RBI, temps de vivre nouvelles choses, teix’16

Temps de vivre nouvelles choses

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NOTES SUR QUELQUES LACUNES APERCUES …

J’ai remarqué quelques lacunes dans cet article de Thomas Piketty (TP) sur le thème du Revenu de base. Je reprends lá ou l’auteur s’est arreté:

« Il est temps que le débat sur la justice sociale s’enteresse aux bonnes questions »

Voici donc comment TP achéve ce qu’il justifie au début:

« Si nous voulons vivre dans une société juste, il est impératif de formuler des objectifs plus ambitieux. »

Dès lors, quelles sont les questions ambitieuses que TP propose ?

Nous apprenons dès tôt qu’il ne s’agit point de RBI (revennu de base incondicionnel), d’immédiat disqualifié à « une conception au rabais de la justice » et limitée au marchandage du montant idéal (530 euros … 800 euros?).

Donc, pour TP mieux que le RBI, qui « passe à côté des vrais enjeux » devrait être l’exigence de salaires justes !

Cette proposition est une valeur sûre : il y a 300 ans qu’il est une cause juste ! Le problème est que c’est bien cela qui nous a amenés ici. Quelque chose au sujet de la méthodologie de l’ « objectif ambitieux » semble être défaillante.

Notez, cependant, que les causes justes et le RBI ne sont pas mutuellement exclusifs. Le RBI ne remplace aucun d’eux. Les salaires justes sont également un objectif du RBI, bien que le chemin de celui-ci semble plus efficace et compatible avec les caractéristiques du monde contemporain: ne pas rester lá à attendre des méga-structures syndicales (un tant vidées et farougement installées) mais simplement rendre à l’individu sa capacité à dire NON à des propositions indécentes.
La RBI lui assure les resources sufisantes e necessáires pour qu’il tienne debout dans cette lutte. Le RBI au fait, libére l’individu de la pression de la faim.

Une autre lacune de cette proposition de SALAIRES JUSTES comme «vraie question» est que TP omet confortablement tous ces autres gens qui ont perdu leur salaire, qui peut-être ne l’ont jamais eut, ou jamais vont l’avoir, ou ne font plus vraiment question de l’avoir…

Cette omission retombe sur une population qui ne cesse de grandir. Minorités d’abord, franges sociales ensuite, secteurs entiers après… et la tendance est que cela devienne bientôt RÈGLE. Toutefois TP ne semble pas trouver ceci une question digne de mention.

Que dire encore de ces autres qui veulent guider ses objectifs de vie vers quelque chose qui ait plus de sens que betement la perdre à la gagner? Ceux qui recusent de se vendre sur le circuit, à des doses quotidiennes sur le trottoir, le marché, dans le bureau, comme une marchandise pas cher ? Que dit TP de ceux-la qui ne se sont pas à vente pour être en mesure d’entreprendre des choses beaucoup plus significantes pour eux ( leurs enfants, les études, la générosité, le bonheur, les justes causes …), et qui finissent pour payer l’insolence de leur liberté avec le châtiment de la pauvreté ?

Qu’en est-il de la conception éthique du travail forcé auquel les élites ne sont pas obligées ? Nous ne sommes plus égaux de droits à la naissance ?

TP ne se dérobe pas à cet aspect crucial qui est au cœur de toute “question de justice sociale “: Il nous rappelle cet impératif de base qui est l’égalité d’opportunités , et dénonce “l’hypocrisie de notre système d’éducation », qui, contrairement à ce qu’il serait normal, creuse et perpétue les inégalités.

Il est vrai. Mais TP n’a pas besoin de retourner à la salle de classe (qui produit des classes) pour faire revivre sa leçon de justice sociale, qui apparemment doit perpétuer l’état actuel de la discrimination économique en imposant le travail forcé à ceux qui sont nées dans le «mauvais quartier» tout en perpétuant les privilèges de classe de ceux qui ne travaillent pas, ou le font par libre choix.

Ce serait comme dire : On peut imposer l’état de vassalité et d’esclavage aux classes vulnérables et sans défense dès lors qu’ont leur paie avec «justice».

Il ne me surprendrait pas de voir se répéter ici un débat macabre sur les teories (de gauche) de la différence entre domination et l’exploitation, faissent sembler la première un doux mimou, car une chose est se faire obeir, tandis que l’autre, c’est se faire obeir et payer mal pour ça! …

Eh bien, nous avons des idées profondément différentes au sujet de cette «justice».

Par conséquent, TP ne propose rien de nouveau. Il est évident que ce vieux combat (de classes pour meilleur salaire) n’est pas à négliger, cependant, les maigres résultats ou les résultats inverses que cela à produit au cours des dernières décennies, ne sont pas proprement à nous laisser euphoriques.

D’autres moyens devraient être emploies. Alors, quelle est la solution palliative, “au rabais” et quel est le projet véritablement transformateur ?

J’envite Thomas Piketty à relire tout sur le RBI. Quelque chose lui aura échappé ! Le RBI n’est pas incompatible avec toute autre forme de lutte pour plus de justice. Seulement n’est pas incompatible, como il propose d’aller beaucoup plus loin!

Des salaires justes ou le RBI n’est donc pas une question d’exclusion mutuelle, comme le suggère ici TD. Toutefois, soyons claires à propos de ceci :

La RBI ne satisfait pas celui qui, pour des « objectifs ambitieux », se bat pour de la bonne ration de bêtes de travail, oubliant que la seule vraie justice et lutte dans le monde est de libérer l’humanité.

[teix’16]