Pour une Approche Comportementale de la Transition Écologique - Comment ? (2/2)

Thibaud Griessinger

Le ACTE Lab est un groupe de recherche indépendant qui a pour mission de développer une Approche Comportementale de la Transition Écologique.
Par la concertation, la recherche et le conseil, l’objectif est de contribuer au développement de plans de transition efficaces et adaptés.
Ceci est le manifeste du ACTE Lab.

[Suite Partie 1]
Comment les sciences comportementales peuvent-elles contribuer à faciliter la transition écologique ?
C’est la question à laquelle le ACTE Lab entend apporter une réponse par le programme de recherche détaillé ici.

I— Structurer l’approche comportementale

La question de l’application de la recherche fondamentale à des thématiques de société passe par la facilitation des échanges entre la sphère académique et les initiatives de terrain. La création d’un organisme de recherche appliquée est donc nécessaire pour opérer la jonction entre recherche fondamentale et l’action écologique.

Dans ce cadre, deux types d’apports des sciences du comportement à la problématique de transition peuvent être distingués.

A. L’apport conceptuel

Le premier apport est celui des connaissances. A ce titre, il est possible de distinguer deux types de connaissances sur les comportements. Les premières sont d’ordre général. Les sciences cognitives fournissent un ensemble de concepts et de théories relatifs aux mécanismes cognitifs qui régissent nos interactions avec notre environnement. Des pans de recherche prometteurs portent — entre autres — sur l’apprentissage et la formation des habitudes, sur la prise de décision et la planification, ou encore sur l’influence sociale et la dynamique de groupe.

Le second type de connaissances est spécifique aux comportements écologiques. Un nombre croissant d’études portent sur les facteurs psychologiques et environnementaux susceptibles d’influencer les comportements pro-environnementaux. Ces études peuvent aussi bien étudier l’influence des caractéristiques individuelles, telles que l’idéologie politique, l’identité sociale ou l’expérience de nature, sur les croyances et l’intention d’agir en faveur de l’écologie, ou encore l’impact des conditions socio-économiques, ou de l’environnement de vie, sur l’engagement écologique. Un ensemble de travaux porte également sur des actions écologiques spécifiques, identifiant les déterminants psychologiques au covoiturage, à la réduction de la consommation de viande, ou encore à la réduction des déchets.

Combinées, ces connaissances offre un potentiel de compréhension plus important et rigoureux de la place des comportements humains dans la transition écologique.

Ces connaissances peuvent, ensemble, servir à comprendre les obstacles au changement de modes de vie ou d’organisation, et aider à imaginer des manières de promouvoir des comportements écologiquement vertueux.

A partir de ces connaissances peut aussi être interrogé des enjeux spécifiques, comme l’alimentation ou l’aménagement urbain, en prenant pour prisme les comportements qui les sous-tendent. Aborder ces problématiques sous cet angle permet de saisir pleinement leur complexité et d’identifier les stratégies plus adaptées aux populations.

Ces connaissances peuvent aussi permettre de guider la planification de la transition des territoires, en en interrogeant la faisabilité. L’objectif d’un tel exercice est alors d’aboutir à la conception de stratégies plus calibrées et adaptées aux caractéristiques humaines.

La question de la résilience des populations se pose d’ailleurs ici directement, puisque l’écosystème terrestre ayant été déjà suffisamment perturbé, des répercussions environnementales importantes à l’échelle des territoires sont à prévoir dans les années à venir. Ce constat nécessiterait donc non seulement d’anticiper, autant que possible, ces conséquences sur nos moyens, nos infrastructures et nos capacités cognitives d’adaptation, mais également de les prendre en compte dans la planification et le suivi de la transition. Là encore les connaissances issues de la recherche en sciences comportementales peuvent contribuer à nourrir ces réflexions.

Pour autant, si ces connaissances représentent un réel potentiel de compréhension pour accompagner la transition, ces apports ne peuvent se concrétiser que si ces savoirs sont confrontés aux spécificités du terrain.

