[Phase 1] Exploration Fonctionnelle et technologique

Cet article fait partie d’une série concernant la méthodologie de développement de produits dite méthode 5P, mise en place dans l’encadrement des projets au sein d’Usine IO.

Rappel sur la phase 0

La phase 0, intitulée « veille et exploration », est une description de votre concept de produit. Vous avez défini une « expérience utilisateur », c’est-à-dire les scénarios d’usage de votre produit : À quel type d’utilisateur s’adresse-t-il et quels services rend-il à ce dernier ? Comment cet utilisateur l’utilise-t-il concrètement ?
L’idée ici est de coucher sur le papier la raison d’être de votre produit, ce à quoi il sert, à qui il s’adresse et comment il est censé fonctionner idéalement en faisant abstraction des aspects techniques et technologiques.
(Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter à l’article sur la phase 0 et aux formulaires que l’on vous propose de remplir pour encadrer votre réflexion.)

Phase 1 : « Exploration Fonctionnelle et technologique »

1. Explorer l’univers autour de votre produit

Nous avons appelé cette phase 1 « exploration fonctionnelle et technologique » car maintenant que vous avez défini précisément et de manière abstraite les grandes lignes qui constituent l’essence même de votre produit, il s’agit de faire un premier pas dans sa réalisation en allant explorer concrètement les possibilités qui s’offrent à vous et d’aller vous confronter à la réalité : échanger avec des utilisateurs potentiels, définir quelles technologies répondent le mieux au développement de votre produit, voir ce qui se fait déjà sur le marché et chez vos concurrents, s’entourer de spécialistes si nécessaire, faire une maquette, etc.

Mettre l’utilisateur au cœur du développement de votre produit

Parce que vous avez défini quelles étaient les fonctions de votre produit et quels en étaient les utilisateurs types, il est intéressant à ce stade — si vous ne l’avez pas déjà fait — d’aller rencontrer au moins l’un de ces utilisateurs pour discuter de votre projet et voir quels sont ses besoins et ses demandes.

Cela vous permettra de réviser ou de compléter la liste des fonctions que votre produit est censé avoir. Par exemple, si votre produit a un lien avec le monde agricole ou les conducteurs de taxi, il est utile d’aller rencontrer un agriculteur ou un chauffeur pour voir si les fonctions de votre produit, définies au préalable par vos soins, sont pertinentes.

Est-ce qu’elles correspondent bien aux besoins de ces utilisateurs potentiels ? À leurs pratiques quotidiennes ? Discuter avec eux vous permettra peut-être d’affiner certains paramètres, d’inclure certaines fonctions auxquelles vous n’aviez pas pensé, de prendre en compte de manière plus précise certaines exigences liées à leur environnement de travail (comme par exemple la nécessité pour votre produit d’être plus résistant au froid, à la chaleur, à l’eau, à un certain type d’environnement, trouver une source d’alimentation, etc.)

Rencontrer un seul utilisateur peut suffire à ce stade mais nous vous recommandons de garder en tête l’importance de l’échange qui doit exister entre vous et ces utilisateurs. Plus vous avancerez dans le développement de votre produit, plus il est important de rencontrer et de faire tester votre produit par un nombre croissant d’utilisateurs. La nécessité de ce retour d’utilisateur est une ligne directrice que vous rencontrerez à chaque phase de notre méthodologie. Il faut considérer ces utilisateurs comme vos futurs clients potentiels. On parle dans le milieu de « prospects » et « d’adopteurs précoces » (early adopters) de votre produit. Passer du temps avec eux, échanger, les écouter et agrandir votre réseau d’utilisateurs tout au long du développement de votre produit est capital car ce sont eux qui, à terme, feront que celui-ci fonctionnera techniquement et sera un succès commercial !

Identifier les technologies qui vont réaliser les fonctions définies

Maintenant que vous avez une liste bien définie de toutes les fonctions présumées de votre produit, il s’agit pour vous d’identifier leur faisabilité technique. En d’autres termes, il faut que pour chacune de ces fonctions, vous déterminiez quelle est la technologie correspondante la plus adaptée.

Posez vous les questions suivantes : ces technologies existent-elles ? Si c’est le cas, êtes-vous compétent en la matière ? Si vous pensez qu’elles n’existent pas ou qu’elles ne rentrent pas dans votre champ de compétence, où pouvez-vous trouver un système analogue ? Où chercher les informations nécessaires ? Quels sont les spécialistes dans ce domaine ?

Les choix technologiques que vous allez faire revêtent une grande importance. Ils vont avoir des conséquences sur le coût de développement de votre produit et sur le temps qu’il vous sera nécessaire pour le finaliser. De plus, quand celui-ci sera commercialisé, ces choix auront également un impact sur son prix et donc sur votre marge et vos bénéfices possibles.

