“Theo lawrence and the hearts” à la conquête des coeurs
La fougue de la jeunesse
Theo lawrence est jeune, il a une trogne de poupon c’est la première chose qui vient à l’esprit lorsqu’on le croise, cheveux gominés à l’extrême la première fois qu’on le voit on se dit que ce gamin est d’une précocité féroce pour sortir des morceaux d’une telle maturité. Puis on réécoute et on se renseigne sur le phénomène qui incarne une nouvelle musique soul dopée au rythm’n blues il est venu le temps de parler de Theao Lawrence and the hearts:
Une voix lancinante, avec en coin un sourire et du sarcasme, dans la confiance emprunté aux blues man et au premiers héritiers du rock , des riffs de guitare enlevées, un gimmick ultra entêtant et un refrain qu’on entonne après la première écoute , sticky sticky comme dirait l’autre, c’est la recette des TL&H et ça fonctionne à merveille, on croirait entendre un groupe avec 20 ans de bagage derrière mais non, ils ont un an à peine mais quel talent.
Apres un album autoproduit et remarqué en 2015 les TL&H s’offre l’ouverture de rock en seine en 2016, rythmé par une technique blues parfaitement tenue et une pop teintée de soul qui lui donne du corps on découvre le premier album de ce tout jeune groupe de la région parisienne :
Plein de nuances, en douceur dans le rhythm and blues comme dans heaven to me et un riff entetant executé au cordeau sur sa vielle Gibson .
Ecorché exploitant ses cordes vocales dans les graves un rythme militaire, des riffs saturés et profond soutenus par des nappes pop au piano et un pont qui font monter l’adrénaline comme dans all along,
Mais theo n’est pas seul et il a bien choisi ses musiciens, les arrangements sonnent juste dans sticky Icky, ils n’en font jamais trop et revèlent la moellle de chaque chanson du jeune songwriter de talent
Des influences solides
Quand on lui demande ses inspirations on sent le mec pointu, dans ses styles musicaux ; du bluegrass, à la deep soul en passant par le country blues aux antipodes de l’electro, comme dans la consistance de ces héros : Otis redding, aretha francklin ou Charley Patton, ça ne s’invente pas dans la profondeur de leur texte et de leur démarche on discerne mieux l’origine et les bases sur lesquelles TL&H s’appuient, ils y mettent du cœur et des tripes.
Un talent travaillé
Le talent mais le travail également, basé à Gentilly, les 5 gars Olivier Viscat (basse) Nevil Bernard (orgue et claviers). Louis Marin Renaud (guitare) dit « Biket » et Thibault El Rooster (batterie), amis dans la vie travaillent d’arrache-pied dans leur cave et écument les petites salles de concerts et radios parisiennes, à la poursuite de leur public qui se déplace de plus en plus nombreux, au vue de leur dernier concert à la maroquinerie. Nous sommes le 9 février et l’on découvre alors le jeune franco-canadien en live :
La foule s’est un peu refroidie après 20 mn de logistique scénique mais la lumière s’éteint et dans la fumée apparaissent les 5 mecs de TL&H qui se dirigent sans un salut vers leurs instrument- l’atitude vous dis-je ! Theo jette un œil vers le batteur et entame le gimmick magique de « sticky iccky » embarquant sans plus de fioritures son public dans un set de 1h20, rythmé tantôt énervé et envolé puis enrobé de douceur mais toujours extrêmement juste, le show est rodé on sent leur complicité et le charisme du leader fait le reste on ne se pose pas de questions en se laissant emmener au cœur d’une foule qu’on devine grandissante.
En prévision; une grosse tournée à paris et en province pour distiller sa voix éraillée et sa soul comtemporaine empruntée de respect pour ses pairs et puis un voyage au Canada où il espère conquérir les foules et faire de la luge avec ses compagnons de route, c’est tout ce qu’on lui souhaite.
William
http://www.la-croix.com/Culture/Musique/Theo-Lawrence-soul-avant-lage-2016-08-29-1200785238
http://www.caramba.fr/artistes/theo-lawrence/
http://www.indiemusic.fr/2016/08/02/theo-lawrence-and-the-hearts-interview/
