Glyphosate dans les couches : 4 marques à surveiller

Par Marine Tesse, journaliste upday France

“60 millions de consommateurs” a publié jeudi l’édition 2018 de son étude sur la composition chimique des couches pour bébés… dont les agents potentiellement cancérigènes comme le glyphosate, les dioxines et autres perturbateurs endocriniens en puissance. (Black)list.

Malgré le tollé de la diffusion, en février, de la liste des mauvais joueurs de la couche-culotte dont la star Pampers par “60 millions de consommateurs”, les enseignes ne se sont pas toutes mises au diapason des recommandations sanitaires. D’après la nouvelle étude publiée ce jeudi par l’association, un tiers des produits testés -soit 4 sur 12-, contiennent toujours un ou des résidus douteux. Même si de gros efforts ont globalement été fournis. Il y a six mois, pas moins de 10 marques sur 12 se voyaient rappelées à l’ordre.

Mais les auteurs du test n’en appellent pas moins, cette fois encore, aux industriels pour qu’ils inscrivent sur leurs paquets la composition exacte des produits. Et demandent une réglementation plus stricte en ce sens.

Attention toutefois à ce que les résultats de l’enquête ne mènent pas à la psychose nationale : “Les teneurs en substances indésirables restent très faibles. Le risque sanitaire est donc minime a priori, même s’il ne peut être écarté, surtout pour le glyphosate”, tempère “60 millions de consommateurs”.

1. Mots d’enfants (Leclerc) : un pas en arrière

À la “grande surprise” de l’association, la marque du distributeur -qui s’était illustrée par des couches blanches comme neige en février-, fait un pas en arrière. Franceinfo enfonce le clou ce jeudi, pointant “des composés organiques volatils”, ces polluants pouvant entraîner des irritations de la peau, des muqueuses et du système pulmonaire. On ne peut toutefois enlever aux langes Leclerc qu’ils sont bon marché : 23 centimes la couche environ.

2. Pommette (Intermarché) : la mascotte en prend pour son grade

La marque-phare d’Intermarché, qui l’encense à grand renfort de spots publicitaires depuis quelques années, est cette fois dans le viseur de l’association. En cause : des résidus de glyphosate.

3. Lotus : cher et chimique

La célèbre marque de produits hygiéniques est, elle aussi, épinglée pour des résidus de glyphosate. Lotus Baby n’en affiche pas moins une couche à 32 centimes environ.

4. Lillydoo, pas si doux

Lillydoo se voit pointée du doigt : le glyphosate encore. La marque des couches coquettes assure pourtant sur son site que ses produits sont “hypoallergéniques et fabriqués exclusivement avec des substances respectueuses de la peau”.

Love & Green : le bénéfice du doute

L’enseigne bio friendly s’est aussi laissée tenter par le chimique. A sa décharge, interrogée par l’association, Love & Green a assuré avoir changé de sous-traitant, promettant que la référence testée est désormais “en fin de commercialisation”.

Tapis rouge pour Pampers et Joone !

Pampers, le géant de l’hygiène pour bébé, a tiré les leçons du fiasco de février. Aucun produit potentiellement toxique n’a été détecté dans ses couches cette année.

Le magazine déroule également le tapis rouge à Joone, classée “meilleure couche” de l’essai. Auto-proclamées “saines, stylées et Made in France”, elles figurent malheureusement parmi les plus chères du marché : près de 36 centimes pièce environ.

Lire : l’enquête intégrale de “60 Millions de consommateurs” (payant).