Aussi est-il intéressant de vous poser la question suivante : « Aujourd’hui, je pense utiliser telle technologie mais qu’est-ce que cela me coûterait et m’apporterait d’utiliser telle autre ? » La réponse à cette question dépend surtout de vos compétences (et de celles de votre équipe). C’est au cas par cas car il se peut en effet que vous ayez tout intérêt à utiliser une technologie précise que vous maîtrisez bien. Mais il peut également s’avérer judicieux de prendre le temps de vous former à une technologie que vous ne maitrisez pas encore (parce qu’elle concerne un domaine connexe à votre activité ou parce qu’elle est nouvelle) et qui, à moyen terme, vous fera gagner du temps et diminuera le coût de production de votre produit.

Il faut garder à l’esprit que dans le domaine de l’innovation, utiliser des technologies nouvelles ou récentes (ou qui ne sont pas encore dépassées) présentent de sérieux avantages qui ne doivent pas être négligés et qui sont toujours utiles à prendre en considération pendant cette phase d’exploration technologique.

Reverse Engineering

Pour vous aider à déterminer avec certitude les technologies dont vous avez besoin ou pour comprendre celles qui s’en rapprochent le plus, il est important d’aller explorer les technologies existantes en lien avec celles que vous allez développer pour votre produit. Cela a tout d’abord un intérêt technique car cela vous permet de faire un point sur la façon avec laquelle d’autres concepteurs ont résolu les difficultés qui se sont posées à eux. Mais cela vous informe également sur le positionnement de votre futur produit sur le marché des technologies.

Il n’existe pas de produit qui n’a pas de concurrence. Même si votre projet est innovant, à partir du moment où il répond à des besoins chez l’utilisateur, c’est qu’un marché existe déjà, même si la technologie utilisée n’est pas la même. Celui qui pense ne pas avoir de concurrents a bien souvent omis de se poser certaines questions-clés ou n’a pas poussé assez loin ses recherches sur le sujet.

Le but de la rétro-ingénierie (ou « reverse engineering ») est donc d’étudier ce qui se fait chez vos concurrents. Concrètement, cela consiste à aller acheter les produits concurrents au vôtre pour analyser comment ils sont fabriqués et conçus. Cela vous aide à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la technologie qui vous intéresse : pourquoi l’ont-ils utilisée ? Quelles en sont les avantages et les inconvénients ? Est-ce la seule qui permette de remplir les fonctions de ce type de produit ? Avez-vous intérêt à utiliser la même technologie ou une autre ?

Analyser les technologies des produits de vos concurrents vous permet également d’avoir une idée de leurs limites : « Ils utilisent telle technologie qui a tel défaut », et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour votre produit : « Je vais proposer une autre technologie qui n’aura pas cet inconvénient ou qui remplira telle nouvelle fonction. » Cela vous donne également des indications sur l’évolution de leurs produits : « Ils vont sûrement essayer d’améliorer tel aspect qui est défaillant » ou encore : « Ils ont intégré telle technologie pour permettre à leur produit de s’adapter et proposer tel service à leurs clients dans les mois à venir. »

Le reverse engineering peut donc s’avérer être une méthode précieuse pour vous aider à proposer un produit original et nouveau, adapté au besoin des utilisateurs. Cela vous permet d’anticiper et donc de prendre de vitesse vos concurrents. Dans cette optique, et toujours afin de préciser quel sera le positionnement de votre produit sur le marché, allez rencontrer les utilisateurs des produits concurrents au vôtre, ainsi que les personnes qui les commercialisent.

Toutes ces informations vous permettent d’affiner vos choix technologiques et la stratégie de développement de votre produit. Elles visent à abattre toutes les barrières potentielles au succès de votre produit et à sa commercialisation.

Propriété intellectuelle et brevets

Quand vous avez identifié les technologies nécessaires à votre projet, vous devez faire une recherche pour savoir si elles sont tombées dans le domaine public, si elles sont accessibles librement, ou si elles sont brevetées.

Si vous allez utiliser une technologie déjà existante, renseignez-vous pour savoir si elle est brevetée ou non. Si vous pensez avoir trouvé une nouvelle technologie, êtes-vous certain que quelqu’un d’autre ne l’a pas découverte avant vous et qu’un brevet n’a pas déjà été déposé ?

Ne pas empiéter sur un brevet déjà existant vous évitera lors de la commercialisation de votre produit d’avoir des déconvenues, de subir des réclamations et des actions en justice de la part de son dépositaire.

La manière la plus simple de se renseigner sur le sujet est de faire une recherche sur Internet via « Google Patents » ou encore « Espacenet ». Si un doute subsiste sur la question, vous pouvez également faire appel à un cabinet de conseil en brevets qui, pour une prestation environnant les 1 500 euros, sera en mesure de vous donner une réponse fiable.

