Les écoles et les problèmes répandus et sous-estimés


Le système postural est le système qui organise notre corps à l’intérieur de l’espace, il l’organise suivant la manière la plus économique en terme d’énergie, techniquement on cherche d’économiser nos forces, pour cela souvent la posture qui nous semble confortable et facile à adopter non est dans la majorité des cas la posture correcte d’un point de vue biomécanique, car elle ne permet pas de préserver l’intégrité de notre colonne vertébrale.

Dans une nouvelle génération, qui souffre dès l’enfance des maux de (cervicale, épaule et dos) a cause de l’utilisation continue des médias sociaux, qui leurs obligent à adopter des postures en fermeture avec la tête et l’épaule qui se projettent vers l’avant , le sac à dos et tous ses problèmes pour les élèves, l’école peut représenter une cause supplémentaire pour prédisposer à des mauvaises postures comme on va voir dans cet article.

Après trois mois de vacances, c’est la rentrée scolaire, les élèves rentrent à passer les fatidiques 5–6 heures assis sur les bancs de l’école, et quelques heure à la maison pour faire leurs devoirs.

L’école actuelle est orientée vers le développement cognitif des enfants et très peu sur le développement corporel , les heures consacrés à l’éducation physique atteignent un nombre dérisoire tout au long de l’année, dans presque toutes les écoles les bureaux et les chaises sont de la même dimension, y a pas la moindre attention au fait que dans la même classe peuvent exister des élèves avec stature et poids très différents.

Dans cet article on souhaite vous montrer l’importance des chaises et des bureaux pour maintenir une bonne posture, et pour quels raisons ils doivent être personnalisés.

Beaucoup de personnes pensent que la position assise est également une position de repos, en fait s’asseoir implique des surcharges mécaniques sur la colonne et sur les disques intervertébraux majeur que quand on est debout.

Quand nous nous asseyons, pas toujours on le fait de la manière correcte, l’adoption prolongée de postures statiques surtout chez l’enfant est la première cause de l’apparition de mauvaises habitudes de posture et de douleur de la colonne vertébrale ultérieurement.

Une chaise trop élevée : les hanches sont plus élevées que les genoux et la zone lombaire se projette vers l’avant ceci provoque une compression sur la partie inférieure de la cuisse, de manière à déterminer un ralentissement de la circulation, la plante du pied ne s’appuie pas correctement, elle oblige les muscles posturaux à un effort supplémentaire.

Une chaise basse oblige l’élève à détendre ses jambes d’une part, d’autre part il n’a pas un bon appui des pieds, le bassin se glisse vers l’avant et provoque l’inversion de la zone lombaire et la colonne vertébrale ne s’appuie pas bien contre le dossier de la chaise.

La hauteur idéale de la chaise doit correspondre à la hauteur des genoux et de la fosse poplité en arrière, le dossier doit être continue et convexe à l’intérieur en correspondance avec la zone lombaire, ceci pour respecter la courbature physiologique de la colonne, et surtout de favoriser son bon développement.

en général, la chaise idéal est celle qui assure un angle de 90 degrés entre le bassin, les genoux et les chevilles.

De même, les bancs doivent être en mesure de s’adapter aux caractéristiques physiques de l’élève.

un banc haut oblige l’élève durant l’écriture à élever son bassin de la chaise, ce qui entraîne une hyper-extension de la colonne dorso-lombaire, et l’avancement de barycentre du corps, les muscles para-vertébraux seront sollicités, leurs tonus augmentent et deviennent encore plus rigide si cette posture continue avec le temps sans la corriger.

Un banc bas oblige l’élève à une flexion continue de la la colonne cervico-dorsale, les muscles dans cette position sont très tendus, en particulier les para-vertébraux et les nucales qui doivent soutenir la tête contre la gravité.

La hauteur idéal du banc doit garantir un bon appui sur les avant-bras, avec le coude fléchi à 90 degré, le banc doit garantir une inclinaison entre 5–30 degrés de telle sorte que l’élève ne sollicite pas trop sa colonne durant la lecture ou l’écriture, et afin d’éviter des postures incongrues.