Un premier “nouveau” post sur l’engagement personnel et le dépassement de soi.
Rassurons-nous, je ne suis pas Coach en développement personnel. Je n’aurai certainement jamais le temps et la patience de suive une session donnée par ces experts sémillant et pleins de connaissances.
Je me sens juste comme une personne en proie à ses démons intérieurs, dont le principal chef de troupe, est la paresse, cette illusion lancinante qui nous laisse croire que le faire demain sera toujours mieux.
J’ai découvert il y a quelques années que l’on pensais que je suis une personne intelligente, par mes notes en classe; mais aussi parce que mes amis me disent que j’ai l’esprit vif. Mais contrairement à ce que l’on m’en dit, je n’en suis pas encore totalement convaincu moi-même.
Alors, pour le savoir, je me mets au défi chaque jour. Pendant les bons moments, je réussis assez bien. Et pendant les mauvais, je fais piètre figure.
Les bons moments, c’est quand en quelques minutes, je remplis une tâche complexe et que l’on m’en félicite. C’est quand je réussis à écrire d’affilée 10 pages de cette thèse, qu’il faudra bien que je finisse, pour moi et pour ceux qui croient en moi. Hum.
Les mauvais moments, ce ne sont pas des jours, mais des semaines où mon cerveau n’est pas challengé, pas d’instructions urgentes à respecter, pas de problèmes spécifiques à résoudre. Rien que la routine. Ces moments-là, je m’encroûte tout simplement.
Que faire donc pour m’en sortir?
La réponse ne m’est pas venue aisément. Il m’a fallu entrainer ma matière grise à explorer toutes sortes de pistes. La solution que j’ai fini par trouver était de militer dans un mouvement associatif.
Deux motivations justifient ce choix:
- le premier est que militer permet de confronter les fruits de sa réflexion avec d’autres personnes, de prendre des décisions de groupe et de mener des actions communes qui donnent l’impression que l’on contribue au moins à quelque chose;
- le second est que l’on a la possibilité de rencontrer dans les associations, toutes sortes de personnes, de situations, qui permettent d’engranger des expériences de vie, et de construire sa personnalité.
Un second choix s’est imposé à moi après l’option de militer dans une association, qui est celui de savoir dans quel type de mouvement m’inscrire.
J’ai procédé par élimination. Pas de mouvement politique, pas de mouvement où le formalisme vire à la theatralisation, pas de mouvements où les intérêts financiers personnels prennent le dessus sur le collectif.
Grâce à cela, j’ai pu adroitement faire mon choix.
- SOS CIVISME, une organisation sous-régionale militant pour l’éducation civique et l’engagement citoyen de ses membres;
- L’Afrique des Idées, que j’ai intégré récemment, qui est un think-thank de recherche et de proposition d’idée sur des sujets d’intérêt politiques, économiques ou culturels pour l’Afrique;
- L’Association des Énarques du Bénin, que j’ai également rejoint il y a peu, parce qu’elle porte la promesse d’un renouveau de la pensée critique sur l’État béninois et l’action publique.
La liste ne s’arrête pas. Je suis également membre du Réseau international pour le maintien de la paix en Afrique et de la Clinique juridique des droits de l’homme de ma Faculté de droit, deux centres de réflexion et de recherche sur le droit et la paix en Afrique, mais qui ne sont pas encore véritablement actifs.
Les enjeux, comme on peut le comprendre, sont grands. La paresse est un doux murmure à l’oreille, qui vous rassure que vous êtes encore dans les temps, que rien n’est perdu et que vous y arriverez.
Mais il faut la combattre sans répit. Il faut se mettre dans les conditions pour ne pas sombrer encore chaque fois que l’on a l’impression de s’être relevé un peu.
Il faut se mettre au défi chaque jour, aiguiser son cerveau, le rendre prêt à répondre à toutes les sollicitations, dynamique et inspiré.
C’est mon souhait pour moi-même, c’est mon leitmotiv pour le dépassement de soi.