Semaine 11

Du 17 au 21 novembre 2014. L’histoire d’une de mes expériences, en tant que formateur dans un bootcamp.

Jour 49 — Lundi 17 novembre 2014

Nous partons pour essayer de faire un Sudoku en JavaScript. Cela permet d’aborder le côté visuel puis le côté code en TDD. Où est la limite entre les deux. Mais nous avançons vraiment doucement.

Est-ce que je devrais me baser sur ce qu’ils choisissent et sur leurs connaissances pour choisir les logiciels sur lesquels ils pourraient intervenir ?

Beaucoup ne sont pas présents à 10h le matin, beaucoup ne participent pas aux exercices, pourquoi ?

Les entretiens individuels doivent avoir lieu sous peu : mardi prochain, je vais préparer des questions simples que je vais leur poser en avance, et l’entretien aura pour but de discuter des réponses et d’écouter leurs avis. Les questions possibles pourraient être :

  • Que penses-tu de ton niveau ?
  • Que penses-tu de ta participation ?
  • Que penses-tu de ton assiduité ?
  • Que penses-tu faire après la formation ?
  • Que voudrais tu faire pendant les 3 mois qui restent ?

La dernière question est dangereuse car laisse ouverte la possibilité de changer, ce que je ne compte pas vraiment faire. Peut-être que les 4 premières suffisent ? Quel but a cet entretien pour moi ? pour eux ?

C’est un moment en tête à tête, où l’on peut exprimer beaucoup de choses. L’objectif pour moi serait de savoir ce qu’ils souhaitent faire ensuite individuellement pour commencer à placer (alternance ?), puis faire un point sur la situation de participation et de niveau… Je pense effectivement que les 4 premières questions sont les bonnes, en commençant peut-être pas la 4ième. et en fondant l’assiduité dans la participation peut-être… Je dois me noter ces questions pour ne pas oublier les objectifs pendant les entretiens. Est-ce que je squatte le bureau du haut ou je demande le salon d’Erwan ?

L’après-midi, nous parlons des API… ils dorment un peu j’ai l’impression. Ensuite nous reprenons le Sudoku. Est-ce que demain nous recommençons à zéro ? Est-ce que nous pourrions faire un morpion pour changer et aller plus vite ?

Il n’y a pas eu de discussion d’argent : combien peut-on demander à un client dans ce cas-là ? Combien pourrait-on demander à un client plus tard ? Dur de savoir… Combien vaut la formation que l’on dispense actuellement ? Aucune idée.

Je me demande s’il ne faut pas trouver un format différent, plus long ou au moins plus adapté à chaque entreprises. Nous pourrions renverser la vapeur en faisant une sélection forte des entreprises pour lesquelles nous formerions des développeurs (voir plus tard, fusion des formations ?) Idée tordue, mais à explorer peut-être… Le hic c’est la lisibilité plus dure si les frontières se dissipent.

L’autre orientation possible c’est faire de la prod en mode insertion. Faire des apps et être payé pour, faire des app sociales, trouver des idées et les mettre en oeuvre (idée originale d’Andreï et Erwan non ?).

Jour 50 —Mardi 18 novembre 2014

Arrivée tard, les élèves préfèrent travailler sur les tickets et les présentations qu’ils ont à faire. J’en profite pour régler des points administratifs.

Démarrage aussi d’entretiens individuels, J’en ai vu 5. Je discute avec eux de :

  • Leur situation par rapport à leurs attentes.
  • Leur participation individuelle, dans leur équipe, dans le groupe, dans le groupe + moi, dans Simplon.
  • Leur sortie de Simplon : que faire après ?

Nous abordons aussi d’autres sujets. Pour le moment j’ai fait les 5 les plus faciles en quelque sorte. Disons ceux avec qui je n’ai aucun problème humain ou de gestion. Pour certain, ça va être plus dur à passer je pense. J’espère pouvoir voir tout le monde rapidement.

Ensuite, deux élèves nous ont présenté du code Python dans le contexte de la librairie PyGames. Très amusant pour la peine… Faut-il traiter plus de jeux pour intéresser ?

Jour 51 — Mercredi 19 novembre 2014

Ce matin, retard encore, mais nous démarrons un Kata Morpion en Ruby à 10h45.

Avec une presque nouvelle équipe de 5 (c’est un max finalement), nous partons donc sur une nouvelle façon de mettre en oeuvre ce kata morpion en Ruby: avec beaucoup plus d’objet. Un objet Morpion qui gère la grille et permet de savoir si un joueur est gagnant… Très intéressant car nous revoyons les objets, les attributs et des principes de base.

L’après midi est utilisée pour faire les entretiens individuels. J’en ai vu encore 5. Il me reste encore 11 personnes à voir.

Jour 52 — Jeudi 20 novembre 2014

Démo ce matin. Très peu d’équipes ont vraiment livré quelque chose. Est-ce parce qu’ils savaient que je voulais changer la façon de faire ? Je leur explique ensuite comment ça va se passer pour eux maintenant:

  • Formation d’une paire
  • Sélection d’un ticket
  • Une fois fini: présentation.

Définition du fini :

  • marre de travailler ensemble, mais nous pouvons au moins présenter un bout de code
  • nous pensons avoir fini (bug fixé, feature livrée, présentation prête)
  • nous n’y arrivons pas : présentation du code ou de ce que nous avons appris.

De mon coté, il me faut :

  • sélectionner des tickets,
  • sélectionner des sujets,
  • suivre les tickets (pastille sur chaque post-it chaque jour)

Simplification de l’agenda rotatif : une semaine seulement, journée type affichée à côté. Nous n’affichons que les exceptions dans le planning.

J’espère que ça redonnera la motivation à ceux qui l’on perdu, en tout cas, ça devrait donner plus de rythme.

Jour 53 — Vendredi 21 novembre 2014

Encore une fois, pas grand monde à 10h… Nous attendons un peu. Nous faisons finalement la rétrospective. Je vais faire un email pour prévenir des nouvelles règles du jeu: après 10h30, si pas prévenu du retard, pas la peine de venir, si un vendredi absent sans avoir prévenu, pas la peine de venir la semaine suivante. A valider avec le staff car peut-être que cela peux nous faire perdre des sous de sub ?

Ensuite, je les laissent faire du contenu et de la relecture, mais ni Laure ni Mathilde ne sont là en fin de matinée. La reprise sera pour le début d’après-midi.

Je profite de cette après midi pour faire passer quelques entretiens de plus. Il m’en reste 7.