Un nouvel objectif.

© Julien Calvez

Ces dernières semaines m’ont beaucoup appris sur mon rapport à la course à pied.

Quand début décembre j’entamais ma préparation marathon en me fixant de gros objectifs, j’ai certainement fait l’impasse sur ce qui m’avait permis de progresser jusqu’à maintenant : me focaliser sur le plaisir, m’amuser. Je n’ai jamais été un compétiteur ; j’ai toujours fait les choses parce que j’en avais tout simplement envie.

Et cette blessure était sûrement là pour me le rappeler.

Dimanche dernier, sur le marathon de Paris, j’ai vécu mon premier abandon. Non pas que je me sentais incapable d’aller au bout. Je pense que le corps humain est capable d’être poussé bien au-delà de ce que l’on peut penser. Mais cela aurait eu un prix que je n’aurais pas pu accepter payer. Ces deux mois de blessures m’ont tellement rendu malheureux que je ne voulais pas risquer de revivre la même chose, voire pire.

Je ne l’ai donc pas vécu comme un échec, mais comme une victoire.

Faire partie d’un groupe comme Adidas Runners est très chouette, cela nous permet de réaliser des choses inouïes. Mais l’engouement du groupe nous fait parfois oublier l’essentiel : s’écouter avant tout.

J’ai lu récemment que la qualité d’un bon coureur était de savoir s’épargner les blessures. J’en suis désormais convaincu.

Mon prochain objectif est donc très simple : faire en sorte de garder quoi qu’il arrive une place pour la course à pied dans ma vie. Peu importe les chronos, peu importe les médailles, cette activité m’a permis de vaincre tellement de démons qu’il serait bête de faire une croix dessus pour une simple question de performance.

Toujours courir.