
Mon premier semi-marathon
écrit le 16 septembre 2012
En ce dimanche 16 septembre, c’était le jour J pour moi. Réveillé à 7h, je me suis lancé le défi de courir un semi-marathon (un peu plus de 21km). La tâche était ardue puisque le maximum que j’ai couru est 18 kilomètres et j’avais bien souffert. Le semi-marathon a lieu à Rezé et le moins que je puisse dire c’est qu’il y a eu du niveau. Le temps d’entendre un gosse encourager son père “Allez vas-y Usain Bolt !”, d’apercevoir la protection civile (ça pourrait servir), je me dirige vers la ligne de départ. Un ami me prévient “fait gaffe, tout le monde part à fond au début, ne te fais pas piéger en courant trop vite”. Et il n’avait pas tort, placé tout près de la ligne de départ, je me suis fais doubler par pas mal de monde avant de trouver un rythme de croisière (que je pensais, attendez la suite, ça va être drôle). Je cours donc à bon rythme, à côté de pas mal de personne.
Alors première parenthèse, pour ceux qui se disent que c’est facile pour moi de courir cette distance vu ma taille (1m90), ils peuvent se détromper de suite. J’ai couru à côté d’une femme qui devait faire 1m55 avant qu’elle ne me largue dans la montée avant la fin du premier tour. Un coup dur à encaisser mais le pire était à venir. À la borne des 5km, une des personnes à côté de qui je courrais dit à son collègue “On est bien là, on est à 5min par kilomètre !”. Le temps que ça monte à mon cerveau, je compare avec ce que je fais d’habitude : c’est 30 seconde de mieux par kilomètre (je cours à 5.30min/km). En gros, depuis 5 kilomètre, je suis en sur-régime alors qu’il me reste encore plus de 16 km et que j’étais même pas certain de les réussir avant le début de la course.
La sanction n’a pas tardé à arriver, au deuxième tour (sur les 4), gros coup de barre, je baisse d’un ton (et forcément des malins en profitent pour me doubler, pas très fairplay ça!). Et double problème, je suis rattrapé par des problèmes digestifs. Pendant 4 kilomètres, c’est un véritable calvaire, je suis pas loin d’arrêter mais j’arrive à me résister, finalement le mal passe. Heureusement mon père est là sur le bord de la route pour me soutenir “Antoine, il y a plus de monde devant toi que derrière”.
Il me reste 2 tours à faire et je suis pas loin de regretter de ne pas avoir participé aux 10 km. Au premier ravitaillement, je n’avais pas pris d’eau, au second je prends un verre d’eau au passage, je réussi à boire 2 gorgées avant de m’en mettre partout en manquant m’étrangler… pas facile de boire en courant. Au troisième ravitaillement (3e tour), j’aperçois des sucres, je pene que ça m’a reboosté pour le dernier tour mais ce fût vraiment les pires 6 km de ma vie. J’allais oublier le mot d’encouragement de mon père au troisième tour “bah alors, t’accélères pas ?!” :D
Certains disent qu’à partir d’une certaine distance, on ne sent plus ses jambes. Mais en réalité c’est l’inverse qui se passe : on ressent bien mieux les douleurs musculaires. J’étais carrément à bout et très sérieusement, je ne sais pas comment j’ai terminé le dernier tour. Temps final : 1h56. C’est moins bien que la plupart des coureurs mais mon objectif était déjà de terminer la course :) Les détails de la course sont disponible ici, je ne connais pas encore le classement final.
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