Artisans du bâtiment 2.0

Les services numériques pour les entreprises artisanales du bâtiment

La “transition numérique”, ça vous dit quelque chose ? Cela fait maintenant quelques années que l’on en entend parler. Mais qu’est-ce que c’est exactement ? La transition numérique, c’est une simple manière de dire que l’on évolue vers des sociétés où les technologies numériques envahissent peu à peu chaque secteur d’activité. Le but n’est pas d’introduire le numérique partout où l’on peut, mais de le mettre au service des usages de la société.

L’”Homo Numericus”, cette nouvelle génération de personnes pour qui les outils numériques sont devenus indispensables dans leur vie quotidienne, est de plus en plus présent. A eux s’ajoutent également les “usagers fréquents” utilisant quotidiennement des outils numériques (plus d’infos ici). Selon une étude de l’INRIA de 2014, 63% de la population française utilisaient quotidiennement le numérique cette même année, et cette proportion ne cesse d’augmenter. Face à eux, les usagers “distants” et “déconnectés” (termes employés par l’INRIA) disparaissent peu à peu. On peut également retenir un chiffre significatif :

73% des français considèrent le numérique comme utile pour l’économie

(la preuve par ici!).

Vous l’aurez compris, le numérique prend de plus en plus de place dans nos sociétés, et le nombre d’Homo Numericus ne devrait pas s’arrêter de croître pendant encore de nombreuses années. La conséquence directe de cette évolution est que tous les secteurs d’activité doivent s’y adapter pour ne pas rester en marge de l’économie. Les nouvelles entreprises créées aujourd’hui sauront intégrer le numérique dans leur activité puisque leur(s) fondateur(s) sont nés avec. Les petites entreprises plus anciennes, elles, auront besoin davantage d’accompagnement dans leur transition vers l’usage du numérique dans leur activité.

Le secteur du bâtiment est particulièrement concerné par cette problématique, d’où le lancement du “Plan Transition Numérique dans le Bâtiment” en 2015 par le gouvernement, destiné en priorité aux TPE/PME du bâtiment.


Mais avant de se concentrer sur tous les enjeux de ce plan et pour mieux comprendre les bénéfices d’introduire le numérique dans le bâtiment, commençons par un état des lieux de ce secteur.

L’artisanat du bâtiment est à la croisée des chemins entre tradition et modernité. Les matériaux de construction s’industrialisent mais la mise en œuvre reste très traditionnelle.

Dans la lignée actuelle, les entreprises artisanales vont être rachetées par des grands groupes, ce qui va tuer l’artisanat du bâtiment.

Hors cet artisanat apporte de la vitalité aux territoires et répond à un besoin local de la construction, autant dans sa connaissance que dans sa pratique.

Une nouvelle manière de se digitaliser, pour eux, est de se munir d’un smartphone : 40% en détenaient un en 2012, 60% aujourd’hui, 80% en 2020 ? Ces données sont encourageantes pour l’introduction du numérique dans le bâtiment. Cependant, avoir un smartphone n’est utile que lorsque des applications ou sites web le rendent utiles. Ces sites et applications doivent notamment faciliter la communication, très absente actuellement, et l’organisation trop compliquée et qui prend trop de temps aux artisans ainsi qu’à leurs clients.


On en arrive donc aux bénéfices, plus globaux, du numérique dans le bâtiment.

Introduire les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le secteur du bâtiment permet d’abord de recréer du contact, du lien entre les acteurs, entre les acteurs et les bâtiments, entre les bâtiments et les matériaux, entre les matériaux et les habitants…

Tout d’abord, le numérique peut servir à créer une place de marché, permettant aux artisans de trouver des clients, et inversement.

Actuellement, les artisans faisant partie de petites structures ont très peu de moyens pour se faire connaître, ce qui signifie pas de référencement sur Internet ni de quelconque publicité. Ils trouvent la majorité de leurs prospects grâce au bouche à oreille ou bien par les pages jaunes. Certains vont aussi faire appel à des sites de devis (qui sont d’ailleurs des places de marché) mais ceux-ci peuvent s’avérer plutôt pervers pour les artisans : ils doivent payer les devis, très souvent non ou mal qualifiés, qu’ils effectuent, sous prétexte qu’à un devis peut succéder un chantier, mais c’est rarement le cas. Parfois, ils perdent plus d’argent qu’ils n’en gagnent. Cette forme de place de marché n’est donc pas idéale pour les professionnels.

