Interview de Romain Molina, auteur de la biographie d’Unai Emery

Unai Emery, El Maestro

Une interview d’Antoine Virondeau.

Auteur de la passionnante biographie « Unai Emery — El Maestro » aux éditions Hugo Sport, Romain Molina nous a accordé un entretien pour évoquer la philosophie, les méthodes ou encore les choix actuels du technicien basque.

Chose surprenante, Unai Emery a souhaité avoir des critiques négatives dans cette biographie. Justement, est-ce que la plus grande difficulté lors de ton travail pour écrire ce livre a été de récolter des témoignages négatifs ?

La plus grande difficulté, je ne sais pas, mais l’une des plus grandes, en effet. Il faut bien comprendre que j’ai 25 ans, que j’ai toujours été indépendant (donc sans carnet d’adresse d’une rédaction) et que je vis au fin fond de l’Europe. Donc, pour ainsi dire, je ne suis personne. Pourquoi j’explique cela ? Pour une raison toute conne : les témoignages, il faut les obtenir et trouver les coordonnées des mecs ! Donc j’ai pu entendre qu’on me reprochait de ne pas avoir donné la parole à Deulofeu, Iago Aspas ou Ciro Immobile, mais je fais comment pour avoir leur portable ? J’aurais aimé, mais je fais COMMENT ? La plupart des témoins que j’ai interrogés, ça a été selon mon réseau et mes contacts. Soyons clair : les clubs ne t’aident pas, c’est super compliqué. J’ai eu une aide d’Alcorcon et Getafe, pour David Navarro et Cala. Sinon… Villarreal a interdit à Roberto Soldado de répondre par exemple, direct. La Real Sociedad me baladait pour Roberto Olabe, donc j’ai fait méthode clandestine : obtenir d’une manière ou d’une autre son portable et donc le contacter directement. Manchester City m’a donné son accord pour un entretien avant de se rétracter, etc.

Donc déjà, c’était un peu la merde même si je pense m’en être très bien sorti vu le nombre de témoins. Ensuite, un mec comme Valeri Karpin n’a jamais répondu, et lui, pour le coup… J’ai essayé d’avoir des joueurs russes du Spartak, mais sans succès. Et dans tout ça, il faut aussi penser à quelque chose. On est dans un monde où la parole est de plus en plus cadenassée, donc les gens pensant qu’un joueur va démonter Unai Emery en interview, c’est hautement irréaliste. C’est possible, mais complexe. J’ai posé pas mal de questions sur ses limites et beaucoup de joueurs en parlent : Bruno Saltor, David Navarro, Dmitri Popov, le plus critique, etc. J’aurais aimé ajouter un peu plus de contradiction, oui, mais je crois que Carcedo, l’adjoint d’Unai, est pas mal dans l’autocritique aussi, notamment sur leur expérience au Spartak.

Dans ton livre, la quasi-totalité des joueurs espagnols, comme David Silva, David Villa ou encore Juan Mata, encensent Emery et lui vouent une folle admiration. Comment expliquer ce plébiscite ?

Je ne l’ai pas eu, mais rajoute Jordi Alba à la liste, sans oublier Vitolo, Coke, Negredo, pas des perdreaux. Comment expliquer ça… Déjà, c’est con, mais ça a marché collectivement, donc ça aide. Ensuite, je pense que c’est l’honnêteté d’Unai. S’il a quelque chose à dire à un joueur, il ne le fera jamais par derrière. La transparence, associée au fait qu’il soit habité par le football, ça marque, surtout des joueurs aimant aussi le football, un point commun à la plupart de ces mecs.

Licencié au bout de quelques mois seulement, Emery a connu une expérience « ratée » du côté du Spartak Moscou en 2012, notamment au niveau de la gestion humaine. Un échec nécessaire pour la suite de sa carrière ?

