour aller chercher un truc je me faisais écrasé… donc vraiment, point très très important) Ne pas hésiter à me laisser un mot pour me dire où je peux trouver des serviettes si jveux prendre une douche, à manger ou juste me dire que je peux partir si j’ai envie.

11. Débriefer

Évitez de laisser traîner ça en non dit… mais comprenez que ce n’est pas à vous de décider du quand. Même si vous avez eu très peur (ce que j’entends), rappelez vous qu’on a eu bien plus peur et mal que vous (et potentiellement qu’on a très honte). J’ai besoin de savoir qu’on est toujours ami.

Et surtout… potentiellement j’ai blackout. Autant l’alcool m’a jamais fait ça, autant les crises psychotiques oui… donc j’ai potentiellement des trous et ça fait très peur. Et puis ça m’aide d’en discuter pour comprendre ce qui s’est passé et comment j’en suis arrivé là. Mais avant de pouvoir en parler… faut que je répare TOUTE la réalité. C’est énorme. En fonction de la violence de la crise, ça peut prendre plus ou moins de temps, dépend à quel point je suis parti loin. (ceci dit, mieux elle est gérée, plus ça va vite) Donc hésitez pas à prendre des nouvelles, à demander si je veux en discuter, mais laissez moi le temps.

C’est à ce moment-là que vous pourrez rappeler ce qui a été dit et ne faisait pas sens (point 5) pour en discuter. Ne partez pas du principe que ça veut rien dire. Il y a peut-être une clé derrière. Rappelez vous, vous n’avez pas la réponse, mais en en discutant, vous pouvez aider l’autre à comprendre ce qui s’est passé.

Et puis surtout, ça vous permettra de savoir si vous avez bien géré, ou pas. S’il y a des choses à revoir dans le plan de crise, ce qui a bien marché, ce qu’il faut changer. C’est très important. Encore une fois, ça montre à la personne que vous la mettez au centre.

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Une photo de Crona, mon chat, qui a les plus beaux yeux du monde, pour finir sur un peu de douceur.

Bien sûr, s’il y a quelques points que je pense universel, c’est à discuter directement avec les personnes concerné·es. Certaines choses peuvent ne pas convenir à toustes. Quant aux concerné·es, j’espère que ça vous donnera des idées pour constituer votre propre plan de crise.

En attendant, je vais continuer à rêver d’un endroit où on pourrait juste aller une nuit, un ou deux jours, le temps de faire sa crise, dans un endroit sûr où on serait correctement traité·es et accompagné·es.

Prenez soin de vous.

Written by

Non-binary French writer, theatre PhD student, metalhead and rain lover. Here, I write about living with schizophrenia. I'm owned by a cat.

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