La Terre est plate comme une orange

La réalité peut et doit être éclairée, interprétée, discutée.

Cependant, les faits sont têtus, les chiffres parlent.

Malgré tout, les chiens aboient, Jesus crie, la caravane passe.

“Quand je lis ce que je lis et que je vois ce que je vois, je suis bien content de penser ce que je pense…” (insoumis anonyme)

Pourtant, malheureusement rien de tout cela ne permettra pas aux habitants du côté obscur de la force de rejoindre La Terre du Milieu. 
Pour ceux-ci, la vérité est ailleurs.
Ils la créent dans leurs propres certitudes érigées en dogme, issu d’une théorie du complot qui se teinte de négationnisme historique contemporain, remettant en cause les narrateurs du temps présent, les journalistes dont la malignité, selon eux, n’a d’égale que leur vassalité aux tenants du capitalisme.

Cela crée une rupture du dialogue : lorsque le socle factuel du raisonnement est remis totalement en cause par une des parties du débat, il se crée inéluctablement un fossé entre les bretteurs. 
Tous les arguments deviennent inaudibles et infondés et l’échange d’idées devient impossible.
L’aveuglement se dispute à la mauvaise foi.
L’idéologie remplace l’idée, au détriment de l’intelligence.

C’est le début du totalitarisme, c’est la fin des Lumières, c’est la seconde mort de Victor Hugo et la condamnation aux enfers de Voltaire et de Rousseau.

Puisse Platon nous rééditer le Mythe de la Caverne,
Puisse Galilée revenir nous décrire le Monde tel qu’il est,

Puisse Coluche nous reparler “des milieux autorisés” :

ils remplaceraient avantageusement ces Mc Carthy et Staline contemporains, inquisiteurs d’opérette, bouffons de la réalité, insoumis réacs du fond de leur canapé Cuir Center, pseudo lettrés de Wikipédia et du Reader Digest qui pensent que le débat démocratique est une partie de pétanque sans cochonnet : 
“Je tire ou je pointe ?”, 
“Je me trompe ou je mens ?”, 
“Je ne choisis ni cravate ni Le Pen ?”, 
“Je FI ou je FN ?”.

Je sais, on devrait être sérieux quand on a 52 ans, mais là, je crois que j’ai retrouvé mes 17 ans, mon cher Arthur.

J’ai juste envie de tirer les élastiques de mes souliers blessés, un pied près de mon coeur.

J’ai deux trous rouges à mon hémisphère droit.

S’il te plaît, dessine-moi un mouton.

Ceci n’est pas une pipe.

La môme néant

Quoi qu’a dit ? — A dit rin.
Quoi qu’a fait ? — A fait rin.
A quoi qu’a pense ? — A pense à rin.

Pourquoi qu’a dit rin ?
Pourquoi qu’a fait rin ?
Pourquoi qu’a pense à rin ?

- A’ xiste pas.

J.T. reviens !

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