Mon parcours de leader

En premier année du Bachelor Jeune Entrepreneur, j’ai été leader de la vente des petits pains, mais également de deux projets, le premier MOB une start up dans l’évènementiel, la deuxième s’appelle Booky qui fesait de la livraison à domicile à vélo de repas. Après ces trois premières expériences, j’ai créée et leadé une Start up qui s’appelle Tripy pendant dix mois.

Pendant ma première année, plus précisement de mon arrivée au Bachelor jusqu’au Start Up Weekend de Strasbourg 2015. Je n’étais pas un leader, mais un chef, je favorisais le résultat à la qualité humaine. Quand je travaillais dans un FastFood avant de venir au Bachelor on m’avait appris « Les petites mains cela se change facilement, mais l’objectif, lui, ne doit jamais diminuer ». J’ai donc appliqué ce que je croyais être un bon fonctionnement. Je n’ai pas compris la réaction des personnes de la promo à ce moment la. Je pense aux petits pains en deux actions nous sommes arrivés à payer les 2/3 du budget pour acheter les billets pour le Start Up Wekend et pourtant j’ai reçu des critiques par le fait que je n’étais pas à l’écoute, que j’ai un style de management autoritaire. Cela n’était pas audible pour moi, car le réultat factuel était que cela avait fonctionné.

Après cette première expérience, j’ai voulu créer d’autres projets sur du long terme, j’ai donc naturellement proposé aux personnes avec lesquelles j’avais le plus d’atome crochus. Mais les mêmes critiques n’ont pas tardé, mais les résultats n’étaient pas au rendez-vous. J’ai donc commencé à écouter les autres, chaque personne avait un fonctionnement différent. J’ai testé un système avec des points pour valoriser ceux qui fesaient leur travail et dévaloriser ceux qui ne le fesaient pas. J’ai essayé également l’absence de lead.

Pendant le Start Up Weekend, le stress et mon ancien mode de fonctionnement binaire m’empechait de pouvoir être en empathie envers mon équipe. J’avais un comportement agressif, je les insultais , voir même je leurs lançait des choses sur eux. Dans ma tête à ce moment la , c’était ou tu étais avec moi, ou tu étais contre moi. Après le Start Up Weekend , notre défaite m’a beaucoup questionné, sur mon rôle dans l’équipe, la place des membres et pourquoi j’étais en colère.

Après le Start Up Weekend j’ai imposé un choix à l’équipe, celui de choisir entre le projet MOB ou le projet Booky. Cela à été négatif car j’ai forcé ce changement, non pas sur un réel besoin , mais par rapport à la projection que je me fesais des membres de l’équipe. Pendant ma séparation avec Thomas du projet Booky j’ai utilisé des arguments rapportés mais sans être factuel, au point même de m’être trompé de personne pour préciser de qui cela venait. Je n’avais pas le courage de dire tout simplement, que je n’arrivais pas à travailler avec lui à ce moment-la. Je réalise éaglement que le projet Booky aurait pu continuer et chosir une autre voix si Thomas ou Mathis avait prit le lead J’avais conscience de ne pas être la bonne personne, mais mon égo le voyait comme une régression social.

Dans le projet MOB, j’ai arrêté de Leader car je ne croyais plus dans le projet. Nous n’avions jamais trouvé de business model, et je n’avais plus envie de m’investir dans le projet. Le fait que Sara m’a mentie pour les Tweets à été le déclencheur. Pour le projet Booky nous avons fini à trois Antoine, Mathis et moi même, nous faisions la livraison chez Anas. Après une réunion avec Mathis et Antoine sur nos futurs objectifs, Mathis me dit que le problème dans le projet c’est que j’essaye de m’adapter à tout le monde, et comme cela n’est pas naturel pour moi, je me force et cela ne focntionne pas. Cette discussion m’a libéré, j’avais la sensation d’être emprisonné à ne plus être moi, mais dans l’image que les gens se faisaient de moi. Par la suite, l’organisation du projet Booky à été modifiée, chacun avait un lead dans le projet. Par la suite le projet à pris fin car nous ne gagnions pas suffisament d’argent et que nous étions passé du vélo à la voiture et cela n’allait pas avec les valeurs que nous voulions porter.

Après ces différentes expériences j’ai essayé de monter des projets tout seul, non pas parce que j’avais particulièrement envie, mais que les autres n’avaient plus envie de travailler avec moi.

Tripy, était une belle aventure car nous avions confiance en l’autre.

