Être un conn*rd (ou une conn*sse) ne fait plus de vous quelqu’un de cool et c’est tant mieux


C’est de plus en plus difficile de faire du bruit sur votre start-up, vos produits ou sur vous-même.

Les idées folles (et les comportements fous) suffisaient à susciter l’intérêt de la presse il y a encore quelques années et même quelques mois …

Sauf qu’aujourd’hui, même si vous êtes en train de lancer une start-up qui livre de la weed (dans un pays où c’est légal bien sûr) vous n’aurez pas ou peu de relais presse. Même si vous faites des vidéos de vous en maillot de bain dans le métro (comme Jerome Jarre le faisait) vous n’obtiendrez pas des millions de likes.

Nos feeds sont remplis de controverses, de news choquantes (souvent réelles) et d’évènements dingues en tous genre. Pour preuve, sur ces mêmes feeds des présidents s’y insultent, se menacent et y projettent de rayer de la carte le pays de leurs opposants…

Mon sentiment est que la prochaine “chose” qui va faire gagner les gens, les entreprises et faire parler d’eux, c’est l’authenticité et la bienveillance. C’est ceux qui réussiront à raconter une histoire sans artifices, ceux qui arriveront à faire rêver avec honnêteté, gentillesse et sans tromperies qui gagneront. C’est peut-être ça la prochaine “chose” et franchement, ce ne serait pas si mal.


Pourquoi je pense à ça ? Premièrement, nous en avons assez des fake news, des turbulents et de la violence.

C’est valable dans tous les domaines, prenons exemple sur mon métier, le digital marketing. Un volet de ce métier est appelé le “growth hacking” qui consiste à utiliser des techniques plus ou moins “correctes” pour arriver à ses fins, faire parler de sa start-up, de ses produits ou de soi-même.

Il y a encore quelques mois on saluait le génie de ceux qui utilisaient certaines de ces pratiques pour “atteindre leurs objectifs”. Aujourd’hui on en vomit presque, on est spamés tous les jours par des gars qui “scrapent” nos données à gauche et à droite et nous sur-sollicitent par la suite.

Deuxième chose qui m’a fait penser à ça ? Cet article qui titre : “Ryan hoover, le mec sympathique de la Silicon Valley lance son fonds d’investissements.”

Lien : Silicon Valley’s resident nice guy is ready to try venture capital

Faire la “UNE” pour sa sympathie et sa bienveillance, ca change des “bad kids” et des “bros” qui faisaient les gros titres dans la silicon valley jusqu’à il y a encore peu temps.


Finalement c’est peut-être ça qu’il nous manque dans les médias, sur internet, dans nos stratégies marketing et bien sûr dans la vie en général : de l’empathie, de la sympathie et de la bienveillance.

Par Jérémy Zaccherini (@jeremyzacch everywhere)