Nécessaire je ne sais pas, mais formateur, assurément ! Unai est d’une exigence assez drastique envers lui-même. C’est quelqu’un aimant se questionner et remettre les choses en question ; ce qu’on voit d’ailleurs avec ses débats avec les joueurs pour parfois dépasser leur fonction. Donc forcément, il a tiré beaucoup d’enseignements de cette expérience russe. Sinon, il aurait peut-être signé à Naples quand la proposition était venue par exemple…. Pour ceux voulant savoir pourquoi, le livre l’explique car ce serait long ici !

Emery au Spartak Moscou — zimbio.com

Unai Emery et les médias

À l’instar de nombreux techniciens étrangers, loin du portrait-type de l’entraîneur français, comme Marcelo Bielsa ou encore Leonardo Jardim, Unai Emery a essuyé des critiques assez virulentes lors de son arrivée en Ligue 1… Symbole d’un problème entre le football français et son traitement médiatique ?

Avant même qu’il arrive, il se faisait déjà démonter, ce qui est magique. Sauf que ça allait aussi dans l’autre sens, certains criaient au génie. Je crois même que lors de ses premières semaines, il y a eu une certaine « séduction » dans la presse française, mais ça a rapidement changé, c’est certain. J’en parle dans le chapitre 16 du livre, « Vivre sur un volcan », des soucis rencontrés par Bielsa ou Jardim dans le panorama médiatique français. Je conseille d’ailleurs le témoignage d’une personne ayant bossé avec Bielsa et Emery pour comprendre un peu comment ça se passe en interne, quand les caméras ne sont pas là.

Sinon, quand on a des responsables d’émissions télé se vantant dans des cafés de leur supposée influence sur un club (en l’occurrence le PSG. Je vais en citer : « Mais cet Espagnol, on va se le faire ! »)… On m’a déjà contacté pour avoir des mecs défonçant Emery par exemple. Ce qui est exceptionnel, car tu n’écoutes même pas ce que le mec peut dire… Je vais citer quelques lignes du chapitre 16 pour résumer tout ça : « Nul doute qu’il y aura encore des erreurs, des moments de doute, d’incompréhension même, comme lorsqu’Unai mime un pistolet sur la tempe d’un de ses joueurs ne comprenant pas les consignes ; un geste qu’il faisait déjà à Valencia pour faire passer un message au milieu des rires. Certains à Paris verront ça comme une folie, une de plus, d’un entraîneur prenant parfois le costume du professeur, du maestro qui oblige ses élèves à aller au tableau. Une méthode utilisée par d’autres, Guardiola en tête, mais peut-être pas forcément assimilée en France, dans un football recroquevillé sur lui-même et ses certitudes, sans désir de s’ouvrir à l’autre ; une conception à laquelle Emery n’adhérera jamais. »

Unai Emery accorde une importance capitale à apprendre et maîtriser la langue française. Un effort d’adaptation peu habituel mais raillé par les médias français depuis son arrivée. Comment réagit-il face aux moqueries ?

Je ne suis pas dans sa tête, mais je crois qu’il s’en fout à un point… Il ne lit pas la presse française, ne regarde pas les débats télés ou autre. Donc si certains pensent que cela a une influence sur lui, c’est raté. Et ses choix ont d’ailleurs montré ça.

Unai Emery — ultimodiez.fr

Emery et sa philosophie de jeu

Unai Emery prônait à ses débuts un jeu ultra-offensif et spectaculaire. La présence de Juan Carlos Carcedo, son fidèle adjoint, a apporté une vision défensive et plus structurée à ses équipes ?