J’avais fait la rencontre de Lucile et Marine pendant le Start Up Weekend de Strasbourg 2015, je les avais déjà vu pendant la rentrée de la Junior Entreprise dont elles font partie. Après le Start Up Weekend Lucile , Marine et moi commençions à nous voir chaque semaine puis tout les deux jours et enfin presque tout les jours de la semaine. Elles allaient aux évènements de l’entreprenariat pour la junior et moi pour booster mon réseau. Pendant l’une de nos sorties nous sommes allés manger ensemble au Bureau et nous parlions de nos parcours, nos rêves. A ce moment-là je me suis dis; “j’ai envie de monter un projet avec elles”. Deux semaines ensuite nous démarrions les premières réunions le Projet s’appelait ACI-J , le blablacar des colis. nous nous répartissions les tâches.

Nous avons mis des règles depuis le début dans les pré motorola culturels, c’est quoi ton rêve et si à un moment donné tu as l’opportunité de le réaliser, l’équipe doit être-là pour t’aider. Ce qui nous motive c’est pas l’argent mais de vivre une belle aventure. Après un mois de travail nous réalisions que nous avions besoin d’aide, nous avons fait appel à Cagri, cela ne s’est pas bien passé, car nous ne partagions pas le même degré d’intimité avec lui, nous n’arrivions pas à lui faire confiance comme nous nous faisions confiance.

Rémi était notre stagiaire, nous avions cherché un busines dévelopeur pendant l’absence de Lucile pour que cela avance. Marine , Lucile et moi-même avions donné un avis sur l’ensemble des CV , par la suite Lucile l’avait eu en Skype et après sa validation je l’ai rencontré pour un dernier entretien. Pendant cet entretien il m’avoue qu’il est accro aux jeux vidéo et qu’il peut passer des jours à ne pas bouger de son ordinateur. Il me parle de sa passion pour le cinéma. Nous étions l’après-midi vers 15 heures, le serveur s’approche et il commande une bière et je me suis dis, c’est bon c’est lui ! Après une semaine de Travail nous informions à Rémi que nous ne pourrions pas lui fournir une convention. Il a eu une réaction surprenante et nous nous sommes dit « ok, pas de problème , j’aime travailler avec vous donc pas de problème » Tout les matins j’apportais le déjeuner et nous travaillions ensemble. L’important c’est que le travail avance. Des fois nous regardions des films au lieu de travailler mais le travail était toujours fait à temps , avec Rémi c’était souvent en avance. Ce que j’aimais avec Rémi c’est son authenticité, son humour noir, et son travail. Fin juin Rémi à rendu les clés de son appartement et il décide de dormir pendant deux semaines sur le canapé d’un ami sur Strasbourg pour continuer de nous aider alors qu’il s’était engagé uniquement jusqu’à fin juin.

Le départ de Lucile pendant le mois de mai juin en Amérique latine à mis beaucoup de tension dans l’équipe. En parallèle Marine n’était plus investie car elle avait besoin d’argent pour réaliser sont rêve; une opportunité de travailler dans le Marketing à New York. Nous avons respecté son choix et au retour de Lucile d’Amérique latine nous sommes tous allés boire un verre pour fêter le retour de Lucile et le départ de Marine du projet et fêté mon départ pour l’Albanie et Israël.

Mais à ce moment-là je ne le réalisais pas, je savais que cela n’allait pas, le travail à distance était un réel problème . Après trois mois avec Cagri, il a fait le choix de partir. Pendant sa présence, Cagri nous avait permis de rencontrer trois personnes; Achile, Jun qui on fait la vidéo gratuitement et Benjamin, un graphiste qui a commencé à travailler avant même que nous nous sommes mis d’accord qu’il démarre. Au final, par manque de courage, j’ai accepté son travail, même si il ne me plaisait pas. Avec du recul j’aurais du refuser, car son travail a impacté notre relation avec notre développer. Mi-Juin, nous avons commencé à travailler avec une boite de prestation de service a prix réduit contre des actions. Après le départ de Cagri nous avons voulu, créer des accords entre les personnes de manière manuscrite pour ne plus avoir cette tension. Au final, Lucile et moi-même n’avons pas su travailler avec eux, nous n’arrivions pas à créer suffisamment de lien avec d’autres personnes pour crée une relation professionelle pérenne.

En septembre nous démarrions le travail avec un Incubateur; le Dôme, deux mois après, un Business Angel à commencé à nous suivre. Mais à ce moment Lucile et moi -même, ne nous voyions presque uniqument que par vidéo conférence. Ce qui nous plaisait c’était d’aller boire des verres.

Le Start Up WeekEnd de Strasbourg 2016, Lucile m’annonce sans le dire que l’entreprenariat est dur, qu’elle ne veut pas m’abandonner. Je lui dis que ce n’est pas un problème et que le fait qu’elle a trouvé le stage de ses rêves, ne me cause aucun problème. Le projet ne devait pas l’empêcher de réaliser ce qu’elle veut. Que nous resterons toujours amis. Elle était satisfaite de c’est moi qui lui dise, que cela me rend heureux pour elle. Car pour moi, mieux vaut arrête une relation qui ne va pas permettre l’épanouissement de tous. Lucile et moi même continuions à nous parler chaque semaine et nous nous reverrons en Argentine après le Bachelor. J’ai compris que la confiance est la base la plus forte de la relation avec l’authenticité. Avec Elle je n’étais pas un autre j’étais moi, je lui partagais mes peurs, mes joies , nous n’étions pas collègues, mais nous sommes des amis. Ces huit mois avec Lucile étaient vraiment agréables, j’ai beaucoup appris, lors de son message de départ à notre business Angel elle à exprimé sa reconnaissance envers moi, de lui avoir appris des choses. Cela m’a fait plaisir car j’ai toujours eu une démarche pédagogique.

