L’implantation et la représentation locales de LREM.

“Les référents sont désignés parmi nos adhérents selon des critères objectifs basés sur leur expérience : engagement au sein du mouvement, capacité à rassembler, à mobiliser et à animer des équipes. Les comités locaux participent à la désignation des référents. Ils peuvent proposer au moins deux candidats dans le respect du principe de parité. Les référents sont désignés au niveau national afin de garantir la parité et la diversité des profils. Lorsque des propositions seront formulées par les comités locaux, le bureau exécutif se prononcera sur cette base. Nous faisons le choix de ne pas mettre en place d’élections locales afin d’éviter la constitution de baronnies qui captent la voix des adhérents sur le terrain. Un vote de confirmation du référent par les adhérents pourra être demandé par le bureau exécutif. La fonction de référent territorial est incompatible avec le fait d’être député ou sénateur.” (extrait des statuts de la REM)

“Les baronnies locales”

Les partis traditionnels sont morts de ces baronnies. Les élus se sont emparés de leurs représentations locales pour influer, imposer, décider. Fabius en Normandie, Estrosi en PACA, Aubry dans le Nord…

Chaque élection locale voyait ces barons constituer les listes, investir des candidats. On parlait même de “fiefs”. Médiéval…

LREM a bien identifié cette dérive, mais ne s’en prémunit pas assez, pour l’instant.

Combien de référents, devenus députés, ont choisi leur successeur, sans consultation des comités locaux, sans appel à candidature ? Annonçant que celui-ci avait été nommé par le “Q.G.” de LREM…

Le député est un député de la République, pas de La République En Marche locale. Il ne saurait décider de tout même si sa présence et sa parole dans les comités locaux sont nécessaires et souhaitées.

A terme, certains d’entre eux, pas la majorité, décideront de tout : les constitutions des listes aux élections locales, les investitures, les alliances avec d’autre formations politiques…

Je le sais, il est difficile de lutter contre l’influence diffuse, le leadership informel, le manque de transparence et, pourquoi pas, l’autocratie de quelques vaniteux.

Nous devons apprendre des autres partis, de leurs erreurs et de leurs capacités à écouter les militants. Nous devons faire mieux. Nous devons être en capacité de donner la parole, de faire émerger de nouveaux talents. Nous sommes encore dans l’an I de La République En Marche, ce moment est décisif pour l’avenir de notre beau projet.

Toute entreprise humaine a une force : l’humain.

Toute entreprise humaine a une faiblesse : l’humain.

Puissions-nous nous protéger de ces faiblesses pour pouvoir valoriser cette mobilisation humaine sans précédent, tant du point de vue quantitatif que qualitatif en termes d’enthousiasme, de diversités et de renouvellement.

Frédéric Terrier, marcheur à mobilité réduite…

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