C’était presque kamikaze parfois, en effet ! Carcedo s’est toujours plus occupé du volet défensif, c’est vrai. Il avoue sans souci la filiation avec Sacchi notamment, un « maestro », dans le sens espagnol du terme, soit un professeur. Je pense que le tournant, c’est la crise de résultat lors de leur deuxième saison à Séville (de mémoire, ou la troisième, j’ai un doute). Ils perdent tout en début de saison, et ils décident d’installer un « doble pivote » plus défensif et mettre Rakitic plus haut. On peut voir ça comme un « tournant » dans leur carrière, même si cette idée avait déjà été utilisée quelques fois à Almeria (notamment pour le Almeria — Cadiz à la quatrième journée de D2 où Unai pouvait être viré en cas de défaite) et Valencia. Après, le premier pensant qu’Emery est un coach défensif devra me donner sa définition d’un entraîneur défensif ; et le match contre le Barça prouve la chose. Il faut aussi comprendre qu’un latéral, dans la philosophie d’Emery & Carcedo, est un joueur offensif. Donc ça change beaucoup de choses pour les couvertures défensives au milieu. Comme dit Carcedo, si tu donnes cette liberté aux latéraux pour s’incorporer dans le jeu, il faut des mécanismes compensant cela par des couvertures.

Unai Emery & Juan Carlos Carcedo- leparisien.fr

Une des principales carences du PSG version Laurent Blanc était la qualité du jeu sans ballon. Ce fut l’objectif majeur pour Unai Emery à son arrivée ?

Je ne lui ai pas posé la question, mais je sais qu’un des chantiers, c’était le jeu de possession sans Ibrahimovic et la capacité à changer de rythme (gestion des temps forts, des temps faibles, de la variété des attaques rapides et posées, etc.). Je demanderai si je dois l’interviewer de nouveau, mais je pense que la réponse à ta question est affirmative.

La méthode Emery comporte-elle des risques avec les grandes « stars » ? De prime abord, on pense évidemment à des joueurs comme Zlatan Ibrahimovic. Le Suédois aurait-il, tout de suite, adhéré à sa philosophie ?

David Villa, David Silva ou Juan Mata, si ce ne sont pas des grandes stars, c’est quoi ? Concernant Ibrahimovic, je suis persuadé que ça aurait collé comme pas possible. On peut dire tout ce qu’on veut sur lui, mais c’est un mec habité par l’idée de gagner et de progresser, comme Unai. Donc je ne vois pas pourquoi ça n’aurait pas marché… Quand tu as géré Felipe Melo avec succès, un mec dont ses propres coéquipiers pensaient « qu’il pouvait tuer quelqu’un », aucun joueur ne peut te poser de souci niveau caractère.

Les latéraux sont très importants dans le système Emery. Mais, comment le technicien basque fait-il travailler ses joueurs de couloir ?

Je n’assiste pas aux entraînements et je n’ai jamais été joueur pour Unai, donc c’est compliqué de répondre avec acuité. Cela dit, un petit exemple. Pour le contrôle orienté d’un latéral, il peut arrêter l’exercice si la position du buste, l’inclinaison du corps ou la direction prise par le ballon n’est pas parfaite. Autrement dit : sois bon techniquement et concentre-toi, sinon tu vas répéter l’exercice jusqu’à la tombée de la nuit !

Dans ton livre, Juan Mata évoque le positivisme d’Unai Emery, même dans les situations très délicates. À terme, est-ce une limite de son sytème ? Et justement, ce positivisme est-il adéquation avec la culture française ?

Je ne suis pas sûr de comprendre exactement la question haha. Le positivisme d’Emery n’est pas béat, dans le sens où il s’accompagne de remises en question et d’un travail profond. Donc la limite de ce système, peut-être, c’est justement la charge de travail et l’exigence intellectuelle, émotionnelle, physique et passionnelle liée à sa méthode. Mais le positivisme, je ne crois pas que ce soit une limite. Je peux te dire que pour un joueur, amateur ou non, les ondes positives et la confiance que cela peut drainer font une sacrée différence. Du moins, c’est comme ça que je le vis quand je joue au basket.

Sinon, le positivisme non adapté à la culture française… Je pense que l’exigence et le dépassement de fonction ne sont pas toujours adaptés chez nous, notamment dans le sport, c’est certain, mais le positivisme, je ne vois pas en quoi il ne serait pas adapté.

