J’imagine.

Je t’imagine devant ta fenêtre, contemplant la pluie battante comme des larmes salines n’ayant pas encore séché. Je t’imagine… J’imagine que dans ton lit, tu sors d’une nuit un peu courte, ton pas lourd et maladroit sur le parquet qui grince.

J’imagine que tu descends les escaliers et que tu penses à moi, le flux de tes pensées, s’écoulant lentement sur la faïence brisée te rappelle nos moments nocturnes. Parfois, sur ton sofa, tu regardes la télévision et tu ris, puis tu penses à nous.

En vrai, tu penses à tout et tu penses à moi. J’ose pas trop le dire mais parfois tu me manques et en fait… Du réveil jusqu’au soir, je pense à toi et je regrette. Je regrette que ça n’ait pas marché. Je regrette que ça ait marché pendant un temps du moins.

J’ai regretté beaucoup de choses, j’ai fait beaucoup de compromis, je me suis laissé marcher sur les pieds et cette fois ci encore, j’abandonne. Pas que je ne veuille pas, mais je ne peux plus. Je ne peux plus courir comme avant, je suis paralysé, d’ailleurs, je n’arrive plus à rimer, je n’arrive plus à écrire.

J’arrive pas à faire grand chose sans toi et mon cœur s’emballe quand ton nom m’effleure parce qu’il sent bon ton corps et un peu les fleurs aussi. Je me rappelle ton étreinte, je me rappelle ces yeux qui entourés de noir cachaient une petite tristesse cachée au fond de toi mais, je pense encore à toi.

Je pense à toi et dommage que je ne fais qu’imaginer.

Dommage que tu n’existes plus. Dommage que je n’existe plus.