Une heure plus tard

Aujourd’hui, premier matin de mon horaire “une heure plus tard”. Je me suis mise à y penser sérieusement à mon retour de vacances, après le changement d’heure. Pas tant à cause du changement d’heure lui-même, mais parce qu’après une semaine de vacances, retrouver le rythme “Diane debout 5h30” et la descente à la gare dans la nuit, bof.

Je sais bien que la difficulté du lever est une histoire relative. On prend un rythme. Mais il y a aussi d’autres considérations.

Debout à 5h30, ça implique, si je veux mes 7h30 de sommeil réglementaires (pour moi! on n’est pas tous égaux devant le besoin de sommeil), d’être en train de dormir à 22h00, et donc qu’à 21h, 21h30, je commence à me réduire. Ça veut dire que si un jour je suis bien raide, je risque même de me retrouver au lit avant 21h (ça m’est arrivé). Quand il fait jour jusqu’à passé 22h en été… psychologiquement, je trouve ça un peu pénible.

J’ai initialement opté pour l’horaire “5h30” parce qu’il me permettait d’être de retour chez moi à 18h le soir. C’est pratique car le vétérinaire et les magasins sont encore ouverts. Et surtout, en hiver, il fait un peu moins nuit. Maintenant que les jours se rallongent, l’idée de n’être chez moi qu’à 19h est beaucoup moins déprimante. Il y a encore de longues heures de jour. Et l’idée de “me mettre au lit” vers 22h et de viser de dormir à 23 me semble plus raisonnable qu’avec l’horaire 5h30.

Le désavantage, évidemment, c’est que ça décale mes heure de travail, et alourdit mon après-midi. J’aime mieux travailler plus longtemps le matin et avoir un après-midi court. Mais on ne peut pas tout avoir.

Alors aujourd’hui, premier jour de test. Je ferai un petit bilan en courant/fin de semaine prochaine. La première bonne surprise, c’était la lumière du jour lorsque j’ai ouvert mes stores. Il fait jour quand je me lève! Il y a un peu plus de circulation (et ça va empirer après la fin des vacances), mais le train n’était pas plus plein (aussi, à voir après les vacances.

J’ai pu profiter du magnifique panorama en traversant Lavaux, du coup. Je ne m’en lasse pas. Aujourd’hui, il fait moche, on a eu un gros orage hier soir, il a plu durant la nuit. Très moche. Gris et sombre.

Mais depuis mon train surplombant le lac, je vois la trouée de lumière derrière nous sur le Jura, qui se glisse sous l’épais nuage noir qui nous raconte encore l’orage. De l’autre côté du lac, sur Evian il me semble, il y a carrément une tache de soleil, qui se transforme avec la pluie en une tache d’arc-en-ciel, comme une lampe multicolore dans le gris de ce paysage menaçant.

Il y a une fine bande claire découpant les montagnes qui surplombent Saint-Gingolphe et Meillerie, accentuant encore leur tombée dramatique dans le lac. Plus loin, direction Valais, on voit le blanc de la neige qui est encore tombée sur les sommets.

Le temps d’arriver dans la campagne fribourgoise, le ciel se dégage un peu, le soleil fait une apparition timide sur quelques collines, et on devine qu’il va peut-être pouvoir faire beau.

Ma journée “6h30” commence bien.


Originally published at Climb to the Stars.

Like what you read? Give Stephanie Booth a round of applause.

From a quick cheer to a standing ovation, clap to show how much you enjoyed this story.