Une nouvelle équipe & un nouveau leader de projet

Après ma discussion avec Lucile nous avons décidé que l’aventure devait continuer, et qu’elle allait m’aider à trouver une équipe. J’avais remarqué Noé, lors de sa journée de recrutement. Par la suite j’ai testé s’il pourrait travailler avec moi. J’allais sur la table et je commençais à crier des bruits d’animaux, je commençais a avoir un discours par l’absurde. J’ai remarqué qu’il avait un mode de fonctionnement opérationnel, sain d’esprit, avec un peu d’humour noir comme j’aime, il me faisait beaucoup penser à Remi. Le Weekend suivant, j’ai participé à la Social Cup , et l’équipe s’est agrandie de Marc du Bachelor , François Xavier Ingénieur et Ophélai Juriste. La semaine suivante c’est Anne qui nous a rejoint, elle est également au Bachelor. Ce n’était pas facile pour moi d’avoir de nouveau des réunions physiques, car émotionnellement éprouvante car il n’y avait pas que la voix à suivre mais également la gestuelle. Nous sommes passés de deux à six personnes. J’ai d’abord expliquer notre histoire à l’équipe et où nous en sommes. Après deux semaine François Xavier arrête car il ne pensait pas que nous étions si avancé, il était à la recherche d’un stage sur Paris et préfère arrêter avant que nous ayons besoin de lui systématiquement. Nous sommes donc cinq dans l’équipe. Après presque neuf mois de projet une fatigue m’envahit et l’envie de découvir autre chose. Je pense que Noé serrait un bon leader pour le projet. Car il est à l’aise en public , a un regard pragmatique. Il est pour moi temps de prendre un autre rôle que celui du leader de projet.

Merci à toutes les personnes qui ont travaillé dans mes projets de m’avoir fait confiance à un moment donné. Vous m’avez permis d’être la personne que je suis aujourd’hui.

Au sein du Bachelor Antoine, Capucine, Clement, Corentin, Benjamin, Elryk, Lou, Guillaume, Gabin, Julien,Adrien, Sara, Akli. Mais également hors du Bachelor Lucile, Marine, Rémi, Cagri, Matthieu, Sebastien, Ophélia, Noé, Anne, Marc, François-Xavier, Quentin.

Je tiens également à remercier certaines personnes dans l’écosystème strasbourgeois qui m’ont aidé.

Marcellin, Pascal , Olga , Dider , Gilles Auberger, Veronique , Yan-erik, Miral, Francis , François , Marc, Nicolas, Frédérique , Oliver , Dominique, Arnaud , Séverin , Thomas, Bastite, Jérémie, Lily

Je n’ai pas crée une Start Up à 1 million de dollars, mais je sais que j’ai un entourage en or. Les aventures que j’ai eu ces dernier mois, m’ont permis de savoir ce que je veux faire, avec qui, pourquoi, comment , et où. J’ai grandi d’un point vu personnel et d’un vu professionel.

Être authentique, et cultiver la confiance au lieu de cultiver les opprotunités. Favoriser la qualité de la relation aux résultats espérés. Être en accord avec soi-même et être en accord avec les autres sont les bases d’une relation saine. Avoir conscience de ses capacités et de ses limites, c’est également une preuve de connaissance de soi. Cultiver la bienveillance plutôt que la rancoeur. Avoir conscience des choses qu’ils faut lâcher pour pouvoir avancer et favoriser ce qui est vivant pour vivre avec soi et avec les autres. Avoir le courage de dire les choses de manière à faire grandir les gens et soi-même. Une vie équibrée passe également par des moments de pause. Des évènements arriven, qu’ils soient positifs ou négatifs, mais chaque personne est responsable de la manière de le vivre.

J’ai enfin décidé à grandir et à rentrer dans le monde des adultes. C’était dur pour moi, j’ai fais des choix qui m’ont permis d’avoir conscience, d’avoir des collègues, des amis , une famille , et une terre. Il est temps pour moi de préparer mon départ après le Bachelor en Argentine.

Je ne sais pas quelle sera ma profession , ni où je vivrais ni avec qui. Mais je sais que j’aurais de la joie en moi. Car j’ai décider d’être en vie, non pas en mémoire de ceux qui me l’ont donné, mais parce que j’aime la vie.

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