La Suédoise

J’ai rencontré ma suédoise dans une cocotte minute. Le sauna sentait le bois fumé et nous nous sommes retrouvés seuls, elle et moi, sans trop savoir quoi se dire.

Ses cuisses s’étalaient timidement sur le banc comme deux jolies escalopes de dinde et son ventre se résumait à un pli de la taille d’une cigarette de jambon blanc.

Elle portait hauts et fiers deux beaux seins ronds comme des tournedos entrelardés d’un stupide maillot de bain à armatures et surmontés de deux câpres salées.

Étrangement, c’est son cou qui me fît perdre mes moyens : un rond de tranche rosé qui semblait aussi doux que savoureux. Sa nuque était posée, presque en équilibre, sur deux côtelettes d’agneau de lait et soutenait un visage de biche éclairé par deux grands yeux de vache.

Gênés par nos présences respectives, nous mîmes longtemps à nous cuisiner du regard et plus le temps passait, plus la température augmentait.

Ma suédoise avait des joues comme un sot-l’y-laisse, quel imbécile je fais.