En 2018 une section dans la revue scientifique Frontiers à été spécialement créée | La même année, un livre résumant l’apport de la psychologie environnementale est édité

B. L’apport méthodologique

L’apport de la recherche en sciences cognitives et comportementales ne concerne donc pas seulement les connaissances mais aussi la méthode.

L’approche scientifique consiste à la fois à formuler et à tester des hypothèses. C’est en confrontant ces hypothèses au terrain, que leur efficacité prédictive ainsi que leur intérêt pratique peuvent être réellement évalués.

La formulation et le test d’hypothèses de travail permettent en effet de dépasser sa propre perception et s’abstraire des pièges auxquels les praticiens même les plus avisés peuvent être exposés, comme le recours à la preuve anecdotique, le biais d’échantillonnage, ou encore le biais de confirmation. La méthode scientifique permet également de tirer profit de l’expérience des acteurs de terrain. Aux connaissances générales de la cognition et spécifiques des comportements, peuvent être couplées les connaissances empiriques.

Par ailleurs, la pluridisciplinarité des sciences cognitives donne accès à des outils méthodologiques variés, qui constituent une batterie importante de stratégies d’analyse, d’observation, d’expérimentation, pouvant être mise au service d’une meilleure caractérisation et appréhension des comportements humains.

L’expertise de terrain est ici aussi cruciale, puisqu’elle contribue à délimiter le cadre d’utilisation de ces outils. En plus d’identifier les enjeux et d’établir les priorités, les praticiens déterminent les contraintes qu’elles soient techniques, économiques ou politiques.

Nous avons donc à disposition une méthodologie rigoureuse et des outils robustes dont l’utilisation doit être précisée en fonction de la nature de la problématique étudiée et de l’objectif poursuivi. La création d’espaces dédiés à l’échange de savoirs et au dialogue, ainsi que le développement de projets communs alliant recherche et action, offrent parallèlement l’opportunité de structurer un champ de recherche nouveau en sciences comportementales appliquées.

En plus de son apport conceptuel et méthodologique, le ACTE Lab doit donc être en mesure de favoriser la co-construction de stratégies de transition comportementale crédibles, à l’impact rigoureusement vérifiable.

II — Passage à l’ACTE

La mission d’un tel groupe de recherche appliquée est donc à la fois d’explorer par la recherche de nouveaux horizons et générer des connaissances, mais également d’accompagner et opérationnaliser ces connaissances. Un équilibre entre théorie et pratique doit donc être trouvé.

Versant recherche, le but est d’explorer les facteurs cognitifs et environnementaux modulant les comportements écologiques, et d’appréhender les obstacles à l’émergence de modes de vie et d’organisations plus soutenables. Côté application, il s’agit de mettre ces savoirs, qu’ils soient conceptuels ou méthodologiques, au service de l’action environnementale pour pouvoir faciliter la transition dans les territoires.

collectifscalp.org/projet-ecologie
collectifscalp.org/projet-ecologie
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—Orientation —

Mettre à profit les savoirs en sciences comportementales pour appréhender des problématiques sociétales aussi complexes que celles de la transition écologique soulève des questions autant méthodologiques qu’épistémologiques.
Le périmètre d’application d’une telle approche est ici interrogé pour en délimiter les contours et en préciser la portée.

1- Une approche entre complexité et opérationnalisation

La dimension comportementale de la transition écologique est par nature complexe. En effet celle-ci requiert qu’un nombre important d’individus, dans leur diversité cognitive, environnementale, sociale, interagissant à des échelles d’organisation variées coordonnent leurs modes de vie et de production dans une dynamique respectueuse de l’environnement.

