an lovly song


j’arrête un peu l’écriture qui déborde
la parole trop bavarde
pour retrouver mes mains et ma voix ailleurs,
je pense à des poèmes que je pourrais offrir dans la rue dans la nuit sous la pluie depuis toujours aux inconnus qui me croise et que je croise
à mes lieux d’expressions; toutes mes adresses
à ma carte de visite et aux badges de scoute que j’aurai aimé détenir et montrer pour être reconnue quelque part dans ma curiosité maligne qui me fait deviner intuitivement les choses maladroitement mais que l’intelligence formelle non artistique a détourné pendant longtemps en un autre chose,
une théorisation brute où je ne voyais que 
où j’étais aliéné au langage
peut-être afin d’éprouver
de l’éprouver
je dois toujours éprouver avant de comprendre
et quand j’éprouve j’appréhende une vérité de l’éprouvé
des autres éprouvés.

je crois qu’il m’a fallu apprendre à penser en dehors de l’émotion pure.


je voudrai écrire sur l’identité, à travers le lieu d’expression l’espace où on se sent bien pour exprimer quoi
les outils qui transforment l’expression ou l’énoncé ou l’énnonciation ou le processus de transfert d’un héritage qui me traverse dans un érpouvé trop grand pour moi et que je lance aux autres comme j’ai reçu tant de beauté sublimée par d’autres, 
l’humanité comme seul espoir
et non des dieux qui s’évaporent
la mystique, la beauté de l’amour de l’Autre
je voudrais écrire mais surtout parler pour ne pas dire
car les mots parfois aliénent la pensée et la rende triste et lourde alors que la vie belle est triste et légère car c’est le comique de la tragédie qui nous fait vivre
et partout toujours l’amour qu’on cherche
qu’on trouve parfois
à des endroits souvent inespérés
quelqu’un parle de l’exploration comme une volonté d’espoir malgré la tragédie qui pourrait nous rendre morose
et si l’ivresse et la folie et la bizzarerie et l’étrangeté de l’autre en soi et l’étrange de soi en l’autre ce qu’on voit du double du triple des triangulations qui se triangulent ailleurs et qui deviennent quadruplité ou même les collectifs trop gros qui parfois engouffrent autant qu’il sauve,
et si,
la magie de la triforce de ce qui nous forme


je cherche
un amour maternel
un amour paternelle
un amour pour l’enfant que je suis
un amour pour les ados que je suis
un amour pour l’adulte que je suis
un amour pour la femme que je suis ?

et si quelqu’un me donne des bouts de ces amours-ci alors je suis heureuse quelque part
et
et le plus beau, c’est quand une personne entière me donne l’amour entier que j’attends mais que je ne peux espérer
et alors
si on m’a donné un amour que j’ai reçu, 
j’ai pu accepté renouer avec des mois passés que j’ai haï car ils souffraient dans leur coin sans connaître les autres
si j’ai pu m’aimer moi même en miroir d’un autre qui m’aime
ou qui aime chez moi quelque chose, pas forcément tout, ce n’est pas grave s’il n’aime pas tout, c’est déjà formidable d’être aimée quelque part
aimé, admiré, adulé, adoré, 
reconnue comme une personne aimable aux endroits de son être
reconnue par une présence douce et bienveillante et calme (face à la violence terrible qui gronde et qui grince, face
à
l’acceptation d’être aimé même en étant morte
et 
d’aimer
même
des morts
sans pleurer
car si on est aimé à un endroit quelque part hors-temps 
alors
on peut
peut-être
vivre.

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