Willy Braun j’ai rarement accès aux budgets des annonceurs, d’ailleurs quasi personne n’y a accès.
Celina Barahona
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  1. La réflexion stratégique se nourrit beaucoup par l’exemple, sinon on risque de philosopher. Je ne pense pas que ça soit un mal.
  2. Je ne pense pas que le benchmarking soit arrivé avec le digital. Les cabinets de strat ont pris leur essor dans la fin des années 70s avec le développement de benchmark. Ce qui était les “best demonstrated practices” (pour comprendre et comparer les process) puis les “best competitive practices” (regarder dans les docs financiers, reverse engineerer entre les compétiteurs d’une industrie) et enfin les “best feasible practices (en comparant entre les industries). Bain dans les années 80s était emblématique du mouvement.
  3. Avant les années 60s, la stratégie, c’était du planning. A partir des années 60s, on est entré dans l’air du positionning, et donc de la pensée dans un marché avec des concurrents. Le “il ne faut pas regarder ce que font les autres pour avancer”, c’est assez récent et paradoxalement, je pense que c’est justement lié au digital qui (a) a beaucoup complexifié le monde et l’a rendu moins prévisible, (b) avec des situations beaucoup plus singulières, (c) a propagé via l’idéologie de la Valley “plus d’agilité, moins de prévision” et un “refocus client plutôt que concurrent”, que Besos incarne parfaitement “If we can keep our competitors focused on us while we stay focused on the customer, ultimately we’ll turn out all right”