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AU

FOND

DU TROU

GÎT LA VÉRITÉ,

CAR C’EST DANS

LA POURRITURE, DANS Le Convalescent 2 « Ah ! mes animaux, je ne sais qu’une chose au monde : c’est que l’homme a besoin de ce qu’il a de pire en lui s’il veut parvenir à ce qu’il a de meilleur ; c’est que le pire est le meilleur de sa force, et la pierre la plus dure qui s’offre au bâtisseur suprême, c’est qu’il faut que l’homme devienne à la fois meilleur et pire »

LA POURRITURE, QUE NAISSENT

LES DIEUX ET LES DIABLES, LES SEULS

ÊTRES DIGNES D’ÊTRE CRITIQUÉS.

POUR GAGNER LE DROIT SUPRÊME D’ÊTRE CRITIQUÉ,

IL FAUT POUVOIR OSER SE JETER À CORPS PERDU,

À CORPS PERDU, DANS LA FONTAINE

POURRIE DE LA CRÉATION,

IL FAUT OSER S’EN METTRE PLEIN LES MAINS,

PLEIN LES PIEDS,

PLEIN LES CHEVEUX. L’orgie parisienne « Ô cœurs de saleté, bouches épouvantables, / Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs ! / Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables… / Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs ! / Ouvrez votre narine aux superbes nausées ! / Trempez de poisons forts les cordes de vos cous ! / Sur vos nuques d’enfants baissant ses mains croisées / Le Poète vous dit : “Ô lâches, soyez fous !” »

CELUI QUI EN RESSORT LE CRÂNE PROPRE

ET LES PIEDS SOIGNÉS SE DÉGAGE DU DROIT

D’ÊTRE CRITIQUÉ ET PERD DONC LE POUVOIR

D’ÊTRE DIEU OU DIABLE.

ON NE PEUT PAS S’ÉPARGNER, Enfer Chant III l.25

« Langues mélangées, horribles jargons,

paroles de douleur, accents de colère,

voix hautes et floues, et battements de mains

faisaient un tumulte qui roule sans fin

à travers cet uniformément sombre,

comme le sable dans les tourbillons.

Et moi, la tête d’égarement ceinte,

je dis : « Qu’est-ce que là que j’entends, ô mon maître ?

quels sont ces gens si écrasés de souffrance ? »

Il répondit : « C’est le misérable état

que partagent les tristes âmes de ceux

qui furent sans infamie ni louange.

Ils sont mêlés au mauvais chœur de anges

qui n’ont su être ni rebelles à Dieu

ni ses féaux, mais qui furent pour eux-mêmes.

Le ciel les chasse, pour n’être pas moins beau,

et le profond enfer ne les reçoit pas

car les maudits en auraient quelque gloire. »

IL FAUT,

IL FAUT PERDRE DES PLUMES.

IL FAUT PERDRE DES PLUMES. PAR DIZAINES.

PAR CENTAINES SI BESOIN EST.

PAR CENTAINES.

PAR CENTAINES.

CELUI QUI RESSORT DÉPLUMÉ, LES CHEVEUX BOUEUX ET LES ONGLES DE PIED CHARBON « Un charbon se définit par sa catégorie, c’est-à-dire d’après sa nature et notamment en fonction des matières volatiles qu’il contient :

- les anthracites et les maigres brûlent régulièrement avec peu de flammes.

- les demi-gras et gras brûlent régulièrement et gonflent lors de la combustion.

- les flambants font de longues flammes. »

CELUI-LÀ SAURA.

CELLE QUI PLONGE DANS LE FLOU VERRA. Vérité 2. « Déplacement : ce n’est pas la vérité qui est vraie, c’est le rapport au leurre qui devient vrai. Pour être dans la vérité, il suffit de m’entêter : un « leurre » affirmé infiniment, envers et contre tout, devient une vérité. (A savoir s’il n’y a pas, en fin de compte, dans l’amour-passion, un bout de vérité… vraie.) »

CELUI QUI SONNERA LES SOIXANTE COUPS VIVRA. Les Babyloniens écrivaient les nombres en base 60. On retrouve cette base pour l’heure (60 minutes, 60 secondes) et pour les angles (angle plat = 3 x 60 °)

C’EST UN MONDE DE CHIENS. « 12 mai 1962 : Mondo Cane est à l’affiche du 15e festival de Cannes. Yves Klein assiste à la projection. Le choc est tel qu’il est victime d’une crise cardiaque en quittant la salle. Il mourra trois semaines plus tard d’une autre attaque. »

UN MONDE DE CHIENS.

C’EST POURQUOI LES VRAIS CHIENS VAINCRONT. « Il n’est plus, l’homme de Sinope / L’homme au bâton, au double manteau, qui mangeait en plein air ; / Il est monté au ciel pour avoir ses dents / Mordu ses lèvres et retenu son souffle. C’était, / Ce Diogène, un vrai fils de Zeus et un chien céleste. »

« Pendant un repas, on lui jeta des os comme à un chien ; alors, s’approchant des convives, il leur pissa dessus comme un chien. »

LA VICTOIRE EST LA QUESTION.

LA VICTOIRE EST LA QUESTION.

LA QUESTION.

LE NAUFRAGE. La Doris, Brest, 19 septembre 1845. « Le naufrage connaît aussi des paradoxes. Celui-ci va sauver la vie à quatre pêcheurs : vers onze heures du soir en effet, la corvette de guerre l’Allier, mise à la recherche d’éventuels naufragés non encore retrouvés, recueille ces malheureux qui, depuis plusieurs heures, s’accrochaient à la coque de leur barque retournée par la bourrasque. Ils auraient succombé à coup sûr si la Doris avait pu débarquer sans encombre. »

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