L’avant lâcher prise.

Qu’est ce que je vais faire de ma vie? La question à 1 million. J’ai obtenu ma licence en marketing, j’ai trouvé un travail dans les assurances et j’ai obtenu un CDI, ce qui s’apparente au Graal en France de nos jours. Et puis quoi? Et bien après est venu l’ennui. Donc c’était ça ma vie? Un job qui ne me stimule pas, dans une société où je ne m’épanouirai jamais, à vivre dans la même région de France où j’ai grandi et à ne connaître rien du monde. C’est pas si terrible bien sur, j’ai ma famille auprès de moi, un toit qui me protège et un travail.

Mais en voyant des anciennes amies ou des connaissances faire des gosses et acheter des maisons dans le fin fond du Var, j’ai compris que ce n’était définitivement pas mon chemin.

Mon déclic c’est lui.

Et je parle au présent car même maintenant il continue de provoquer chez moi des prises de conscience. J’ai tendance à croire que ce sont nos rencontres qui font de nous ce que nous sommes, et bien moi j’ai eu besoin de lui pour me bouger le cul. Il me soutien au quotidien, c’est grace à lui que j’avance aujourd’hui et que j’ai arrêté de me laisser vivre.

«Rester, c’est exister. Voyager, c’est vivre» Gustave Nadaud

Nous avons décidés de partir faire le tour du monde.

Au début c’était un peu flou dans ma tête, je me demandais si j’allais vraiment le faire, si j’en étais capable. Capable de tout quitter, mon travail, ma famille, mes amis. Mais je l’avais lui, « c’est sur c’est pas en restant à Pourrierès qu’il t’arrivera quoi que ce soit». J’ai eu peur au début, lorsque nous avons pris nos premiers billets, commencé à acheter tout le nécessaire, mais ça c’est vite estompé car c’était l’aventure de ma vie et que je savais que quoi qu’il arrive, il n’en sortira que du bon, que j’allais grandir et m’épanouir, oui c’est peut être un peu cliché dit comme ça mais ça ne veut pas dire que c’est faux.

J’ai commencé par devenir de moins en moins matérialiste. J’allais partir pendant 1 an minimum, il a fallu faire un tri dans ce que j’amenais avec moi, et ça n’a pas était chose facile. J’ai du contrôler ma fièvre acheteuse et arrêté le shopping intempestif, tout mes achats étaient dorénavant réfléchis pour le voyage. Ma vie entière tournait autour de ce projet.

«Partir, c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent» P.Fillit

Le moment où j’ai annoncé mon départ.

Globalement mon entourage est content pour moi, oui je dirais que l’émotion principale fut la joie. Mais ce n’était pas tout, je ne saurai décrire ce qu’il y eu d’autre. Peut être la tristesse que je parte et de ne plus me voir pendant un moment, l’inquiétude liée à l’inconnu, l’envie de vouloir faire la même chose. Le plus dur fut de l’annoncé à ma mère car nous avons une relation très forte, elle a toujours était très protectrice et je connais ces angoisses et ses craintes me concernant et j’ai toujours fais de mon mieux pour les apaiser. Mais il est vrai qu’à 23 ans il fallait bien que je prenne mon envol et si je ne vivais pas cette aventure maintenant je ne le ferai peut être jamais. Viennent d’abord les larmes puis la compréhension et la gaieté. J’aurais eu du mal à partir sans l’approbation de mes parents, c’est peut être cucul mais j’en avais besoin.

«La vie est un long champ à cultiver. Voyager, c’est y semer la diversité de la Terre. Voyager, c’est l’embellir des couleurs du monde» L. Lesven

Puis viens ce moment où demain n’est plus réglé comme du papier à musique. On ne sait pas qui l’on va rencontrer, quels paysage nous allons découvrir, si le prochain lieu va nous plaire ou tout au contraire nous décevoir, ou va-t-on dormir, manger…

J’ai quitté ma routine, je suis sortie de ma zone de confort, je fais enfin ce dont tout le monde fantasme et c’est le début de la liberté, la mienne.

Australia

Amandine.

Car je m’exprime mieux en image voici mon Instagram.