Milos Virijevis — Le cœur sur la main

Cet été, un ami faisait un tour d’Europe mixant les arts et l’humanitaire (le portrait arrive bientôt). Lorsqu’il était en Serbie, il a voulu aider des réfugiés et la police l’en a empêché. C’est lors de ce moment atypique qu’il a rencontré notre invité du jour : Milos Virijevis.


Milos (à gauche) et un ami réfugié

Milos, c’est un gars comme vous et moi, avec ce sourire en coin, les cheveux dégarnis et la main sur le cœur. Pas loin de la soixantaine, il a toujours vécu à l’étranger. Depuis quelques années maintenant, il est revenu dans son pays natal, la Serbie.

Petit point géographie : La Serbie fait partie du chemin emprunté par les réfugiés (afghans, pakistanais, syriens). Les réfugiés s’y installent mais n’y restent pas. Le pays étant pauvre, ils préfèrent continuer leur voyage de survie pour trouver de meilleures conditions de vie.

Milos aide les réfugiés. Il leur donne à manger, des vêtements mais le plus important, c’est qu’il leur parle. On est tous des êtres humains. Et c’est en donnant qu’on a conscience d’en être un.

Son déclencheur a été un parc public. Les réfugiés étaient posés là et tout le monde les ignoraient. Milos est allé leur parler et ça n’a pas été chose simple. Ces personnes avaient subi des tabassages, des vols et autres barbaries. Ils étaient méfiants envers les populations locales. Mais Milos a persévéré et réussi.

Il me raconte se souvenir de la première vague de réfugiés. Ces derniers étaient souvent les plus riches dans leurs pays mais avaient besoin d’aide. Il avait alors décidé de s’investir dans une association humanitaire. Au début, tout allait bien puis la gestion s’est dégradée. On ne considérait plus le rôle de l’association comme de l’aide vitale mais juste une aide banale avec toutes ces dérives (mise en place d’horaire pour avoir à manger, vous arrivez trop tard et êtes mort de faim ? Revenez demain).

Quand Milos s’est aperçu que même les associations étrangères (espagnols, anglaises …) en faisaient plus que sa propre association serbe. Il a décroché. Il allait faire le bien autour de lui avec ses propres moyens.

Cette bonté lui a apporté beaucoup plus à lui qu’aux autres. Avant il n’avait pas cette vocation d’aider, de donner, maintenant c’est un automatisme. Etre capable de générosité l’a rendu heureux.

Après avoir faire cette transformation sur lui-même, il a un message à faire passer :

Oublier la peur et le préjugé. Aller voir les gens, aller les rencontrer. Il ne faut rien décider d’avance, le voyage n’en sera que plus enrichissant. Vous verrez, une fois qu’on se trouve en face d’un être humain, on agit en tant qu’être humain.

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A très vite ! ;)

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