🚀Hacker la performance de son cerveau pour ĂȘtre au top.

Imaginez que vous vouliez courir le prochain marathon de Paris. D’aprĂšs vous, qu’est-ce qui fera la diffĂ©rence pour que vous puissiez atteindre la ligne d’arrivĂ©e ?

➡ Un bon entrainement ?

➡ Un moral d’acier ?

➡ Une bonne alimentation ?

➡ Faire de la relaxation ?

Comme pour n’importe quel sport, tous ces Ă©lĂ©ments ont autant d’importance dans la prĂ©paration d’un athlĂšte. D’ailleurs, le Dr Wayne Halliwell, prĂ©parateur pour les Ă©quipes nationales canadiennes, a conçu un programme de prĂ©paration pour les athlĂštes basĂ© sur les 3 dimensions du corps : le physique, le mental et l’émotionnel.

NĂ©anmoins, tous les sportifs, ou presque, bĂ©nĂ©ficient des mĂȘmes conseils de pointe pour se dĂ©passer et atteindre la premiĂšre marche du podium. Alors comment certains rĂ©ussissent-ils Ă  “Hacker” leurs performances ?

Comment Usain Bolt, Teddy Rinner, Renaud Lavillenie, et bien d’autres font-ils pour rester les plus performants dans leur catĂ©gorie ?

La rĂ©ponse Ă  cette question est trĂšs importante, car le sport de haut-niveau est un vĂ©ritable laboratoire oĂč sont testĂ©s des tas et des tas d’outils. La mĂ©ditation, la PNL, l’hypnose, la cohĂ©rence cardiaque, la neuronutrition sont aujourd’hui Ă  notre portĂ©e parce qu’elles ont prouvĂ© leur efficacitĂ© dans le monde du sport.

Besoin d’ĂȘtre toujours plus performant

Notre vie quotidienne ressemble Ă  un marathon. Une Ă©norme compĂ©tition oĂč tout le monde part avec les mĂȘmes chances mais oĂč la stratĂ©gie de gestion des ressources est primordiale, mais pourtant sous-estimĂ©e. L’inconvĂ©nient de cette compĂ©tition, c’est qu’elle se court en mode “sprinter” 🏃🏃🏃

Dans le monde réel, 42 km en mode sprint est impossible physiquement et physiologiquement !

NaĂŻvement, nous croyons pouvoir, dans notre vie professionnelle comme personnelle, courir Ă  un rythme dĂ©ment, sans prĂ©paration, sans rĂ©cupĂ©ration et sans gĂ©rer nos ressources de façon Ă©cologique. Cette naĂŻvetĂ© mĂšne inexorablement vers l’épuisement professionnel ou burn-out.

La course à la réussite

La performance ne devrait servir qu’un seul but, celui d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixĂ© en y mettant les moyens nĂ©cessaires.

Lors d’un marathon, chaque concurrent a son objectif propre : finir premier, terminer en moins de 
, battre son prĂ©cĂ©dent record ou tout simplement atteindre la ligne d’arrivĂ©e, peu importe le temps que ça va prendre. Les objectifs sont diffĂ©rents, mais la rĂ©ussite est la mĂȘme pour le premier comme pour le dernier.

Chacun a sa propre dĂ©finition de la rĂ©ussite, et c’est pour cela qu’il est important de “courir” de façon Ă  monter sur la premiĂšre marche de son propre podium.

Les ressources Ă  mettre en oeuvre seront, bien Ă©videmment, en adĂ©quation avec l’objectif Ă  atteindre. Leur gestion sera individuelle, et qui dit gestion, dit bien connaĂźtre l’état de son stock.

Ce qui se cache derriĂšre la performance

Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  demandĂ© ce qui nous permettait de faire des choses aussi incroyable que boucler un marathon en environ 2 heures, peindre un chef-d’oeuvre, Ă©lever un enfant ou encore crĂ©er une application mobile ?

“C’est parce que nous sommes humain”, rĂ©pondrez-vous peut-ĂȘtre. Et effectivement, c’est parce que nous avons un INCROYABLE cerveau, qui fait de nous des humains, que nous sommes capables de telles prouesses !

