Bienveillance en toute circonstance

Se perdre dans la tourmente de la colère peut nous mener à porter un regard noir sur notre cercle social. L’irritabilité est l’un des premiers signaux de cet état d’âme. Nous devenons aveugles aux mains tendues et âmes dévouées qui cherchent à nous accompagner dans notre souffrance. Nous blessons, nous jugeons, nous ne voyons dans l’autre que le curieux malsain qui cherche à se nourrir de notre mal être. Celui qui ne cherche qu’à nous enfoncer encore plus dans notre détresse. Bien évidement ici nous ne parlons pas de profils psychologiques pathologiques (e.g. pervers narcissique), mais bel et bien de personnes qui ne souhaitent que notre bien-être. Quand la généralisation prend le dessus, prendre du recul devient une tâche rationnelle extrêmement compliquée. Nous rampons définitivement avec la confiance. La confiance qui nous permet de nous livrer à l’autre en toute sérénité. Nous marchons sur un fil émotionnel extrêmement fin, nous nous balançons entre la haine et l’amour sans pouvoir trouver un réel équilibre, une paix intérieure.

Tendre la main à une personne en colère et recevoir un brutal rejet pourrait nous pousser à réintégrer la boucle du mépris. Motivée par un profond sentiment d’injustice, notre rage pourrait être encore plus grande. Dans ces moments là, comment canaliser ce sentiment? comment se mettre en deuxième position par rapport à la personne qui souffre? comment s’empêcher d’endosser le rôle de la victime?

Se raccrocher à la graine de la bienveillance qui nous a donné envie de tendre la main à l’autre est la solution à toutes ces questions. La bienveillance qui comme définit par Hutcheson est « une affection qui vous porte à désirer le bonheur de ton prochain ». La bienveillance fraternelle, affective, douce et surtout très compréhensive, dont sa première clé serait la patience. Prendre le temps pour estimer (non juger) l’autre tout en lui donnant le temps de se rééquilibrer. Ne pas rester à la surface de l’interaction mais chercher dans ses abysses les raisons de son dysfonctionnement: la personne est-elle prête? Ai-je proposer mon aide de la bonne façon? au bon moment?

Pour conclure, laissez le temps au temps…

Pour conclure, laissez l’amour battre l’orgueil…

En toute bienveillance!

Signé “La moucharde”

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