Comprendre son moteur !

Yemsel
Yemsel
Jun 4, 2019 · 5 min read

Trouver son moteur profond, son fil conducteur est la clé de nombreux problèmes personnels: motivation, organisation, épanouissement, dispersion, manque d’énergie, dépression, sentiment d’utilité.

Nous sommes convaincus que c’est une l’amour qui crée de la valeur économique (une forme d’amour bien particulière), l’amour de son travail.

Pour trouver l’amour dans son travail, il faut essayer de comprendre son ou ses moteurs pour transformer ou trouver son environnement professionnel et l’adapter à ce qu’on aime ou ce qu’on peut aimer.

Pourquoi nous sommes convaincus que rien d’autre ne crée de la valeur ? Parce que nous pensons que les gens achèteront assez naturellement le produit de passionnés (ce qui pose la question de tous les prétendus passionnés qui ne vendent pas, sont-ils vraiment passionnés? essayent-ils de vendre leur passion? il ne faut pas confondre passion et production. Un produit qui ne sert à rien ne peut être une passion, c’est la construction du produit qui peut en être une…)

Une fois qu’on commence à mieux se connaitre et à confirmer petit à petit qu’on est sur la bonne voie, tout commence à se mettre en place, on trouve de plus en plus d’énergie dans ses projets, on se recentre sur une activité et on se disperse moins.

On apprend à dire non parce qu’on se concentre sur ce qu’on aime, on travaille plus, on se sent plus épanoui, et notre entourage nous ressemble plus. Trouver sa voie, c’est trouver un projet qui permet d’exprimer qui on est dans le monde professionnel.

C’est aussi la meilleure manière de savoir comment s’entourer. Parce que c’est aussi le meilleur ciment dans les relations humaines. C’est pour cette raison que les clubs fonctionnent mieux que linkedin pour construire un réseau durable. Mais c’est aussi le meilleur moyen pour comprendre la véritable complémentarité qu’on peut avoir, au delà des complémentarités caricaturales.

Le bien-être au travail au sens auquel on l’entend aujourd’hui est autant un faux problème qu’une fausse solution.

C’est un cache misère. Le bonheur au travail c’est un peu comme les soins esthétiques qu’on fait faire à son compagnon lorsqu’on se rend compte qu’on ne l’aime pas.

Le véritable bonheur au travail, c’est ce que ressent ce jeune médecin sans frontières, alors qu’il n’a pas de babyfoot, ou ce pompier, ce policier, ce médecin, cet avocat, qui lorsqu’ils font leurs métiers par vocation sont épanouis malgré la laideur de leurs bureaux style année 60.

Depuis quand les babyfoot sont-ils des éléments nécessaires au bonheur au travail ? Pourquoi l’accessoire a-t-il remplacé ce qui est central dans le travail, le travail lui même ?

Au-delà même de la rémunération, des avantages. Pourquoi avons- nous arrêté de nous poser des questions collectivement ? Pourquoi avons-nous tenté d’apporter des réponses collectives à des questions individuelles ?

Il n’y a pas un seul bonheur au travail, il y en a de multiples, et plutôt que de chercher des solutions simples et rapides à un problème complexe, il convient de se poser des questions individuellement. C’est un exercice que tout le monde doit faire, seul ou en groupe, mais lorsque la question se pose, elle doit se poser de façon individuelle.

Il ne peut y avoir de réponses collectives au bonheur individuel. Le bonheur collectif n’a aucun sens, alors pourquoi chercher des solutions collectives ?

Monter sa boite, trouver un boulot, démissionner, changer de pays, devenir Président de la république, gagner de l’argent, faire telle ou telle grande école: toutes ces réponses ne sont pas des projets de vie, ce ne sont que des outils et des moyens, vides si vous n’êtes pas capables de savoir ce que vous souhaitez y mettre.

Ce qu’il faut y mettre c’est ce qui fait qui on est, simplement. Pour savoir qui nous sommes, il faut se regarder, il faut observer ces petites choses, ces petits riens qu’on fait depuis l’enfance, qui nous définissent. Ces choses qui sont tellement naturelles qu’elles nous semblent évidentes.

Il est nécessaire de prendre du recul, de se poser des questions, de se regarder pour mieux les comprendre. Et pour y arriver plus vite, l’aide d’une personne neutre et bienveillante, à mettre face à soi peut s’avérer très utile.

Ensuite, il faut se poser les bonnes questions, s’inspirer, apprendre à se connaitre, s’intéresser au monde extérieur pour comprendre ce qui peut s’exprimer de notre personnalité dans le monde professionnel et comment le réaliser. C’est ce fameux IKIGAI 👇

Parce qu’un boulot passion c’est simplement un boulot dans lequel on peut exprimer sa personnalité, c’est un prolongement de nous même.

Une fois qu’on commence à mieux se connaitre et à confirmer petit à petit qu’on est sur la bonne voie, tout commence à se mettre en place, on trouve de plus en plus d’énergie dans ses projets, on se recentre sur une activité et on se disperse moins, le fameux FOCUS, on apprend à dire non parce qu’on se concentre sur ce qu’on aime, on travaille plus, on se sent plus épanoui, et notre entourage aussi nous ressemble plus, et puis l’équilibre vie privée/vie pro devient moins problématique.

Pour y arriver, il faut passer par ces deux étapes

1-se poser des questions et faire un exercice d’introspection pour mieux se connaitre, de préférence avec quelqu’un de neutre et bienveillant pour aller plus vite.

2-se renseigner sur le monde professionnel, tisser le bons réseaux, trouver les bonnes formations, et réfléchir aux moyens pour réaliser ce parcours professionnel.

Il ne faut pas taire ces questions, ça vous mène à trouver des réponses, pas forcément instantanées, mais des réponses qui se précisent petit à petit.

J’aime réfléchir avec les autres pour inventer de nouvelles choses, transformer des idées en réalité.

J’ai identifié plusieurs types de publics:

1-les personnes ayant démarré une introspection mais n’ayant pas encore confirmé ce qui les passionne

2-les personnes n’ayant pas encore démarré d’introspection

3-les personnes ayant la réponse sur ce qui les passionne mais ne trouvant pas comment le réaliser professionnellement.

Dans quelle catégorie te situerais-tu ? Peut-être dans une 4e ?

Yemsel

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Yemsel

CEO & Co-Fondateur @BrainFoodJournal / Co-Fondateur & Président @CIVIL IMPACT

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