Appréhender aussi souvent et autant que possible cette complexité, dans les contraintes de temps et de moyens dont on dispose, apparaît comme une clé essentielle de l’action écologique. Négliger cette complexité, faire l’impasse sur ces connaissances c’est s’exposer à des effets rebonds indésirables, d’ampleur parfois considérable et même irrémédiables. C’est là sans doute l’essence même de la mission du ACTE Lab, de guider l’action écologique par les connaissances et les méthodes issues de la recherche en sciences comportementales, et révélant d’une part la complexité des comportements individuels ou collectifs en interaction avec leur environnement et de l’autre en facilitant la prise en compte de cette complexité pour guider la planification des stratégies de transition.
De ce point de vue là, le ACTE Lab n’est en soi pas porteur de valeurs ou de buts. Les objectifs sont portés par les acteurs de terrain, seul le cadre de réflexion et d’accompagnement sont eux porteurs de valeurs épistémiques bien définies.

2- Du paternalisme à l’émancipation

Utiliser nos connaissances des mécanismes cognitifs régissant les comportements pour inciter les citoyens à adopter des pratiques environnementalement vertueuses, telle est la tentation lorsqu’il s’agit d’appliquer les sciences comportementales à la transition écologique. A cela trois précautions s’imposent. La première concerne les pratiques vertueuses, la seconde l’incitation et la troisième l’utilisation des connaissances.

Définir une pratique vertueuse d’un point de vue écologique est en soi un exercice délicat. Principalement parce qu’hormis peut-être la sobriété énergétique, précédemment citée, aucune pratique n’est vertueuse dans l’absolu. D’abord parce que toute pratique s’inscrit dans un contexte social ou environnemental, et donc que son changement sera susceptible d’impacter d’autres pratiques ou d’autres aspects du territoire, qui à leur tour pourront avoir d’autres conséquences sur l’environnement. Pour l’exemple, si réduire la consommation de viande peut sembler globalement vertueux, la réduction du nombre d’animaux élevés en plein air peut déséquilibrer les taux de carbone des sols et impacter négativement le climat et/ou la biodiversité. De même on peut aisément imaginer que la réduction de l’apport en viande peut impacter négativement notre régime alimentaire ou pénaliser une culture gastronomique et conduire à un déséquilibre comportemental aux conséquences écologiquement impactantes.

Établir des objectifs de changement de pratiques dans le cadre de la transition écologique nécessite donc une expertise spécifique, passant par une connaissance fine des pratiques actuelles, et de leurs conséquences sur les territoires. Ce n’est qu’une fois cet objectif fixé que les sciences comportementales peuvent contribuer à en identifier les enjeux, et aider par la prise en compte des rouages comportementaux à mieux arbitrer et favoriser une prise de décision pondérée.

Inciter les individus à changer leurs pratiques suggère qu’il est possible de guider les comportements. Or cela n’est possible et éthiquement souhaitable que si les citoyens ont l’intention première de changer leurs pratiques, et qu’ils rencontrent des difficultés à le faire. Bien sûr dans le cas où ceux-ci n’ont pas d’intention préalable de changer, faciliter la compréhension des conséquences, notamment environnementales, de leur pratiques peut mener à une réévaluation de ces dernières. Mais là encore le rôle du ACTE Lab n’est pas d’arbitrer mais de pourvoir les clés de lecture nécessaires et suffisantes pour rendre le plus transparent possible les mécanismes comportementaux en jeu et leurs interactions, pour que soit ensuite ajusté un plan d’action en toute connaissance de cause.

Finalement, les connaissances en sciences comportementales ne sont pas prescriptives en soi. Elles sont descriptives, en principe non-idéologiques et peuvent contribuer à mieux guider l’action écologique en rendant compte de la complexité des problématiques comportementales associées. Les savoirs méthodologiques, et l’approche scientifique en général, permettent eux de piloter l’action, et de s’assurer qu’elle soit la plus ancrée possible dans la complexité du réel.

L’approche du ACTE Lab consiste donc à injecter un maximum de connaissance dans la prise de décision, avec la conviction que plus celle-ci sera informée plus elle prendra en compte les contraintes comportementales. Ultimement cela permettra une meilleure prise en compte des individus, de leurs conditions de vies et de leur diversité.

En résumé il ne peut y avoir de réponses simples aux problèmes complexes qu’à condition d’avoir pris en compte la complexité du système qui produit les comportements écologiques. C’est pourquoi nous allons à présent lister les écueils dont le ACTE Lab doit se garder dans l’opérationnalisation des savoirs pour respecter cette complexité.

