La guerre de l’information

Si vous ne lisez pas les journaux vous n’êtes pas informés, si vous les lisez vous êtes mal informés (misinformed).” Denzel Washington

Par extrapolation nous pouvons aussi déduire :

La guerre de l’information qui ne date pas d’hier bat son plein aujourd’hui à coup de tweets et de statuts. Imaginez la force destructrice mais aussi séductrice d’un tweet de 140 caractères. Une belle invention de Jack Dorsey somme toute, et qui continue sans même de modèle économique à faire des ravages médiatiques.

Mais revenons à cette déclaration de Denzel Washington — tiens au Washington Post, entendue ce matin sur Luxe Radio. Dans quel contexte s’inscrit-elle et quel serait l’objectif derrière cette sortie médiatique subversive d’un acteur considéré comme influenceur ? S’agit-il d’un ras-le-bol ou d’un message qui cache un autre comme un dégoût de la victoire de Trump et le départ d’un Obama, s’agissant tout de même d’un Afro-Américain de la clique de Spike Lee et Cie réputée être d’obédience démocratique ?

Car voyez-vous, cette désinformation, volontaire ou involontaire, Mainstream ou générée par les utilisateurs, ne date pas d’aujourd’hui mais le fait qu’elle remonte en surface dans ce timing précis invite à la réflexion et au questionnement. La Media Literacy, credo du social media club dont je fais partie, s’interroge presque toujours sur l’émetteur de l’information, surtout quand le buzz et le bad buzz ne sont pas loin. Vient ensuite le canal ainsi que le récepteur qui prend de plus en plus d’ampleur avec les nouveaux médias dits participatifs et l’émergence de nouveaux relais d’informations dits aussi “influenceurs” parmi les cibles de l’info.

“Dans la communication, le plus compliqué n’est ni le message, ni la technique, mais le récepteur.” Dominique Wolton

Avec l’avènement des réseaux sociaux, le récepteur n’a pas fait que prendre la main mais de compliquer encore plus une communication déjà très complexe et taxée de propagande depuis son application aux grandes masses dans des contextes politique, économique ou publicitaire.

Une question que les Hercule Poirot et autres Sherlock Holmes posaient sans hésitation aucune : A qui profite le crime ? Ici nous pouvons simplement nous interroger : A qui profite cette sortie médiatique controversée, susceptible de créer une viralité organique auprès d’une cible assoiffée de bad buzz ?

Sacré dilemme et affaire suivre !