Malgré la crise, le gouvernement Déby ne néglige pas l’investissement pour l’amélioration des conditions de vie des Tchadiens

Théodore Adré
Feb 23, 2017 · 2 min read

Production électrique, infrastructures routières, informatisation de la filière coton : ce sont quelques uns des grands chantiers qui concentrent les efforts d’investissements consentis par le Tchad, sous l’impulsion du président Idriss Déby. Son objectif d’une économie diversifiée et renforcée face aux aléas de la mondialisation prend toute sa force dans l’examen des grands chantiers nationaux.

Mais ces efforts ne s’arrêtent pas à cela. L’autre grande clé de lecture du plan de développement que le président Déby s’efforce de mettre en œuvre depuis des années est l’amélioration des conditions de vie de la population tchadienne. Malgré la difficulté d’arbitrer entre ces priorités divergentes, avec une enveloppe budgétaire restreinte –d’autant plus depuis l’effondrement des cours du pétrole fin 2015- les résultats sont tangibles. A travers tout le pays, les dispensaires se sont multipliés et la capitale peut s’enorgueillir de sa faculté de médecine qui chaque année renforce le contingent de médecins diplômés tchadiens.

L’un de ces chantiers, peut-être le plus important de tous, retient moins la lumière des projecteurs : l’eau. Et plus précisément, l’accès à une eau potable et sûre pour tous. Quand Idriss Déby promet dans son discours d’investiture que l’accès à l’eau potable touchera 83% de la population tchadienne en 2021, il sait que le pays revient de loin dans ce domaine. Entre 2012 et 2015, ce taux de couverture à l’échelle du pays a bondi de 46% à 55% et les progrès sont exponentiels. En zone urbaine, ce chiffre atteint 72%. L’action du Ministère de l’hydraulique dans ce domaine se fait sentir, en zone rurale, où les défis sont très différents. Des solutions ingénieuses, comme les châteaux d’eau solaires, qui retirent à la population la lourde charge de puiser l’eau à la force du bras, ont contribué à cette amélioration.

Des efforts considérables restent à fournir, surtout en période d’austérité. Mais la marche reste résolument enclenchée vers une amélioration globale. L’objectif pour 2030 : que la couverture atteigne 95% de la population.