On a une nouvelle casquette (depuis quelques mois)!

Vous l’aurez sûrement remarqué, on croise assez rarement une coursière ou une coursière à vélo sans son illustre casquette à petite visière…

Nous avons une nouvelle casquette officielle!

Vous l’aurez sûrement remarqué, on croise assez rarement une coursière ou une coursière à vélo sans son illustre casquette à petite visière…

L’occasion rêvée, nous semblait-il, pour vous en dire plus sur cet objet, lubie des messagers.

Formes & fonctions

Entendons-nous bien, cet attribut apparent demeure avant tout un agrément bien commode pour les cyclistes 4 saisons que nous sommes. Sa visière protège les yeux des gouttes de pluie et des flocons, du soleil rasant ou des vicieux moucherons estivaux, et puis son coton préserve le cycliste de l’insolation tout en offrant une capillarité utile à la rapide évacuation de la transpiration!

On peut vous confirmer que Coppi, Hinault et toute l’équipe ne les portaient pas pour rien!

Par extension, c’est vrai, le coursier a une franche tendance à garder sa casquette sur la tête après le travail, à l’instar de son vélo qui n’est jamais très loin. Perdant la plupart de ses fonctionnalités à l’heure de l’apéro en terrasse, ce couvre-chef-là conserve cependant à ce moment là sa valeur identitaire et revendicative de l’appartenance au monde et à la culture des coursiers à vélo.

Les cyclos-messagers ne seraient-ils un peu fashion-victims?…

Pertinent sujet de moquerie, mais accusation approximative, car si un tiroir dédié déborde de casquettes dans le dressing de beaucoup d’entre nous, ces collections ne s’étoffent pas à coups de commandes en lignes ou d’après-midi shopping. Les casquettes en toile du coursier s’accumulent plutôt en tant que cadeaux d’inscriptions à des championnats de coursiers, de trophées de courses victorieuses mais aussi au gré d’échanges avec d’autres coursiers d’ici et d’ailleurs.

Sachez donc dès maintenant que la prochaine casquette usée que vous verrez arborée par un coursier véhicule très probablement une petite histoire et représente certainement une valeur affective forte pour son porteur.

Personnelle, presque fétiche, disons que c’est une sorte de grigri.

…Et qu’à la limite, nous assumons d’être alors des collectionneurs.

REPREZENT!

Évidemment, tout est lié à cette surface visuelle et visible. Surface visuelle que la culture cycliste et ses sponsors ont bien su barioler de lettrages et de symboles, codes que la culture coursière s’est aussi donné à cœur de détourner, pour mieux s’approprier l’objet.

L’exemple originel, c’est la casquette de l’équipe italienne Brooklyn (une marque de chewing-gum).

Avec Brooklyn écrit en arc de cercle sur la visière et la silhouette du Brooklyn bridge sur le coté de la coiffe elle a assez logiquement été chipée par les coursiers new-yorkais.

Par la suite, ce modèle illustre a été massivement décliné par les coursiers de tas d’autres villes du monde et on peut en trouver une multitude de variantes!

exemples :

-Kreuzberg (Berlin) — Oberbaum Bridge

-Lavapiés — ?

-Budapest — Monument du Millénaire

ou évidemment :

-Lausanne, Cathédrale…

Petits pois, pentes et jeu de lettres

À la fois objet personnel et extension optionnelle de l’uniforme vélocité, notre nouvelle casquette est construite de toile blanche, sérigraphiée rouge vif, pour un raccord parfait avec casque, sac et maillots, évidemment.

Le motif de cette casquette revendique l’origine du coursier qui la porte : des aplats en pentes à fort dénivelé, et des petits pois rouges comme sur le maillot du meilleur grimpeur. Une allusion fière et taquine à la topologie locale que nous parcourons quotidiennement.

Comme nous sommes du genre à tracer nos étapes nous même, comme elles varient constamment d’un coursier et d’un jour à l’autre, et comme nous avons simplement une approche plus organique du territoire que la caravane du Tour, ces petits pois blancs — ainsi les lettrages de cette casquette — sont dessinés à la main, avec au feutre un trait irrégulier et même parfois baveux.

Dans la conception, la nécessité de revendiquer sa ville sur sa visière relevée se heurta fatalement à la présence de vélocité dans cinq villes de Suisse Romande et l’impossibilité d’éditer plusieurs versions.

Le coursier ayant habituellement plus d’un tour dans son sac, ce dilemme se résoudra finalement à travers un système d’écriture ludique qui parlera à son esprit astucieux…

YLVANERVUDCSHIOANTNELY

En remplissant ces lettres blanches avec un marqueur de la bonne couleur, elles disparaissent sur la visière rouge.

Ainsi, il devient possible d’écrire Lausanne, Neuchâtel, Yverdon, Vevey ou Sion.

Parmi tous les coursiers s’étant déjà personnalisé et approprié leur casquette par ce petit acte de hacking, d’aucuns auraient même vraisemblablement décrypté d’autres solutions à ces mots fléchés : USA, Channel, Dior ou encore Lardons, il y en a probablement encore à découvrir, pour tous les goûts.

Nous espérons en tous cas que quand vous croiserez cette casquette vélocité, elle vous plaira tout autant qu’à nous!

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