CMN1560: Introduction aux médias à l’université d’Ottawa

Rétrospective sur mon semestre en tant qu’étudiante du professeur Lévy.

Pour la première fois mon examen final n’est pas à écrire dans une salle pendant trois heures, ça change !

Pourquoi j’ai pris le cours ? Mes attentes du cours des premiers jours

Je ne suis pas une étudiante en communication et j’ai pris ce cours en option. Je voulais apprendre les bases pour décrypter l’influence des medias sur les populations. J’apprendrais plutard dans le cours que ça va dans les 2 sens de nos jours : les medias influencent les gens mais les développements sociaux influencent à leur tour les mediums de communication

Comment la manière d’enseigner a changé mon regard sur ma scolarité : twitter pour engager la collaboration, le professeur qui prend le temps d’expliquer le contenu du cours

Comment ce cours va-t-il changé ma perception de l’enseignement ?

Toute ma scolarité je n’avais expérimenté une éducation qui utilise les medias sociaux comme support. J’ai d’abord trouvé ca intéressant mais j’appréhendais les résultats. Mais M. Lévy a su utiliser ces supports de media bon escient. Nous pouvons retenir 2 raisons pour le :

  • La collaboration :

Utiliser twitter pour poser nos questions c’était un bon moyen d’engager les étudiants dans les débats intéressants menés en classe. Beaucoup d ‘entre nous sont timides et la taille de la classe n’aidait pas à avoir confiance en soi. Alors quand le professeur prend le temps de lire les interventions de ces élèves sur twitter, non seulement il peut jugé le niveau de compréhension de la classe mais plus important encore, il donne ainsi une voix à ceux qui veulent s’exprimer mais se retiennent.

  • La mémoire collective :

Cet aspect du partage de connaissance à montrer son utilité quand il était temps d’écrire nos storifys. C’est difficile de tout retenir d’un cours de trois heures, en plus si il est donné assez tard en soirée. Grâce à twitter et l’engouement de mes camarades ce n’était plus un problème de retracer ce que nous avions appris. Quand fut le temps d’écrire les storifys, les tweets nous permettaient de nous remémorer les sujets discutés en classe presque dans leur intégralité.

A mon avis les professeurs des autres disciplines, génie, sciences ou encore médecine, devraient sérieusement penser à appliquer cette méthodologie dans la pratique de leur profession. Et pas seulement à l’université, mais aussi au cours secondaires. Les étudiants y gagneraient beaucoup. Les temps changent et il est temps de prendre profit de l’intelligence collective, sans oublié le vent de big data qui s’apprête à changer les interactions humaines pour le meilleur.

A l’utilisation des réseaux sociaux, j’ajouterais que M. Lévy prenait le temps de bien expliquer le matériel qu’il nous a enseigné. Quand je compare avec mes autres cours de génie, il y a une grande différence et j’ai eu le sentiment que mon apprentissage et celui de mes autres camarades bien sur, était une priorité de notre enseignant. Pour une fois, l’important n’est pas de finir la cinquantaine de diapositives, et ça, c’est important. De plus, nous avions droit à une corrélation entre ce que nous apprenions et l’actualité c’est à dire comment ceci ou cela qui s’est passé à tel époque a eu un impact sur notre présent.

Alors qu’est ce que j’ai appris ou retenu de ce cours ?

Parlons maintenant de la connaissance que je retire de CMN1560. Coïncidence ou pas, ce cours est venu répondre à des questions que je me posais sur le monde, l’Afrique, le développement des puissances de l’occident et d ‘autres choses encore. Il faut dire que les sujets que nous traitions relevaient de l’histoire de plusieurs parties différentes du monde.

La communication et les mediums médiatiques sont liés à la culture : Nous avons vu en classe que dépendamment de la partie du monde dans laquelle nous nous trouvions le partage de savoir variait dans sa manière. Je prends l’exemple de l’Afrique de l’’ouest. Là-bas, dans le temps le moyen privilégié de retracement de l’histoire était l’oralité, plus spécifiquement grâce aux griots qui étaient une haute classe de la société dont la noblesse venait du fait qu’ils étaient la bibliothèque historique de la communauté. Cette méthode a ses limites comme nous avons pu le constater.

L’écriture a lancé les économies de l’Ouest : Le lien entre l’économie et la vulgarisation de l’écriture n’est pas trivial. Cette classe a éclairé mon esprit dans le sens que la vulgarisation de l’écriture a permis en même temps la vulgarisation du savoir et ainsi des techniques. Cela a entrainé l’avènement de l’industrialisation. Et c’est ainsi que l’Ouest s’est développé plus rapidement que l’Afrique subsaharienne, car au moment où l’Occident était aux prémices de l’imprimerie, l’Afrique continuait avec l’oralité.

Les medias audiovisuels ont joué un grand rôle dans la période qui a suivi les guerres mondiales : il s’agit de la télévision, la radio le cinéma et du tourne-disque principalement. Ces produits ont été pendant longtemps le moyen de propagande de prédilection des gouvernements européens. Les nazis les ont utilisés pour manipuler l’information à laquelle avait accès leur population afin de manipuler leur opinion. Dans beaucoup de pays et de nos jours, nous pouvons retrouver cette technique d’influence utilisé par les dirigeants. Malheureusement.

Je conclurais en disant que ce cours a été un vrai plaisir. Merci M. Pierre Lévy pour votre temps, votre implication et votre amour de ce que vous enseigner. Avant cette classe, je n’avais pas twitter, je ne comprenais même pas comment tirer profit de cet outil, je ne connaissait pas l’historique la communication et son impact sur ma vie de jeune du 21 ème siècle. Mais ça c’était avant. J’ai même appris des choses sur mon Afrique qui m’ont montré une nouvelle manière d’analyser les choses. C’est définitivement un cours que je recommanderais!

-Leila Compaoré