Coquille
Le cœur a ses raisons et celle-ci se barre à pieds.
Mort pour nos pêchés. Le sang sur des rames de papier,
Incursion dans mon esprit je reviens le stylo vide
Front plissé, dos courbé, n’ai pris des vieilles que les rides
J’oublierais mes stigmates, le nez penché sur mon cahier…
Génération dépressive, petite mine, on m’a taillé…
Je ne crois plus en rien, je doute de mon existence, de toi.
Je me relis et mes errances, à la recherche d’émoi
Cela m’attriste, cela m’attire car tout est dépeuplé
Ma vie, des coquilles et des lettres d’amour raturées
J’avais oublié qu’ici, il est proscrit, car au pays
Montrer un gage d’amour, c’est commettre l’hérésie
Une erreur surgit, mon esprit ne peut penser
Et se déverse ma peine sur ces inimitiés
Alors bien sûr, on va droit dans le mur sans pression
Car tout les chemins mènent dépression
Ou la prison, dépressurisation des futurs faits
Corde au cou ou fusillé, je brandis encore mon cahier.