Si dur…

Quand je me levai ce matin,

je savais que tout basculerait

du haut des palétuviers loin là bas,

se réveilleraient les consciences des pantins.

la bravoure des sages s’y limiterait!

mais ne sommes nous pas objets et attentions d’ici bas?

Penser à toi, m’a fait oublier

puiser au profond de mes oublis

la vérité de la couleur qu’avait mon âme

si je pouvais arrêter la course du sablier

être un dieu avant que tout ne fut établi

alors je n’aurais pas de peine à me languir femme

que c’est si beau de se réveiller et d’espérer

de croire et de ne point s’exaspérer

c’est comme si dans l’agencement du temps et de l’espace,

tout semblerait s’enquérir de la vérité avant qu’on ne s’en lasse.

Mais me voilà, je veux nier aujourd’hui

parce-que hier m’a ébloui

frustré que la vérité c’est qu’un jour nouveau est,

je sais que la rose ne perdra pas sa saveur bien que jamais on ne soit allé au delà de la haie,

ne plus s’y faire

ou même s’en défaire,

je ne sais pas!

je vais essayer de ce pas!

mais c’est si dur…