L’approche brevet peut également être une stratégie de conception de votre produit. En effet, en identifiant les différentes technologies existantes sur le marché et les fonctions spécifiques qu’elles remplissent, vous pouvez être amené à vous dire : « Je vais développer une nouvelle technologie pour faire autrement et déposer un brevet. »

Dans ce cas, vous devez centrer vos efforts pour développer cette nouvelle technologie et être en mesure de la tester rapidement, de la valider et de la déposer à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).

Besoin de compétences complémentaires

Le nombre de technologies est très important et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver et de tout connaître. Pour mener à bien cette exploration technologique, il est donc nécessaire d’évaluer vos éventuels besoin de compétences complémentaires : qu’est-ce que vous connaissez bien ? Y a-t-il des questions que vous vous posez et auxquelles vous ne trouvez pas de réponses ? Où vous renseigner ?

Il se peut en effet que vous ne maîtrisiez pas la technologie la plus adaptée à certaines fonctions que votre produit est censé remplir. Il se peut également que pour remplir une même fonction, il existe différentes technologies. Il est alors important de pouvoir s’entourer de spécialistes, de personnes dont c’est le métier et qui pourront vous répondre sur les différents aspects techniques qui vous posent problème, vous expliquer les limites, les contraintes et les avantages des technologies que vous aurez sélectionné.

La première chose à faire est bien évidemment d’aller consulter les spécialistes de votre carnet d’adresse mais aussi d’exploiter les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn. N’hésitez pas à entrer en contact avec certains professionnels que vous trouverez ainsi sur la toile et proposez-leur de les rencontrer. Prenez le soin de leur expliquer ce qui motive votre rendez-vous et de préparer des questions précises.

Si vous ne l’avez pas déjà fait avant, allez visiter les Salons qui vous semblent pertinents, vous pourrez alors poser des questions à certains exposants, prendre des contacts et vous faire une idée plus précise de la concurrence et de ce qui se fait sur le marché. Si le salon est passé, allez voir sur son site internet les exposants qui étaient présents et allez rencontrer ceux qui vous paraîtront les plus aptes à répondre à vos questions.

N’hésitez pas à entrer en contact avec des compagnies comme la nôtre. Usine IO est faite pour vous accompagner, répondre à toutes vos questions et met à disposition pour ses adhérents son carnet d’adresse d’experts en poste dans l’industrie, de chercheurs en laboratoires, de freelances, d’agences, de bureaux d’études, de sous-traitants, etc.

2. Explorer les technologies choisies

Vous avez sélectionné les technologies qui semblent les plus adaptées à votre projet, il s’agit maintenant de pousser votre recherche pour comprendre comment elles vont répondre exactement aux fonctions spécifiques de votre produit. En premier lieu, il est donc important pour chacune d’entre elles de tester leur bon fonctionnement.

Recherche de fonction sur étagère

Il s’agit ici d’économiser du temps et de l’argent en allant utiliser des technologies, des composants et des produits qui existent déjà, qui marchent bien (et que vous n’aurez donc pas à bricoler ou arranger) et dont le but, à l’origine, n’est pas de remplir les fonctions que vous recherchez mais qui peuvent malgré tout être utilisés à ces fins-là.

Par exemple, dans le domaine de la mécanique, vous allez acheter, dans une casse à bas prix, un cardan de voiture qui vous servira à articuler deux pièces de votre produit. En électronique, si votre produit requiert une communication sans fil, vous allez trouver le nécessaire en vous procurant un module Bluetooth déjà assemblé.

Toutes les solutions sur étagères que vous trouverez vous serviront à compléter vos maquettes.

Maquettage

À ce stade, il ne s’agit pas de réaliser une maquette de la totalité de votre produit, mais de chacune des technologies que vous voulez utiliser. Un peu comme si vous disposiez des pièces de lego entre elles, il s’agit ici de disposer les composants et les outils technologiques qui répondent aux fonctions de votre produit. La taille et les dimensions de ces composants importent peu ici, ce qui compte c’est que votre maquette montre le principe qui régit le rapport entre les technologies utilisées et les fonctions qu’elles doivent remplir.

Pour ce faire, vous pouvez commander des kits de développement de la technologie en question s’ils existent. Si ce n’est pas le cas, démontez un produit existant et réutilisez les composants que vous jugerez utiles pour en faire un kit fonctionnel. Si aucune de ces deux solutions n’est possible, il vous faut le construire vous-même (cette dernière hypothèse est toutefois assez rare). L’idée ici est de rassembler tous vos “échantillons” technologiques, de les faire fonctionner individuellement pour tester s’ils répondent bien aux fonctions recherchées et d’être en mesure d’expliquer comment, théoriquement, ils vont fonctionner tous ensemble.

