Améliorer la couverture vaccinale : et si on s’en donnait vraiment les moyens ?

Semaine de la vaccination Européenne, par Biloba

La deuxième moitié du XXème siècle a été le théâtre de progrès médicaux sans précédents. La plupart des maladies qui décimaient les populations il y a encore peu se soignent très bien aujourd’hui (voire, comme la variole, ont disparu). La rougeole fait partie de ces fléaux que les campagnes de vaccination ont permis d’éliminer de certains pays et dont l’objectif était une éradication mondiale en 2015. Pourtant, en 2019, nous faisons face à une épidémie d’une rare importance, en France et dans le monde entier. Force est de constater que malgré l’obligation vaccinale et les multiples campagnes de communication de notre gouvernement, la population demeure mal protégée.

Comment expliquer cette situation, alors que nous disposons de moyens techniques et logistiques qui nous permettraient de mettre tout le monde à l’abri ? Profitons de la semaine de la vaccination pour dresser un état des lieux, et proposer des pistes de solution.

OMS — Cas de rougeole par million sur 12 mois (mars 2018 — février 2019)

Nous n’avons aucune vue d’ensemble de la situation

Aussi incroyable que cela puisse paraître à l’heure du big data, il n’existe pas de registre national de vaccination : il est actuellement impossible de savoir qui est couvert ou pas sur le territoire français rapidement et avec précision. Il n’existe pas non plus d’outils numériques déployés massivement qui centraliseraient les informations de vaccination et que tout médecin pourrait consulter facilement. Ne parlons même pas du citoyen, grand oublié du système !

Aujourd’hui, nos institutions utilisent plusieurs sources pour estimer les couvertures vaccinales : principalement celles du SNDS (Système National des Données de Santé), qui donnent des renseignements sur les remboursements (mais pas sur les actes de vaccination en eux-mêmes). Seulement, ces données, aussi utiles soient-elles, ne permettent d’identifier en temps réel les zones et populations à risque, de réaliser des actions de santé publique correctives et préventives en fonction d’alertes précises, ni de proposer aux citoyens l’information et l’accompagnement personnalisés dont ils auraient besoin au moment où ils seraient en situation de prise de décision et d’hésitation.

De fait, la qualité du suivi médical dont bénéficient les individus est devenue tributaire d’une pluralité de facteurs : lieu de résidence, niveau de revenus, éducation… Difficile donc de corriger les inégalités socio-territoriales de santé, qui, fort logiquement, ne font que s’accroître.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire de cette situation.


Le système de santé doit opérer sa transformation numérique

La santé aussi doit basculer dans une ère nouvelle. Il s’agit ni plus ni moins de proposer des services plus performants et plus personnalisés en s’appuyant sur le formidable potentiel du numérique. Pour autant, nul besoin d’outils technologiquement complexes, requérant des algorithmes opaques et illisibles. Il suffit de construire des solutions qui partent vraiment de l’usager et du patient, car c’est avec lui qu’on rénovera en profondeur le système de santé. Comme pour toutes les grandes transformations, les usages de terrain seront moteurs. De l’adhésion des citoyens suivra l’adoption par les médecins et les institutions, dans l’intérêt de tous.

Restaurer la confiance

C’est en opérant cette nécessaire transition que le système de santé pourra conjuguer performance et confiance. La parole des experts, peu accessible du grand public, est aujourd’hui fortement remise en question. Grâce à des solutions qui prodiguent au bon moment une information simple et médicalement irréprochable, nous pourrons changer le regard et le comportement des patients, et donc proposer des actions à fort impact et grande échelle. C’est à cette fin que nous lançons Biloba !


www.bilo.ba

Biloba œuvre pour l’intérêt général

Biloba est une application mobile qui permet de savoir si son enfant est à jour de ses vaccins, et quel est le prochain vaccin à programmer. L’application, ergonomique et facile à utiliser, délivre une information compréhensible de tous. En effet, pour nous, les bons outils n’ont pas besoin de notices d’explications et de longues campagnes de communication !

Nous pensons qu’en simplifiant un sujet complexe par nature, nous redonnons le pouvoir aux citoyens-patients et restaurons la confiance. En touchant des millions d’individus, tous concernés par les problématiques de santé infantile, nous allons plus loin que générer un simple bénéfice utilisateur. Grâce aux données exhaustives acquises en temps réel, nous avons les moyens d’identifier les zones de couverture vaccinales faibles et donc de participer à l’amélioration de la couverture vaccinale et de la santé publique.

La co-construction d’un système de santé plus juste, performant et égalitaire est avant tout une question de bon sens et de volonté. Il n’est plus temps d’attendre pour le mettre en œuvre.