
Le contenu de l’internaute est sacré : il doit être protégé.
même quand c’est une recette de cuisine.
Envie de parler de Recipay.com , le projet qui animent moi et Victor mon associé depuis plus d’un an, envie de vous dire que je ne supporte plus de voir la contribution internaute bafouée, détournée et tout simplement volée, que nous sommes encore plus motivés et déterminés à valoriser cette contribution.
Je ne reviendrais pas sur ce qu’est notre projet Recipay.com, si vous voulez en savoir plus notre dossier de presse est ici.
Dés le départ c’était clair : la recette de cuisine sur internet n’a pas de cadre légal. C’est un problème, à part la photo, rien n’est vraiment protégé : c’est un drame. Ça parait exagéré ? Faire un petit plat à la maison ça prends pas forcément longtemps et on ne fait pas trop attention à la présentation.
Mettre une recette sur son site perso, son petit blog ou sur sa page Facebook peut demander parfois une demie journée de travail.
Je vois régulièrement des amis blogueur ou blogueur culinaire qui se plaignent de ces gens qui créér des blogs ou des sites en copiant-collant leurs contenus, en se “disant” que ce “n’est pas grave”, le tout garnis de publicités en tout genre histoire de profiter du monstre Google ou d’un égarement d’internaute. C’est bas, lâche, digne d’une personne qui , surement trop malheureuse dans sa vie pour tenter d’apporter une pierre positive dans la société a décidé de devenir un voleur. Les blogueurs tentent différentes choses, vont rarement au tribunal, ils vivent avec.
Faire une recette de cuisine que l’on soit un blogueur culinaire AAA ou bien un tout petit blogueur ou juste une personne sur Facebook, ça prend du temps, de la préparation…de l’argent!!
Parfois ce sont des sociétés,ou des marques qui n’hésitent pas à user du copier-coller…
Je crois qu’on était à un mois de notre lancement quand une grosse affaire est apparue dans la blogosphère culinaire : une grande marque ayant décidée de créer un énorme site de recettes n’a pas hésité à réquisitionné des employés pour copier-coller un maximum de recettes… le poteau rose est arrivé aux oreilles des blogueurs, et là c’est le drame, le copier-coller était devenu industriel, le travail de tous ces internautes s’est retrouvé sous la bannière d’une marque gratuitement, sans consentement, et avec comme toute réponse : “on a mis un lien vers votre blog”.
Il y a eu une pseudo réunion, il y avait un avocat dans la salle. Au final, ils ont enlevé les recettes, ils revoient leurs copies. L’époque du spectre de la “visibilité échangée” est terminée. Le contenu vaut quelque chose. Le data a de la valeur, sinon pourquoi autant le convoiterait? De plus mettre un “lien” n’excuse rien, sans autorisation de son auteur il ne faut rien copier.
La plus grande hypocrisie étant de croire que ce n’est pas “grave” que ce n’est qu’un “copier-coller”, “que vont-il faire? nous coller un procès?”
- mec, tu t’es servi dans mon frigo, tu bois ma bière sur mon canapé, tu crois sérieusement que je vais me laisser faire?
Que font les sites de la contribution internaute gratuite
aujourd’hui ?
Et puis il y a les rois de la communauté, certains sont plus “fair” que les autres. Vous avez les Youtube : il ne faudra pas beaucoup de vidéo ou de vues pour vous être contacté et avoir la possibilité de toucher un pourcentage sur les pubs affichées dans vos contenus.
A l’époque où j’ai créé IntrudersTV, on avait ce genre de deal avec plusieurs régies, je trouvais ça très motivant, on partageait les bénéfices c’est normal que nos contenus soient diffusés chez eux. Il y a des gens qui font ça aussi, vous vous souvenez d’overblog? (je ne sais plus si ils le font encore) mais les utilisateurs pouvaient gagner de l’argent sur leur blog, ça changeait tout, les gros skyblog ne comprenaient pas pourquoi rester sur leur plateforme bourrée de pub sur lesquels ils ne touchaient rien. Ce n’est pas lié au hasard si Overblog est le succès qu’il est aujourd’hui : ils respectent le contenus.
Et puis il y a les autres, dans l’univers de la cuisine, mais partout également, vous avez les acteurs qui vont accepter le contenus que vous postez qui vous dépouilleront dans leurs CGU de votre propriété intellectuelle sans oublier de la vendre à des marques… mais en fait non ils mettront un beau “watermark” dessus. Au final, ni contributeur ni marques gagnent. Encore une fois, l’internaute malgré la démocratisation des outils (de facebook en passant par twitter ou ailleurs) il n’est jamais chez lui tant qu’il est pas sur sa plateforme…
…ou que l’on se décide à être claire avec lui et de lui acheter son contenu
fais aux autres ce que t’aimerait qu’on te fasse.
Moi ça fait 10 ans que je créé du contenu, évidemment qu’on achète toutes les recettes qui sont en ligne sur Recipay.com. C’est le concept, mais c’est aussi notre principe fondateur. On a envie de s’éclater autour de la bouffe, mais surtout on a envie de dire à notre communauté qu’on est des partenaires, qu’on profite pas du contenus gratos, mais que l’on va l’acheter.
On a créer une licence pour donner un cadre
Evidemment il faut aller plus loin que acheter le contenu, il faut le revendiquer comme contenu internaute, sortir la bannière et hisser haut le drapeau du contributeur, car si on l’a acheté, c’est que le contenu est de qualité, que son auteur mérite à être connu, c’est normal que notre licence “oblige” son détenteur a toujours citer l’auteur, et à toujours citer sa provenance. Et c’est génial car c’est vertueux.
les gens sont récompensés et cités, mais surtout ils sont protégés, on vérifie chaque contribution, quand elle est publiée, cette publication est passée à travers un nombre d’outil et de vérification qui garantissent son originalité. On a passé parfois quelques coups de fil pour savoir si cette recette qu’on avait repéré ailleurs était bien légitime ou pas… et surtout on ira au tribunal pour nos contributeur, on ira au tribunal pour chaque fraude constatée, car le temps du libre-service dans les contributions internautes est terminée, le hold-up est fini.
Les prochaines stars du web ne seront pas des Geeks. ça va être génial.
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