« OSER » — le verbe à réhabiliter de toute urgence !

Il y a ceux qui font et ceux qui disent. Les faizeux et les diseux comme le claironne à qui veut l’entendre Alexandre Jardin, cet écrivain à succès [dont l’un des romans (le Zèbre) inspira à mon avis le scénario d’un film français « La Totale » par la suite repris aux USA pour devenir le blockbuster « True Lies » avec Schwartzy] n’aurait pas pu m’attirer dans son monde romanesque pour la simple raison que je ne lis pas de fictions car elles m’ennuient (pour des raisons que j’ignore) mais elles m’ennuient.

Ainsi ma bibliothèque et mon iPad regorgent d’ouvrages traitant des art plastiques, de la métaphysique, de la psychologie, de l’entreprenariat, du steampunk, du life hacking, de l’artisanat à la photographie, bref, TOUT sauf les histoires prêtes a avaler…

« On trouve dans les livres, en vrac, tous les éléments qui permettent de donner vie a ses idées. «

Mais revenons à nos moutons, si Alexandre Jardin n’avait pas décidé un beau jour de s’intéresser aux entrepreneurs responsables et aux projets citoyens, il y eut fort à parier que je n’aurai jamais créé cette page Facebook Suisse pour la « Maison des citoyens », et n’aurai pas eu l’occasion de rencontrer les gens formidables qu’il m’a présenté comme Michel Ferrand qui booste des projets innovants avec sa fondation « Agisens » ou Guillaume Villemot le co-fondateur du mouvement « Bleu Blanc Zebre » qui oeuvre également dans le sens de l’entreprenariat aux valeurs humanistes.

Oser entreprendre pour exister et vivre !

Tout comme ces prophètes, je suis convaincu que l’entreprenariat, la technologie et l’innovation peuvent être détournés de la rentabilité au service de l’homme. Il doit être enfin possible de réaliser des services/produits/expériences avec des gens et pour des gens.

Etre entrepreneur responsable c’est monter des projets en groupe, en conjuguant les compétences de chacun, en bonne intelligence et en partageant les gains et les pertes durant toutes les phases. C’est également choisir de s’investir dans des projets ou le bon sens se joint à l’agréable pour pondre des solutions utiles à tous.

Il est temps pour les citoyens d’oser exister en dehors du salariat aveuglant et en perte de vitesse, de se compter pour compter, de bouger et de réaliser, à leur mesure, des projets sympa et concrets, avec des gens qu’ils apprécient. Le chemin vers la création est riche d’enseignement pour tous et vaut la peine d’être vécu par chacun. Il est jalonné de joies et de peine mais laisse des souvenirs impérissables, ceux de la réalisation de soi par l’entreprenariat responsable.

Je ne pense pas avoir jamais eu de plaisir à monter un projet seul dans mon coin, c’est par la collaboration et l’échange avec des faizeux formidablement complémentaires aux 4 coins du monde que mes projets ont pris leur envol.

Entreprendre c’est fabriquer, vivre et partager des moments de bonheur. C’est se fixer des objectifs et tout faire pour les atteindre sans être diminué par les efforts vains ou les soubresauts sur le chemin. Entreprendre, c’est l’école de la résilience.

Chacun sait ce qu’il souhaiterait mettre en oeuvre et doit se donner les moyens de trouver le contexte, l’équipage, et oser se lancer dans son projet, oser rencontrer, dire des bêtises, faire des expériences (bonnes ou mauvaises), oser prendre des risques, oser défier l’ennui en agissant dès maintenant. Il est trop tard pour capituler, l’avenir appartient à ceux qui osent et qui font car ils composent les éléments nécessaires au paradigme naissant qui prendra le relais de l’ultra-capitalisme moribond.

Le concret avant tout

Il y a les think-tanks et les do-tanks. Baladez vous sur Kickstarter ou Indiegogo ou sur Etsy et regardez ce que les gens comme vous et moi créent chaque jour.

Leurs passions les font vivre même si ils ne vivent pas toujours de leur passions à court terme. Le secret est la ténacité — rien n’est impossible dans le temps. Les meilleures idées ne trouvent leur aboutissement qu’au terme de multiples pivots.

Pour ma part, je crois fermement, tout comme la SNCF que « le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous », c’est pourquoi je passe tant de temps à cogiter, faire, retourner des idées avec une foule de gens extraordinaires que je rencontre au gré de mes projets. C’est une vie que je conseille à chacun d’experimenter.

N’hésitez pas à partager vos idées pour la société de demain dans les Maison des citoyens partout en France et à me confier vos projets de produits ou services qui enrichiront leur utilisateurs — je suis extrêmement curieux de voir ce qui dort dans vos tiroirs (et croyez-moi ce n’est pas un vilain défaut).

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