J’adorais mon vélo électrique Moustache (Samedi 28 Nuvinci)

Vendredi soir, arrivant à la gare après une longue journée de travail, je me paie un épisode “4e dimension”: mon vélo n’est plus là.

Envolé, volé, parti, adieu mon beau vélo.

Alors je dépose plainte, je trouve une solution de repli temporaire (un grand merci, Yan), je mets en route les démarches pour l’assurance, et je tente de faire le deuil de ce vélo que j’adorais.

Vous savez, souvent, quand on acquiert quelque chose, on est tout content de l’avoir et de l’utiliser. L’excitation de la nouvelle acquisition. Et puis ça passe, on s’habitue, et on oublie de s’émerveiller.

Rien de tel avec mon vélo. J’avais toujours un plaisir fou à chaque utilisation. Et pas juste parce qu’il était beau. Il était vraiment merveilleux à l’usage.

C’était un Moustache Samedi 28 Nuvinci. Je n’avais jamais entendu parler de la marque Moustache avant de l’acheter. Pour dire vrai, je ne m’étais jamais vraiment intéressée à l’idée d’acheter un vélo électrique. Mais maintenant je suis fan. Du vélo électrique comme moyen de transport, et de cette marque.

Ce sont des vélos chers. Très honnêtement, le prix était une des choses qui me retenait à m’intéresser aux vélos électriques. Je trouvais que sortir 1500 balles pour un vélo, c’était excessif. Alors quand vous regardez le prix des Moustache…

C’est mon père, en cherchant un pour lui, qui a déniché un revendeur qui déstockait. Et qui m’a “un peu” poussé à en acheter un. C’était une très bonne affaire, alors je l’ai fait, mais sans grand enthousiasme.

Tout ça a changé quand j’ai commencé à l’utiliser. Mon vélo est devenu mon vélo chéri. J’étais la première surprise. Et maintenant, il est soit en pièces quelque part, soit en train d’être revendu dans un autre pays à un client plus ou moins soupçonneux. L’aimera-t-il autant que moi?

Maintenant que j’ai un point de comparaison, voici ce que j’appréciais particulièrement avec mon Samedi 28:

  • le cadre avait la bonne taille pour moi, j’étais vraiment confortable dessus pour pédaler (et l’angle des poignées de guidon)
  • la puissance du moteur et la façon dont il complétait sans accroc celle de mes mollets, super fluide
  • la selle, extrêmement confortable
  • la suspension à l’avant et dans la tige de la selle
  • la sensation au pédalier et d’adhérence à la route, même en pédalant sans l’assistance électrique
  • et surtout, surtout, le moyeu Nuvinci pour le changement continu de vitesses.

Alors bien sûr, je suis en train de regarder les modèles actuels, en espérant que l’assurance me rembourse effectivement de quoi remplacer mon vélo par un équivalent. Mais les lignes et les modèles changent, et le modèle précis que j’avais n’existe plus.

Adieu, mon beau vélo Moustache.


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