Par exemple, si certaines fonctions de votre produit doivent s’activer quand l’utilisateur appuie sur un bouton, vous pouvez acheter des kits pour avoir sous la main tous les différents types de boutons qui existent sur le marché (boutons capacitifs, à contacteurs, etc.). Cela vous aidera à vous faire une idée de ce qui sera le plus adapté à votre produit.

Dans le cas où il existe différentes technologies pour la même fonction (comme dans l’exemple des boutons), faites une maquette pour chacune d’entre elles, cela vous aidera à faire un choix.

Réaliser une maquette vous permet d’essayer les technologies, d’en comprendre les limites et de vérifier si elles permettent de remplir les fonctions précises que vous avez définies pour votre produit.

Si vous rencontrez des difficultés techniques dans sa réalisation, faites appel à votre réseau de professionnels et d’experts.

Esquisse

Maintenant que vous avez une idée des technologies précises à utiliser, vous pouvez commencer à définir approximativement quelle sera la taille, les dimensions, les formes de votre produit. Faites une planche de tendance : rassemblez sur une feuille de papier les matières, les couleurs, les tailles et les thèmes qui vous plaisent. Cela vous aidera à concevoir de manière plus précise le style et le design de votre produit.

Cette esquisse finie, allez la présenter à vos utilisateurs-clés. Cela les aidera à se faire une idée de l’apparence de votre produit. Notez et tenez compte de toutes les remarques qu’ils vous feront et que vous jugerez pertinentes.

Faire sauter les verrous technologiques

Faire une maquette vous a normalement permis de passer en revue toutes les technologies possibles pour le développement de votre produit et de vous confronter aux problèmes techniques qui leur sont propres. Avec l’aide éventuelle de votre réseau de professionnels et d’experts, vous avez mieux compris les tenants et les aboutissants de chacune d’entre elles et vous êtes en mesure d’apporter une solution à toutes les difficultés rencontrées préalablement.

Élargissez votre réseau

Vous êtes en contact avec des utilisateurs pour avoir un retour d’expérience sur les fonctions de votre produit. Vous êtes éventuellement en relation avec des experts et des professionnels pour vous aider sur certains aspects techniques.

Il est temps maintenant de vous pencher sur les autres domaines et secteurs qui vont vous permettre de faire un pas de plus dans la finalisation de votre produit.

Commencez à développer un réseau de fabrication, de prototypage, de fournisseurs, de distribution, de financement, d’investisseurs potentiels (nous reviendrons sur ce point en phase 3).

Si ce n’est pas déjà le cas, est-il nécessaire pour vous de monter une entreprise pour mener à bien la suite de votre projet ?

Commencez à réfléchir à toutes ces questions, à prendre des contacts, à rencontrer des acteurs-clés dans ces différents domaines. Ils sont essentiels pour les prochaines étapes du développement de votre produit.

3. Validation

Des fonctions par l’utilisateur

Une fois votre maquette finie, il est nécessaire d’aller la présenter à vos utilisateurs pour leur expliquer le fonctionnement de votre produit, les fonctions qu’il remplit et de recueillir leurs avis, suggestions et critiques.

N’oubliez pas qu’il peut y avoir plusieurs types d’utilisateurs selon le produit que vous proposez. Par exemple, si celui-ci est en lien avec les fonctions et les technologies des ascenseurs, vous aurez trois utilisateurs-clés à aller consulter : la personne qui installe les ascenseurs, celle qui en assure la maintenance et l’utilisateur final qui monte dedans.

Il s’agit ici de valider toutes les fonctions que votre maquette présente auprès de vos utilisateurs-clés.

Des technologies par des experts techniques

Vous avez entretenu un dialogue avec des experts techniques et scientifiques qui ont pu répondre à vos questions et vous aider éventuellement pour faire votre maquette. Vérifiez avec eux que les technologies que vous présentez avec votre maquette finie ne posent pas de problèmes.

Continuez d’élargir votre réseau de professionnels (identifier les sociétés qui fabriquent les technologies en question, celles qui les exploitent).

Éclaircissez les points techniques qui posent problèmes avec eux, jusqu’à ce qu’ils valident votre maquette.

L’échange que vous entretenez avec vos utilisateurs et les experts techniques qui vous entourent peut vous amener à redéfinir certaines fonctions de votre produit, ou à décider de changer de technologie en cours de développement.

A chaque fois que des changements importants ont lieu, n’hésitez pas à reprendre chaque point de cette étape : identifiez et allez échanger avec de nouveaux utilisateurs ou de nouveaux professionnels si besoin, allez explorer la nouvelle technologie choisie, faites une nouvelle maquette en prenant en compte ces changements, etc.

Recommencez autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que les fonctions et les technologies de votre produit soient arrêtées et validées par l’ensemble de vos interlocuteurs.

Après validation, vous pouvez passer en phase 2.