Moïse Katumbi et sa toile secrète de relations menées par George Soros

Par Bill Meierling

Alors que le Président Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC) prépare son pays et son gouvernement pour les prochaines élections nationales libres et équitables du Congo, certains des groupes d’opposition avec lesquels il a travaillé pour mettre en place le vote de l’an prochain s’organisent avec des forces puissantes à l’extérieur de la RDC qui déploient des millions de dollars en devises étrangères pour influencer les résultats de ce vote, porter atteinte à son intégrité et bénéficier financièrement de ses conséquences.

Moïse Katumbi, l’opposant politique exilé de Kabila — un multimillionnaire qui a fui le pays après avoir été déclaré coupable de fraude financière liée à une affaire immobilière illégale — s’est mis à l’abri et a cherché à obtenir une crédibilité internationale lors de réunions secrètes avec des responsables américains à Washington, D.C. Pendant ces rencontres, Katumbi s’est présenté comme un courtier honnête et altruiste, promettant la paix et la prospérité au Congo. Mais son message ne reflète pas son mobile. En exil, Katumbi a cherché des liens plus étroits avec des riches financiers étrangers qui profitent de l’instabilité et de l’insurrection en cours au Congo, principalement par le biais de manipulation de devises.

La version de Katumbi de la prospérité du Congo concerne surtout Katumbi lui-même et ce groupe hautement interconnecté et étroitement uni, dirigé par George Soros. Avec un net estimé à plus de 100 millions de dollars et des intérêts participatifs dans plusieurs entreprises, notamment l’équipe de football la plus connue de la RDC, Katumbi — malgré son exil — dispose d’un réseau et d’une plateforme qui lui permettent de se promouvoir et d’affaiblir le gouvernement élu actuel du Congo, les dirigeants qui ont obtenu une paix durable entre les factions rivales au Congo il y a près de deux décennies, un groupe auquel Katumbi lui-même était affilié jusqu’en 2015. Le football est l’une des rares passions partagées du peuple congolais et qui peut mieux exploiter et rediriger la ferveur des supporters de l’équipe que son propriétaire. Mais les intérêts financiers de Katumbi sont mieux servis en étant à l’intérieur du pays, donc, selon le scénario habituel de Soros, Katumbi est discrètement en train de rassembler une masse d’argent pour déstabiliser le pays, lui permettant ensuite d’y retourner. Soros a gagné des milliards en s’ingérant dans les élections partout dans le monde — y compris aux États-Unis. Il se consacre à promouvoir un programme progressiste et de gauche fortement partisan et à profiter du chaos et de crises à l’étranger. En tant que principal bailleur de fonds de 172 organisations financées par Democracy Alliance, le réseau américain de Soros soulève des questions et fait part de son scepticisme envers le recensement et la validité du redécoupage, comme il est en train de le faire avec son réseau en RDC.

Soros et ses organisations philanthropiques affiliées sont fortement impliquées dans le financement et la promotion d’un sentiment mondial d’opposition au Président Kabila et d’une critique du gouvernement de la RDC. Soros, son fils et plusieurs personnes qui travaillaient avec lui avant servent de syndics et de leadership pour l’International Crisis Group, dont les experts politiques réclament l’intervention américaine dans le processus d’autonomie et de détermination du Congo. L’Institut de Coopération internationale de l’Université de New York, entité mère du Groupe d’étude sur le Congo, a reçu un financement important des groupes affiliés de Soros et un membre de son conseil consultatif sert également en tant qu’administrateur responsable du Comté à Kinshasa pour l’OSISA, l’Initiative pour une société ouverte en Afrique du Sud de Soros. Mvemba Phezo Dizolele, un professeur d’études africaines aux États-Unis qui a notamment critiqué le Président Kabila, était auparavant blogueur pour l’OSISA. L’entité mère précédente de l’Enough Project, un projet issu du Centre américain pour le progrès, a été lourdement financée par Soros et ses fondations Open Society. Soros est même allé jusqu’à envoyer des journalistes, qui travaillaient précédemment pour des organes de presse comme NPR et PBS, afin qu’ils utilisent leur plateforme pour lancer de fausses nouvelles au sujet du gouvernement actuel.

Le peuple congolais aspire à la paix et à la prospérité promises par Katumbi mais Katumbi ne peut pas les leur apporter avant d’avoir d’abord marqué une victoire pour son plus grand fan, George Soros.