un des bâtiment du “Domaine”

Un si “bon papier” ?

Plusieurs articles de presse ont rapporté la décision du conseil municipal de Saint-Fons de vendre un ensemble immobilier situé à Dolomieu. Ceux ci ont largement été commentés, générant raccourcis et suspicions.

Il faut dire qu’il était question d’un château, du fils d’un député socialiste, d’une mairie de droite, d’un million d’euros… tous les ingrédients semblaient réunis pour faire un “bon papier” et pour lancer une polémique.

Et pourtant, de quoi s’agit il ?

La mairie de Saint-Fons a décidé en 2009 de vendre son centre de vacances de Dolomieu et depuis aucune offre sérieuse n’a pu aboutir.

Mon fils Robin Blein, âgé de 31 ans, a une formation aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Après divers emplois dans la branche, il exploite depuis peu un restaurant dans le sud de l’agglomération lyonnaise.

Robin, qui connaissait le domaine de Buffière à Dolomieu pour y avoir passé des vacances lorsqu’il était enfant, a été récemment intéressé par cette offre.

Il a rapidement vu le potentiel de ce site, entre Lyon, Grenoble et Chambéry, et pouvant offrir aux entreprises de la région un lieu de travail de grande qualité. L’étude de marché qu’il a réalisée a confirmé ses intuitions. Il est donc entré en négociation avec la mairie de Saint-Fons et un accord sur le prix est intervenu.

Il se trouve que Robin est mon fils.

Il se trouve qu’il est le cadet de mes trois premiers enfants que j’ai eu avec mon épouse Sylvie, aujourd’hui décédée.

Il se trouve que celle-ci était membre de la famille Mulliez et que nos enfants ont donc la chance de bénéficier d’un patrimoine. Cela ne les a d’ailleurs pas empêché d’être à l’origine de plusieurs entreprises dans différents secteurs, ce dont je me réjouis.

Mais là s’arrêtent les faits.

Je ne suis bien entendu aucunement intéressé dans les projets entrepreneuriaux de mon fils.

Pourquoi alors cette vente est elle à l’origine de tant d’attention des médias locaux ? Pourquoi titrer que celle ci “raviverait de vieilles affaires” ?

Pourquoi tout mélanger ?

Je n’ose croire que les titres de presses locaux puissent considérer que les ingrédients nécessaires à un “bon papier” étant réunis, l’information valait la peine d’être largement développée.

Quitte à générer amalgame et suspicion, quitte à promouvoir les ventes et les pages vues sur internet.

Je n’ose le croire, et pourtant…

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