3 — Fuir la tentation individualiste

En sciences cognitives, l’échelle de référence est celle de l’individu. D’où la tentation de tout ramener à l’individu alors que la question de la transition écologique est globale et multi-échelle, allant du comportement du citoyen aux systèmes d’organisation de la société dans laquelle il s’inclut. Dès lors, comment peut-on faire justice au poids de l’individu sans l’abstraire des facteurs qui l’influencent ? Deux réponses complémentaires peuvent être apportées à ce problème.

D’abord, puisqu’il s’agit là d’un système complexe, les influences entre les échelles sont nombreuses, et multi-latérales. Considérer que l’échelle micro influence l’échelle macro fait pleinement sens si l’on considère les influences bottom-up (micro > macro) au moins équivalentes à celles top-down (macro > micro). De fait, les recherches extensives sur la cognition sociale montrent l’ampleur de l’influence qui s’exerce entre l’individu et son environnement social, ce aussi bien à l’échelle locale (imitation, transmission) que globale (normes sociales, intelligence collective). Ainsi, les systèmes, économiques, politiques, reposant en partie sur les comportements individuels, la marge d’influence est en théorie importante pour l’individu (production/consommation, représentation/démocratie). Notons d’ailleurs que ces changements de comportements peuvent-être opérés à différents niveaux d’organisation de ces systèmes (employés/managers, citoyens/représentants), ce qui peut considérablement accroître leur impact au niveau macro, et d’autant plus s’ils sont coordonnés ou engagés collectivement.

Ensuite, le programme porté par les sciences cognitives a pour ambition de naturaliser les mécanismes produisant les comportements humains, ce qui le rend en théorie parfaitement compatible avec les autres sciences comportementales partageant cette approche, et notamment celles étudiant les comportements collectifs et les phénomènes sociaux comme la sociologie. Le fait que ces différentes questions soient traitées dans un cadre commun, permet d’éviter le piège de l’individualisme.

Tourné vers l’opérationnalisation, ce programme en sciences comportementales appliquées doit dépasser le produit des travaux en sciences cognitives uniquement, et viser à être avant tout scientifique, et multidisciplinaire ; se munissant de l’approche qui semble la plus adaptée en fonction de l’angle avec lequel une problématique complexe est abordée.

4 — Éviter le piège du réductionnisme

Le piège du réductionnisme est étroitement lié à celui de l’individualisme. Il consiste à vouloir limiter l’approche des comportements écologiques à un seul facteur. Dans le cas de l’individualisme il s’agirait de rester au niveau de l’individu et d’oublier tous les autres niveaux. Il est pourtant clair que la transition écologique doit être pensée aussi bien au niveau du collectif que de l’individu, de la technique que de l’usage, des cellules familiales que du pays, l’approche comportementale doit donc embrasser cette complexité.

La cible de l’action devra donc être multiple. Il peut s’agir des individus eux-mêmes, dans leur diversité et leur niveau de responsabilité, de leur environnement physique, de la planification de l’organisation des territoires. En effet les acteurs de terrain à qui se destinent ces apports des sciences comportementales peuvent être des décideurs publics comme des décideurs privés, des individus comme des collectivités.

Prenons pour exemple les décideurs publics. Leurs politiques publiques typiquement ont pour but d’intervenir à un niveau macro, pour épauler les citoyens à un niveau plus micro. Les sciences comportementales peuvent donc guider l’action publique et ainsi permettre d’aider les individus à s’abstraire des multiples manipulations involontaires (due à leur ressources attentionnelles et cognitives limitées) comme volontaires (le marketing en est un exemple) qui jalonnent leur quotidien et les empêche, malgré leur volonté, d’opérer ces changements vers des modes de vies écologiquement soutenables.

