De la course mollomaliste.

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Je vais éviter tout le bullshit sur la philosophie minimaliste, le retour aux origines de la course à pied, Born to Run, les graines de chia, blablabla. Bien que ce ne soit pas faux à mon sens, je pense qu’aborder la course minimaliste comme une religion, c’est le meilleur moyen d’aller directement à la blessure en voulant faire croire que c’est un remède miracle à tous les maux, et au final en dégoûter.

Certes, la course minimaliste est moins traumatisante à long terme, mais cela ne veut pas dire qu’elle guérit les blessures déjà existantes.

Est-ce que la course minimaliste va faire disparaître mon syndrome de l’essuie-glace ? Non. C’est une inflammation tendineuse. Les blessures se guérissent avec du repos, des soins et pourquoi pas le suivi d’un professionnel de la médecine.

En revanche, passer à une foulée minimaliste va faire disparaître l’impact au sol du talon et tous les chocs associés, remontant sur toute la chaîne inférieure, notamment les genoux. Elle peut donc prévenir l’apparition d’un essuie-glace.

Je ne vais pas sortir d’études scientifiques pour le prouver, et tout ce que je dis est à prendre avec réserve, comme un témoignage, car uniquement basé sur mon expérience personnelle, mais le constat est clair : depuis que je ne cours plus sur le talon, je n’ai plus eu mal aux genoux. Jamais.

Mais n’arrêtez pas de courir sur le talon du jour au lendemain, vous allez vous faire mal ! Car en passant à une foulée minimaliste, on utilise d’autres parties de son corps pour courir : les mollets et la voute plantaire notamment, qui endormis depuis longtemps ne sont pas habitués à être utilisés de la sorte et vont vite vous le faire savoir.

Il faut y aller mollo. Tout doucement. Encore plus que ce que vous imaginez. Ca prend des semaines, des mois. Il faut réapprendre à courir à votre corps. Les mollets vont tirer. Vos pieds vont souffrir ; il faudra les masser très régulièrement sinon vous irez droit à l’aponévrosite.

C’est une technique de course longue à appréhender et pour la comprendre, le plus simple c’est de regarder cette vidéo :

Il faut donc intégrer très progressivement cette foulée dans ses sorties. Au début c’est très étrange car votre cerveau n’est pas habitué à courir de la sorte. Ca demande beaucoup de concentration. Mais une fois la technique et les sensations maîtrisées, c’est que du bonheur.

😉