Cette mauvaise visibilité implique que les usagers d’Internet ont tendance à se retrouver entre les mains de grands groupes comme Leroy Merlin, Castorama, Ikea ou encore Darty. C’est une solution de facilité, mais c’est loin d’être un gage de qualité. En fait, le problème qui se pose pour les clients souhaitant faire des travaux est qu’ils ne savent pas à qui faire appel pour avoir des professionnels du bâtiment de confiance et qui répondent à leurs demandes précises de travaux. Tout l’enjeu d’un artisan indépendant est donc de rassurer les clients sur sa qualité et de faire savoir quelles sont ses compétences précises. Pour cela, une fiche technique et un système d’évaluation (note et commentaires) pour chaque artisan, façon Blablacar ou Airbnb, serait une solution. Cela les forcerait à faire au mieux et à proposer le meilleur rapport qualité/prix. Les bons artisans seraient ainsi récompensés, les autres incités à s’améliorer.


Le numérique peut aussi servir de véritable outil d’organisation tant pour les artisans que pour leurs clients. Cela implique un gain de temps non négligeable.

Sur le plan organisationnel, une idée très simple serait de faire un calendrier partagé entre les artisans et leurs clients, ainsi qu’entre les artisans d’un même chantier. Le premier usage serait lors de la prise de contact initiale, où le client pourrait directement voir les disponibilités des artisans pour le premier rendez-vous, comme Doctolib, ainsi que pour les dates d’intervention souhaitée pour les travaux, comme Airbnb. Le deuxième usage serait dans la gestion du chantier, où ce calendrier partagé par tous les artisans et le client, permettrait de gérer facilement les enchaînements d’intervention et les dates de livraison des matériaux.

Modèles de calendriers partagés

Question simplification d’organisation et meilleure communication entre les deux parties, le numérique simplifie aussi l’échange de documents : plans de maison entre les artisans et leurs clients, documentation sur les matériaux entre les artisans et leurs fournisseurs, documents administratifs, etc. Notamment, il serait intéressant pour le particulier de pouvoir regrouper au même endroit des photos d’inspiration trouvées sur Internet en les juxtaposant à des photos de l’existant et de permettre aux professionnels d’y avoir accès pour qu’ils visualisent le projet de travaux, avant même de se rendre sur le lieu.

Pour conclure, les artisans doivent prendre en compte les nouveaux outils numériques comme une formidable opportunité et non comme une menace. Il ne faut pas que les artisans du bâtiment se retrouvent dans la situation des Taxis avec Uber, car ils ont un réel savoir-faire et des compétences uniques. Il faut qu’ils montent en compétences avec les nouveaux matériaux et techniques. Ils ne faut pas qu’ils restent à la traîne et en marge de l’économie numérique. Les logiques d’économie collaborative et les places de marché gagnent du terrain dans tous les secteurs de l’économie. Ces plateformes et autres services web sont les enfants du numérique, dès lors ils seront inévitables et profitables…

En bref : Les technologies numériques sont en train de modifier de nombreux secteurs de l’économie. Le secteur du bâtiment, encore très traditionnel, aurait beaucoup à gagner à intégrer de nouveaux services numériques. L’accès au marché serait facilité, à la recherche de projets qualifiés, ou d’artisans de confiance. La gestion du chantier serait simplifiée, grâce à des outils collaboratifs comme un calendrier partagé ou un tableau de bord. Mettre le numérique au service des travaux, permettrait à chacun de gagner du temps et de la confiance.

MyWom est un projet, qui vise à intégrer ces différents services, afin d’accompagner les entreprises artisanales du bâtiment dans leur transition numérique. Ces éléments associés à une interface intuitive et ergonomique représenteraient un gros gain de temps pour artisans et particuliers. Si vous souhaitez discuter des fonctionnalités de notre service ou de sa vision, vous pouvez nous contacter à welcome@mywom.fr ou laisser un commentaire ci-dessous.