Les gens n’achètent pas ce que vous faites mais POURQUOI vous le faites

On vous a sans doute déjà promis le succès grâce à une recette simple.

C’est un mensonge ou alors le titre d’un de mes articles. Ou les deux. Faut dire que ça fonctionne. Quoi de plus rationnel que de vouloir une chose que l’on considère positive dans la plus grande quantité possible et dans un temps minime? Absolument rien et c’est la raison pour laquelle vous me lisez en ce moment.

Nous possédons tous un outil extraordinaire. Cet outil permet de faire des associations et lier un élément X ou Y au succès. Si cet élément est effectivement lié au succès on le reproduit. Sinon on “pivote” comme disent les millionnaires mal fagotés de la Silicon Valley. Cet outil, c’est le cerveau.

Je viens de vous faire économiser 20€ et la lecture d’un bouquin de 300 pages: The Lean Start Up.

J’aime lire. J’aime autant lire que Jean Dujardin aime se beurrer la biscotte. Mieux (ou pire) que cela: j’ai un comportement d’enfant face aux histoires que je découvre. Je me les approprie totalement. Je ne pense qu’à ça jusqu’au prochain bouquin. Je rapporte tout au livre et à ses personnages, je vois des signes partout et je veux absolument raconter ce que j’ai lu à tous les gens que je croise. Comme j’aime raconter des histoires alors je lis des histoires. Et quand je lis je dois rac… Bref vous avez pigé ce qui me motive à écrire.

Si vous êtes encore là c’est que vous attendez l’histoire alors ne perdons pas plus de temps.

Commencer avec le POURQUOI

“Les gens n’achètent pas ce que vous faites mais POURQUOI vous le faites”.

En 2009 Simon Sinek parle avec enthousiasme d’une de ses découvertes extraordinaires. Il a trouvé d’où vient le succès. Rien que ça.

Il sait pourquoi Steve Jobs et Martin Luther King ont réussi leur coup.

Et il l’explique avec un dessin tout pourri sur un billboard Office Depot.

Ce qu’il a appelé le“Golden Circle” (le dessin indigeste en question) deviendra finalement un classique dans le monde du Marketing et sera développé en détail dans son livre: “Start With WHY”.

Lui c’est Simon Sinek et ça c’est son modèle

(La vidéo de la présentation sur ce lien)

Trêve de sarcasme l’explication est en fait brillante. Selon l’ami Simon, les gens n’achètent pas votre produit mais votre “Pourquoi”.

Il illustre sa théorie avec Apple. Si l’on devait présenter Apple en 2 mots (ou “pitcher” comme disent les gens qui se pensent “in”, dont je fais clairement partie) personne ne dirait: “Apple, c’est une marque d’ordi”.

Pourtant c’est ce que l’on dirait de Lenovo ou de HP non?

Apple= bousculer les règles.

Apple= “Penser Différent”

C’est casser le statu quo. C’est oser. C’est l’art, la création, le design. On se rend alors dans un Genius Bar où l’on demande avec élégance pourquoi notre téléphone qui nous a couté un SMIC ne marche plus. Car chez Apple on vous loue les services de génies, un peu à la manière des Umpa Lumpa, et ça se passe dans un “bar” car Apple c’est pro certes mais c’est cool.

Apple rend tout beau et pratique. Et c’est parce qu’Apple maitrise son “Pourquoi” que vous pourriez bientôt acheter une voiture Apple ou partir dans l’espace à bord d’une fusée Apple. Vous pourriez même porter une montre Apple. Quoi que…

Connaître le “Pourquoi” est la seule manière de rester cohérent. Et en étant cohérent toutes nos actions, en harmonie, deviennent les instruments d’une même mélodie.

Est-ce que nous nous demandons assez “Pourquoi”?

Pourquoi je fais ce travail? Pourquoi je me lève le matin? Pourquoi à cette heure ci? Pourquoi je suis marié? Pourquoi je ne le suis pas? Pourquoi je fais ce que je fais? Cette année. Cette semaine. Aujourd’hui. Tout de suite. Ai-je perdu le contrôle?

Pourquoi je ne parle pas à ce garçon ou à cette fille? Parce que je l’ai décidé? Parce que j’ai peur? Allez postuler chez Facebook et l’on vous posera cette question d’emblée:

“Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur”?

Pourquoi je n’étudie pas à Harvard, à Stanford ou au MIT? Parce que je n‘ai jamais osé ne serait-ce qu’aller sur leur site internet et regarder les conditions d’admission?

Ai-je la routine qui répond à mon “Pourquoi”? Ou est-ce que ma vie a autant de valeur qu’une “Story SnapChat”, à savoir, un peu d’agitation dans une existence éphémère au milieu des histoires des autres?

“Pourquoi” ?

Souvenez vous, posez vous cette question le plus souvent possible, à chaque moment de votre vie et tentez d’y répondre avec sincérité.

“Pourquoi”?

Pourquoi je mange des chips avachi sur mon canapé? Pourquoi je vais en boîte de nuit alors que je n’aime ni cette musique ni danser? Pourquoi je reste au bureau de 9h à 17h? Je ne pourrai pas finir mon travail à 18h55? 18h30?18h? 15h? Mardi? Pourquoi je prends le temps qu’on me donne et pas le temps qu’il me faut? Pourquoi je prends ce que l’on me donne et pas ce qu’il me faut? Pourquoi je m’arrête de manger quand mon assiette est vide et pas quand je n’ai plus faim?

Oh là! Oh là ! On ne s’éloignerait pas un peu de Sinek ?

Possible.Mais le grand POURQUOI dont il parle nous permet de poser les bases de ce projet global et limité dans le temps qui s’appelle la vie.

“YOU’RE GONNA DIE”

Gary Vaynerchuk (ne pas savoir le prononcer ne doit pas vous faire perdre confiance en vous) est un entrepreneur genial, pionnier dans la vente de vin sur internet et self made man suivit par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. Gary est aussi connu pour être un hyperactif. Il faut voir à quelle cadence il publie sur les réseaux sociaux. Il faut entendre la vitesse à laquelle il parle. Il faut regarder ce type shooter crûment des réponses aux questions de l’audience:

“Nobody gives a shit about your feelings Kyle !”

Gary Vaynerchuk est la personne qui vit tellement à 100% qu’il vous rappellera que la vie n’est pas un état mais un mouvement perpétuel que vous ne verrez pas s’arrêter. Il a cette phrase qu’il répète fièrement comme un slogan, et qui est selon moi précisément ce dont il faut se rappeler lorsque l’on oublie de vivre.

Alors ne perdez pas de temps à vivre en roue libre. Demandez vous “Pourquoi”?

Pourquoi venez-vous de lire cet article d’ailleurs?