Unai Emery, triple vainqueur de l’Europa League avec le FC Séville — 101greatgoals.com

Les choix d’Unai Emery

Jordi Alba au poste de latéral, Ben Arfa en 9, Verratti beaucoup plus haut dans l’entrejeu parisien… Emery a toujours eu la volonté d’effectuer des changements de poste. Comment l’expliquer ?

Vidal aussi a été replacé latéral à Séville. Sinon, il y a toujours beaucoup de raisons, collectives et individuelles. Pourquoi Verratti doit être plus présent dans les trente derniers mètres ? Car il a les qualités pour le faire (vision, contrôle de balle, passe, intelligence). Pourquoi Alba termine latéral ? Car il a du mal dans les petites espaces comme ailier, alors qu’en arrivant lancé, vu sa vitesse… Il y a toujours une explication, ce n’est pas un coup de tête. Et il ne faut pas oublier que l’idée d’Unai, c’est de donner beaucoup de libertés aux joueurs : permutation, combinaison, une-deux, etc. Prends Ben Arfa en « neuf », il est en réalité très libre, il ne lui demande pas de faire du Cavani. Je pense que cette idée de position est une connerie parfois. Les « ailiers » du PSG, ils ne restent pas à leur position quand l’équipe a le ballon.

Malgré une saison mitigée, Blaise Matuidi garde la confiance d’Unai Emery et conserve un statut de titulaire indiscutable au sein de la formation parisienne, au grand dam de nombreux fans du PSG. Comment tu justifies ce choix ?

Je ne crois pas qu’il soit titulaire « indiscutable » pour le coup car si les quatre du milieu (Motta, Verratti, Rabiot et Matuidi) sont disponibles, ça va tourner. Il a autant joué car Verratti a mis du temps à revenir, Rabiot s’est blessé, Pastore était indisponible, etc. Je ne dis pas que c’est un génie Blaise, mais il apporte énormément dans le jeu sans ballon. Il ne se cache pas, il propose des solutions, étire les lignes mine de rien. Après, oui, il y a pas mal de déchets, mais on peut comprendre le choix. Contre Barcelone, je crois qu’il a été très bon par exemple. Evidemment que le joueur ne doit pas être ravi de son année, évidemment, mais le football, ce n’est pas simplement onze mecs sur un terrain. C’est tout ce qui se passe en dehors aussi. Matuidi, avec Verratti, ce sont un peu des capitaines de vestiaire aujourd’hui, un vestiaire qui doit se reconstruire après les départs d’Alex, Lavezzi, Ibrahimovic et David Luiz. Et puis, il y a les entraînements, la complémentarité, la forme physique des mecs. Exemple : tu ne pouvais pas aligner directement Rabiot à fond après sa blessure pour éviter la rechute, donc tu mets qui ? Je ne cherche pas à justifier les choix d’Emery ou le statut de Matuidi, mais il faut parfois dépasser le cadre du simple match. Et on est super dur avec lui en prime. Je ne dis pas que c’est un génie, je dis juste qu’il ne triche pas, ne se cache pas et que certains n’ont pas ce caractère-là. Tu as quand même peu de joueurs avec du caractère à Paris, et lui en fait partie, il ne faut pas l’oublier.

Et pour terminer, on va voir la rotation (avec Nkunku et Pastore donc aujourd’hui) désormais s’il n’y a pas de blessé. Ce sera intéressant et peut-être qu’on verra Matuidi dans un rôle spécial, un peu comme à sa belle époque avec Ancelotti. Mais je comprends la frustration des fans parisiens vu la mauvaise passe qu’il a traversée, c’est évident.

Unai Emery a une relation particulière avec les écorchés vifs comme Ever Banega (à Valence puis au FC Séville)… Le parallèle avec le cas Ben Arfa, écrit dans les médias français, te semble justifié ?

