Néo féminisme ou comment la femme se chosifie.
Koganhan
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C’est un portrait bien sévère que vous dressez là à l’adresse des terriennes. C’est comme un coup de fouet. Je le comprends cependant, pour l’avoir vu donné par le passé. Depuis, j’ai mis de l’eau dans mon Bordeaux.

Bien sûr, je ne peux voir à travers vos yeux et je ne le prétends pas. Les miens voient certes, ces femmes qui choisissent de faire commerce avec leurs attributs. Selon moi, cela n’est plus la chasse gardée de Vénus. Les hommes ont compris qu’on est à l’ère du culte de la beauté et de la jeunesse. Ils jouent sur les mêmes codes et subissent les mêmes pressions médiatiques.

Mais mes yeux voient aussi toutes ces jeunes filles avides de connaissances, travailleuses assidues dans tout secteur, qui savent se distancer des codes d’un marché qu fonctionne sur le manque de confiance en soi. Elles peuvent et veulent le faire en stilettos. C’est leur choix. Bien des féministes se battent pour ne pas que la femme soit réduite à sa tenue vestimentaire, mais quand je vous lis, j’ai l’impression que sur Terre, il n’y a que deux catégories de femmes: les volages qui se baladent en slip, versus, les intellos qui ont brûlé leurs décolletés et leurs poum-poum shorts. Croiser une femme habillée n’est en aucun cas la garantie de croiser une femme “bien” ou “qui se cultive”. Et inversement. Mais peut-être ai-je mal compris vos écrits.

Ce qu’il y a de magique chez la femme selon moi, c’est sa versatilité. La femme peut être tout à la fois. Le vendredi, versée dans l’outrance devant un DJ qui passe du Beyoncé, vous la retrouverez le jeudi suivant à dévorer un Stephen King en jogging à la bibliothèque.

Alors oui, certaines prennent plaisir à se noyer dans la télé-réalité et engloutir la boulangerie avant de se mettre au régime pour rentrer dans cette minijupe juste avant l’été. Mais est-ce vraiment le type de femme que vous rencontrez le plus ? Ou bien en avez-vous rencontré une de trop ?

Je vous disais au début de ma réponse que j’avais assisté à des séances de coups de fouets féministes. Je voudrais partager avec vous le livre qui m’a aidé à prendre de la distance, à comprendre le prisme que vous semblez vouloir dénoncer. Il aborde notamment la pression sociale à l’égard des mères et de l’image de la femme d’aujourd’hui, il appelle à la compassion envers ces femmes qui semblent emprisonnées dans une prison nouvelle. Il s’appelle “I Thought It Was Just Me (but it isn’t)” de Brené Brown. S’il vous plaisait de le lire, je serai ravi d’en discuter avec vous.

Martiennement vôtre,
H8ct0r.

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