Mais l’action publique, centrée sur les pratiques, reste limitée et ne peut pas se substituer aux multiples échelles et types d’actions déployées en parallèle au niveau des organisations et des structures. De même que cette approche doit s’accompagner du développement de mesures éducatives et d’accompagnement par la pédagogie et le développement de l’esprit critique permettant de favoriser l’autonomie mentale de chacun ; et auxquelles les sciences comportementales peuvent pleinement contribuer.

5 — Concilier les temporalités et optimiser l’impact

Le temps de la recherche et celui de l’action de terrain sont souvent en opposition, mais lorsque l’urgence écologique est décrétée, il devient d’autant plus difficile de concilier le temps de l’analyse et celui de l’intervention. Face à l’injonction d’agir s’impose alors celle de l’efficacité. Cette efficacité consisterait, dans une démarche de recherche appliquée, à mobiliser dans un premier temps un maximum de connaissances pertinentes sur le problème cible pour ajuster le tir, et dans un second temps à tenter de retirer le plus d’information possible sur l’impact dans le réel des actions et programmes proposés, afin de réajuster si nécessaire.

Ce processus incrémental est au coeur de l’approche comportementale de l’action publique précédemment citée, qui établit une liste de préconisations pour tenir l’équilibre de la rigueur face à l’urgence. Dans un impératif d’efficience, imposer un temps de latence entre l’intention et l’action devient même crucial. Et c’est là aussi un rôle que le ACTE Lab doit jouer : tenter d’accorder le temps de la science et celui de la société.

Optimiser l’apport des sciences comportementales à l’action de terrain doit également passer par une capacité accrue de soutien à ses acteurs. Ceci peut être achevé de deux manières complémentaires. Tout d’abord par l’accroissement de la capacité d’action de cet organisme de recherche appliquée et du nombre de ses membres. Ensuite, par la formation des acteurs de terrain eux mêmes à l’approche scientifique et comportementale afin d’assurer une autonomisation ainsi que le développement d’une certaine forme d’indépendance vis à vis du ACTE Lab.

6 — Ajuster la place de la science dans l’action

L’action écologiste étant souvent appuyée sur trop peu de données objectives, surtout lorsqu’il est question des comportements, il semble dès lors raisonnable de prendre en compte le maximum d’informations dont on peut disposer pour accroître notre niveau de confiance, et optimiser la prise de décision. A ce titre, l’approche scientifique de la prise de décision, consiste bien à favoriser la multiplicité des faisceaux de preuves obtenus par plusieurs types d’approches et d’analyses. Cependant, si la convergence des observations représente un critère de décision suffisant pour motiver l’action, il serait également tentant de conclure que les connaissances scientifiques sont les seules qui peuvent nous mener aux actions optimales.

Or, aux échelles de temps qui nous intéressent, l’étendue ce que la science peut expliquer ainsi que la précision des connaissances qu’elle génère, sont limitées. La cartographie des comportements, et l’exposition des interactions qui les régissent sont une source précieuse pour guider l’action, mais le recours aux sciences cognitives ne suppose pas qu’elles soient le seul critère ou le critère ultime qui oriente la prise de décision.

S’il est évident que les connaissances et outils d’analyse scientifique des comportements (données numériques, sondages, enquêtes, observations de terrain, entretiens) ont beaucoup à apporter, il est exclu qu’ils soient en mesure d’apporter suffisamment d’éléments pour optimiser la transition. Les savoirs empiriques occupent une place centrale dans la démarche, par les connaissances, parfois non formalisées (intuitions pas systématiquement capturables par l’analyse) qu’ils portent mais aussi par les approches et techniques dont les acteurs de terrain disposent.

Les sciences comportementales constituent donc à ce titre une des clés, nécessaire mais loin d’être suffisante, de la transition. Créer un espace d’acculturation et de formation mutuelle est donc primordial pour respecter les différents types de savoirs, reconnaître les expertises pour enfin faciliter les échanges de connaissances et favoriser l’émergence d’approches hybrides.


Résolution de problème par la recherche (citoyenne) appliquée

Thibaud Griessinger

Written by

PhD Cognitive Neuroscience. Improving Sustainability through Behavioral Science. http://collectifscalp.org

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