L’actualité à travers le prisme de Dreuz.info et de son fondateur Jean-Patrick Grumberg : l’art de la “Fake News” à l’européenne…

L’actualité à travers le prisme de Dreuz.info et de son fondateur Jean-Patrick Grumberg : l’art de la “Fake News” à l’européenne…

sabri_zer sabri_zer
Sep 3, 2018 · 5 min read

Dans cet article, Mr Grumberg se pose en parangon de la vertu médiatique et s’interroge sur le “silence des médias” à propos de supposées corruptions dans l’administration Obama.

Dans cet article, Mr Grumberg se pose en parangon de la vertu médiatique et s’interroge sur le “silence des médias” à propos de supposées corruptions dans l’administration Obama.

Animé d’une sainte et très feinte indignation, ce croisé des temps modernes, pourfendeur plutôt que pourchasseur de la vérité, nous pond ceci :

“les médias sont les rapporteurs des faits, pas leurs créateurs, les escamoter ne fait pas disparaître la réalité.”

Ce qui, somme toute, est un principe déontologique de tout média qui se respecte et que JP Grumberg s’empresse d’oublier sitôt son «cri du cœur» éructé.

S’en vient ensuite:

“Et ce n’est pas parce que Clinton et Obama n’ont pas encore été mis en accusation qu’ils ne le seront pas : après les élections de mi-mandat, et le remplacement du mauvais ministre de la Justice Jeff Sessions choisi par Trump (il doit s’en mordre les doigts) et de son second, Rod Rosenstein, les événements pourraient bien nous réserver de belles surprises.”

Obama ne le sera pas et pour cause! Il n’a jamais fait l’objet, de près ou de loin, d’une enquête du FBI pour quelque malversation que ce soit.

Continuons le décorticage des délires :

“L’administration Obama décide d’espionner la campagne électorale du candidat Trump — rien de nouveau, Nixon a lui aussi fait espionner le camp adverse, et comme il était Républicain, c’est devenu le scandale du Watergate.”

Le Watergate n’est pas dû au fait que Nixon a été républicain mais aux diverses malversations dont il s’est rendu coupable entre autres, parjure et obstruction à la justice. En outre, Nixon s’est fait dézinguer par son propre camp (GOP), ce qu’omet soigneusement de préciser l’auteur.

“Pour mettre la Trump tower sur écoute, le FBI fait fuiter aux médias une histoire inventée par les Démocrates de collusion avec la Russie — le dossier Steele du nom de l’agent britannique Christopher Steele, fabriqué par la firme Fusion GPS, payé par Hillary Clinton et le parti Démocrate.

Et pour clore l’histoire, le FBI a continué à chercher à valider le dossier Steele après s’en être servi pour pouvoir espionner la campagne Trump, pour couvrir ses arrières, car le dossier ne repose sur rien de solide, et Bruce Ohr savait que le dossier était biaisé et peu crédible. Il savait qui l’avait payé, il savait que Steele est un anti-Trump acharné, lorsque le dossier a servi de base auprès de la Cour spéciale pour obtenir de mettre la Trump Tower sur écoute.”

C’est le GOP qui n’était pas spécialement ravi de la candidature de Trump, qui en premier, a mandaté GPS fusion. Lorsque Trump a remporté les primaires, le GOP se résignant au fait accompli, a mis fin à la mission. Entre-temps, Steele, même s’il n’est pas exempt de reproches, est loin mais alors très loin d’être l’affabulateur mythomane pour lequel on tente de le faire passer. Nombre de services de renseignements le dépeignent comme un professionnel méticuleux dont les rapports sont crédibles ainsi qu’un diplomate expérimenté. Steele s’est alarmé des menaces sérieuses pesant sur la sécurité nationale qu’il a découvert et en a averti le FBI. Lequel FBI avait également une autre source d’information sans aucun lien avec Steele, corroborant les propos de ce dernier.

“Le FBI d’Obama fait l’objet d’une enquête concernant son enquête sur le scandale des emails d’Hillary

Une commission d’enquête de la Chambre des représentants vient d’interroger un fonctionnaire du FBI. Aucune chaîne de télévision d’information en continu n’en parle. Pratiquement tous les médias ont passé l’information sous silence. Et pourtant… le scandale des emails de Clinton n’est pas terminé.

Une enquête du Congrès est en cours. Elle porte sur la façon dont le FBI d’Obama a mené son enquête sur l’utilisation illégale par Hillary Clinton d’un serveur de courrier électronique privé, installé à son domicile pour conduire les affaires de l’Etat, y compris pour envoyer et recevoir des emails classés top secret.

Cette enquête va sérieusement être compliquée par la révélation, cette semaine, que le serveur privé d’Hillary a été hacké par l’armée chinoise alors qu’elle conduisait des négociations avec la Chine.”

Le FBI s’est fendu d’un démenti formel disant qu’ils n’avaient “pas trouvé de preuve que les serveurs étaient compromis” et renvoie vers le rapport publié en juin par le département de la Justice qui examinait l’enquête du FBI et qui conclut par l’absence de preuves de malversations. 568 pages tout de même, autant dire qu’il est exhaustif !

https://www.justice.gov/file/1071991/download

De plus, et ça ne manque vraiment pas de sel, dans un monde où il semble que les serveurs de tout un chacun aient été piratés, la seule personne qui avait un consultant IT assez avisé pour garder le sien verrouillé était… Hillary Clinton !

Pour cette éclatante mascarade de journalisme, JP Grumberg, cite le “Washington Examiner” et le “Daily Caller”

Le “Washington Examiner” : sources généralement fiables mais faits présentés de manière factuelle, c’est-à-dire une formulation qui tente d’influencer le lecteur en faisant appel à l’émotion ou aux stéréotypes, et qui par voie de conséquence, nécessitent souvent une vérification.

“Le Daily Caller” : recensé comme très médiocre en matière de vérification de faits, information factuelle très fortement biaisée et fin du fin, dont le cofondateur et rédacteur en chef, n’est autre que le sulfureux Tucker Carlson, journaliste de Fox News, chaîne dont la fiabilité est au minimum sujette à caution, et l’un des présentateurs favoris de Trump qui, pour autant qu’il soit besoin d’encore le souligner, a des liens… très désunis avec tout ce qui s’approche un tant soit peu de la vérité !

Enfin, JP Grumberg conclut son morceau d’anthologie par ceci :

“Je n’ai pas besoin de vérifier : je suis certain qu’aucune de ces affaires, qui montrent les magouilles du dieu vivant — Barack Obama — n’a été rapportée par les vieux médias.”

On apprécie son objectivité époustouflante !

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