Comparer Banega et Ben Arfa, c’est une incongruité, ou alors il faudra m’expliquer comment un Argentin peut avoir la même manière de penser qu’un Français ! Déjà qu’entre deux Français, tu ressens des petites différences, mais là, c’est un fossé. Banega est père de famille en plus, ce qui te change un homme ; la famille, c’est vraiment tout pour lui, comme les asados. C’est quelqu’un de très chaud, très social, sans doute bien dans son monde. Ben Arfa, je ne le connais pas, mais des témoignages de joueurs ayant été avec lui, il est nettement plus renfermée, moins « chaud » on va dire qu’un Banega. Après, les deux chambrent beaucoup et doivent faire gaffe à leur poids, c’est vrai. Mais le reste, ça n’a rien à voir, que ce soit le type de jeu ou la personne. Ils sont différents ; ce qui ne signifie pas que l’un soit meilleur qu’un autre, c’est juste différent.

Ben Arfa & Emery — leparisien.fr

Unai Emery et ses modèles

Pep Guardiola est toujours à la recherche de l’innovation dans le football (on peut citer l’exemple le plus frappant avec le rôle de faux 9 de Lionel Messi au FC Barcelone à partir de la fin de saison 2009). Une similitude avec Unai Emery ?

Sur les coups de pied arrêté, il est innovant, vraiment, en s’inspirant du futsal et du basket par exemple. Pour le reste… Chacun est différent, je n’aime pas trop comparer. Unai a pris ici et là, avec sa propre expérience de joueur aussi. Je pense que si on doit citer un modèle, ce serait Mikel Etxarri, le sélectionneur du Pays Basque, ancien formateur de la Real Sociedad et maître tacticien et de la positivité. Parler football avec lui est toujours un grand moment d’ailleurs.

À l’inverse de Marcelo Bielsa ou de José Mourinho, Emery ne semble pas être un entraineur qui a un besoin primordial de se nourrir des conflits pour avancer et tirer le maximum de ses joueurs. Tu es d’accord avec ça ?

Je ne suis pas d’accord pour Bielsa, je ne crois pas qu’il se nourrit de conflit avec les joueurs. En effet, Unai n’est pas du tout dans le conflit, même s’il n’hésite pas à rentrer dans le lard des joueurs et à en provoquer ; mais c’est réfléchi. Pour citer la plupart de ses anciens joueurs : « Il a des couilles ! » Pour avancer, il a besoin de stimulation intellectuelle, conceptuelle, footballistique, émotionnelle. Pas de conflit pur, en effet. Et ça, ce sont ses anciens directeurs sportifs qui le disent, notamment Roberto Olabe et Alberto Benito qui le connaissent depuis sa période de joueur.

Pour finir, tu peux nous livrer une anecdote marquante sur les causeries d’Unai Emery ?

Je vais en dire une qui n’est pas dans le livre. Avant la demi-finale aller d’Europa League contre le Shakhtar, José Antonio Reyes est opéré de l’appendicite. Il ne peut donc pas jouer. Peu avant le match, Unai l’appelle pour lui demander s’il est intéressé de faire une part de la causerie. Grâce à Skype ou FaceTime — j’ai un doute -, Unai met en direct Reyes, qui est dans son lit d’hôpital. Il avait fait pareil avec Nico Pareja, le « grand-frère » du vestiaire, après sa grave blessure au genou. Les mecs ont eu des sanglots, c’était un grand moment selon les témoins que j’ai pu avoir. Mais il l’a fait aussi pour une raison simple : le vestiaire de Séville avait des mecs, des vrais, des Coke, Vitolo, Pareja, Iborra, Rami, Krohn-Dehli, etc. C’est quelque chose d’important dans la gestion d’Emery et Carcedo ce côté vie de groupe. Très important. D’où l’importance d’un Matuidi et surtout Verratti, qui a invité l’équipe et le staff dans un restaurant italien il y a peu si je ne dis pas de connerie. Ça peut paraître banal, mais pour Unai et Carcedo, ça signifie beaucoup.

Un grand merci à Romain Molina pour sa disponibilité et la qualité de ses réponses. Pour rappel, le livre, paru le 26 janvier, est disponible sur Amazon.