Structure ?

Des semaines, maintenant des mois, que ma muse est stérile. L’inspiration volatile, ma plume versatile, l’encre surannée. La page blanche et des années …

Assis sur le balcon et la fumée en ronds quittaient mes doigts vers mes pensées. Milles écrans dévoilant ma vie embuée.

Beaucoup de haine, beaucoup de chaînes et peu d’heures, écrire n’est que douleur.

Toujours le blanc dans mon esprit et les flots salins de mes larmes en biseaux, transcrits d’un cœur de papier, gravé sur pierre, ciseaux.

La rime est difficile et le pianotage douloureux. Les doigts un peu séniles et les yeux plus nerveux.

Je m’élance sur la scène, inspiré par mon art, visitant l’au delà, au grès des départs…

Alors bien sûr, on parle de quitter alors je pense à toi, bien sûr, l’air de sinistré envahit ma voix. Une masse pèse sur mon cœur, les mots tombent au compte goutte, un texte déstructuré, me tient en clé de voûte.

Parler beaucoup pour ne rien dire, les sourires inachevés se glissent sous les délires d’un être imparfait et tout revient à toi, c’est fou, cela ne change pas.

Avec le temps, mon bois aux puces, mes voiles accusent, le coup m’abuse. Et quoi qu’il fusse, tu sais qu’elle m’use outre mesure sans aucune ruse. La poupe à l’eau, la coque à l’air, simple rafiot, je me perds. Sous les tempêtes, j’ai essuyé les flibustiers sur mon plancher et je me ballade sans une halte pour finir dans une allée, poignardé par une poignée d’affligés aliénés. Les sentiments. Et tout cela, avec le temps, je fais avec et les relents de ton parfum me rappellent bibliothèques et parchemins car mon esprit avec le temps devient plus rance. Avec le temps, bien plus intense. Et je cherche tes murmures, et je cherche ma structure.