Karnaphuli River

Bangladesh, au fil de l’eau.

Le Bangladesh est un pays qui s’est construit autour de ses rivières, ses fleuves et ses bords de mer.

Pas moins de 700 rivières dans le pays, dont le Brahmapoutre et le Gange, qui créent plus de 24000 kilomètres de chemin fluviaux.

La culture de la navigation est ancrée profondément dans les racines du pays et dans les gènes de ses marins.

Au fil de l’eau, c’est peu dire.

Un ami français qui travaille comme volontaire pour une entreprise française (TARATARI) fabriquant des bateaux en fibre, nous a proposé une petite excursion en bateau à moteur pour remonter la rivière Karnaphuli jusqu’au barrage de Kaptai.

Un week-end au Bangladesh.

Le sampan, bateau insubmersible fabriqué par Taratari et qui commence à faire son bout de chemin au Bangladesh.

Notre passage crée des remous dans l’eau comme sur terre. Les enfants essayent de suivre le bateau en courant ou vous interpellent pour vous dire bonjour, voir même vous demander comment vous allez. A croire que la courtoisie est innée dans ce pays.

Au programme, escale dans un village bouddhiste pour visiter les temples et casser la croûte.

Sur le chemin, on rencontre pas mal de petites bestioles sympathiques, des pigeons, des buffles et des chiots qui font fondre toutes les nanas.

Finalement, on arrive dans un premier temple, accueilli par des regards étonnés et des propositions pour se faire offrir à manger. Encore une fois, la bonté des gens nous fait réfléchir à deux fois à la manière dont on se comporte au quotidien.

Echange avec ce moine qui nous explique ce qui se cache au fond de lui.

Confiance instantanée ou ouverture vers l’autre, quoiqu’il en soit on se sent tout de suite à l’aise à l’écouter.

Comme toujours dans ce pays, les enfants ont eux aussi leur mot à dire. C’est une amie française stagiaire chez Taratari qui en fait les frais.

Le moine est un homme d’affaire très occupé qui ne prends pas le temps de sortir du temple pour appeler son banquier chez Goldman Sachs. La notion de temple et son sens de sanctuaire perds tout son charme.

Deuxième temple, beaucoup moins grand mais qui donne beaucoup plus l’impression d’être un endroit de recueillement que d’échange.


L’estomac dans les chaussettes, on fait un stop dans un petit “bouiboui” comme on les appelle entre nous. On se régale de galette de blé, de samosa et d’omelette au piment vert. On fait passer le tout avec un petit “cha”. C’est un thé mélange avec du lait condensé, c’est LA boisson nationale.

Je vous en parlerai plus dans un prochain article.

Les cuisines.

Thomas en train de parler gastronomie et hygiène, tout en dégustant un thé avec le Jean Pierre Koff local.

Au détour de la terrasse du restaurant, il se surprends même à vous poser une petite question !


En sortant, on fait copain avec un papy trop heureux de nous voir.

On grimpe dans un petit bateau à bras pour récupérer notre embarcation au peu plus haut le long des berges.

On prends la pause pendant que notre marin d’eau douce en chie pour bouger les kilos de nourriture qu’on a englouti 10 minutes avant.

On remonte à bord de notre embarcation pour continuer le long de la rivière Karnaphuli jusqu’au niveau du barrage de Kaptai.

On mets pied à terre et on part en promenade dans le petit patelin qui s’offre à nous.

Deux règles :

  • Normalement, il faut un laisser-passer pour être dans cette zone, droit d’entré que l’on ne possède pas, évidemment
  • Les photos sont sensées être interdites. J’ai bien dit sensé.

Au détour d’une ruelle, je tombe sur cette petite échoppe de tournage. Ça me rappelle le lycée, alors je me sens obligé de mettre la main à la patte et essayer d’expliquer au tourneur comment dégauchir son brut et que son usinage pourrait être plus propre s’il mettait un peu de lubrifiant. Bref, je pense que je l’ai plus emmerde qu’autre chose, mais comme on dit c’est le geste qui compte.

Demi-tour.

Sur le chemin du retour, on fait un stop dans une plantation de thé aperçu au détour de la rivière. Petite promenade sympathique ou tu as intérêt à regarder devant toi si tu veux pas te prendre des araignées grosses comme un main en pleine tronche.

Puis encore plus bas sur la rivière, on tombe nez à nez avec un pur dégazage d’une papeterie. Vu l’odeur que dégage la mousse, on peut clairement s’attendre à ce que quelques produits chimiques soient bu tranquillement par les gens en aval.

C’est moi ou je fini tous les articles par un coucher de soleil ?


GALERIE PHOTO

Captain Jack Sparrow
Bye bye les loulous !
Show your support

Clapping shows how much you appreciated Stan Muraczewski’s story.