Merci Svetlana Meyer pour cet article de fond, qui remet très clairement les perspectives en place…
Catherine Leduc
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Encore une fois, merci beaucoup Catherine ! En lisant votre commentaire, je pense que la lecture directe du rapport de France Stratégie pourrait beaucoup vous intéresser. En fait, celui ci propose trois finalités radicales (qu’il nomme “idéal-typique”) qui sont les visions “dominantes” de l’éducation : l’épanouissement personnel, l’insertion professionnel et… la transmission d’un socle de valeurs et savoirs communs.

Mon article ne le fait pas apparaitre suffisamment, mais les deux premières s’assurent dans leur réalisation que les élèves soient autonomes (mais guidés) et “apprennent à apprendre”. Ce rapport me semble aligné avec ce que vous dites : quand cet objectif est rempli, il aide de fait à atteindre l’une ou l’autre des grandes finalités.

Je n’ai donné qu’un aperçu gros grain des systèmes scolaires à mettre en place pour chaque finalité, mais le rapport va beaucoup plus loin et détaille mêmes certaines mini mesure pour s’assurer de “l’égalité réelle”. D’ailleurs en préambule, il analyse le système scolaire actuel et passe au crible sa revendication autour de “l’égalité des chances” : qu’est ce en réalité? Qu’est il mis en place pour l’atteindre? Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher la “surprise” ;)

(Pour aller plus loin sur les concepts d’égalité des chances ou réelles, je vous mets l’excellent rapport du CNESCO (que vous avez peut être déjà lu?) sur la question !)

Entre épanouissement personnel et insertion professionnel, j’avoue que philosophiquement je préfère aussi la première. Mais à la réflexion, j’ai l’impression qu‘elles ne sont en fin de compte pas si différentes. Dans les deux cas, l’enfant est libre de choisir son orientation, la différence réside dans la gamme des choix vers lesquels on l’oriente, qui semble être plus large pour l’option “épanouissement personnel”. Or, nos aspirations étant très proches de celles valorisées par la société, les besoins socio-économiques influenceront indirectement les choix de l’adolescent, en valorisant tel ou tel métier (comme on le voit actuellement avec l’image très positive du codeur). Ainsi, les choix des élèves, même faits en toute liberté, se restreindraient naturellement avec les besoins de la société. Mais ce n’est qu’une hypothèse, à mettre à l’épreuve de l’expérience !

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