Mais derriĂšre les performances attribuĂ©es au cerveau se cache une sublime coopĂ©ration entre les diffĂ©rentes parties du corps. D’ailleurs, nous aurions beaucoup Ă  apprendre de cette intelligence biologique !

Le cerveau est le CEO et co-founder avec l’intestin et le coeur de la startup Body 😉

Notre corps est un assemblage de milliards de micro-organismes ayant chacun une tĂąche claire et bien dĂ©finie. Comme dans une entreprise, chacun sait exactement ce qu’il a Ă  faire : produire, gĂ©rer, vendre ou prendre des dĂ©cisions et les faire exĂ©cuter (ça, c’est le rĂŽle du cerveau).

Pour mener Ă  bien sa mission, le cerveau utilise 4 outils. Comme il est perchĂ© tout en haut de la tour qu’il contrĂŽle, et qu’en plus il est isolĂ© dans une boĂźte noire, il a besoin de recevoir et transmettre les bonnes informations au bon moment.

Pour communiquer, le cerveau utilise l’électricitĂ©. Mais pour rendre ce code binaire plus riche, il est associĂ© Ă  4 substances chimiques.

Le “code source” du cerveau

Malheureusement, il n’est pas en “open source” parce que la boĂźte noire dans laquelle il est logĂ©, est bien hermĂ©tique. Seuls les professionnels (neurologues, radiologues, ou neuroscientifiques) y ont accĂšs grĂące Ă  des outils aussi puissants que coĂ»teux.

NĂ©anmoins, les recherches en neurosciences ont rĂ©vĂ©lĂ© que, comme l’ADN, le code source du cerveau est composĂ© de 4 Ă©lĂ©ments chimiques, appelĂ©s neurotransmetteurs : Dopamine, AcĂ©tylcholine, GABA et SĂ©rotonine.

Notre personnalité, nos préférences motrices, nos comportements, notre mode de pensée (analytique ou émotionnelle), nos points forts et nos points faibles, TOUT est sous le contrÎle de ces 4 neurotransmetteurs.

Pour en savoir plus, lire :

En connaissant leurs fonctionnements, il devient possible, non seulement, d’amĂ©liorer sa santĂ©, mais aussi de renforcer ses qualitĂ©s et compĂ©tences et d’amĂ©liorer ses points faibles.

Prenons pour exemples 2 compĂ©tences professionnelles incontournablesđŸ”č et 2 dĂ©fauts🔾 et regardons ce qui se passe dans le cerveau 🔍.

đŸ”č La crĂ©ativitĂ©

Elle n’est pas seulement artistique, mais elle peut aussi s’exprimer dans la conception d’une solution originale Ă  un problĂšme donnĂ©.

Etre crĂ©atif, c’est avoir en permanence des idĂ©es nouvelles et originales. Certaines personnes sont naturellement douĂ©es pour ça. Souvent, elles correspondent au profil psychologique des “IdĂ©alistes”.

La crĂ©ativitĂ© est l’apanage des lobes pariĂ©taux de notre cerveau, notre “usine” Ă  penser, oĂč l’AcĂ©tylcholine est prĂ©dominant.

Si vous avez besoin d’ĂȘtre crĂ©atif(ve), ou voulez dĂ©velopper cette compĂ©tence, il vous suffit d’agir sur la synthĂšse d’AcĂ©tylcholine dans votre cerveau.

đŸ”č La gestion de projet

Monica Geller, l’un des personnages de la sĂ©rie Friends, est pour moi la parfaite caricature de la personne douĂ©e pour organiser un projet. Ce n’est pas pour rien si elle finit par devenir chef en cuisine grĂące Ă  ses compĂ©tences innĂ©es.

Fixer des objectifs, Ă©tablir un planning, gĂ©rer l’équipe, ĂȘtre ponctuel, ĂȘtre objectif et avoir un sens pratique sont autant de qualitĂ© nĂ©cessaire pour maĂźtriser cette compĂ©tence.

Les lobes temporaux avec leur neurotransmetteur prĂ©dominant, le GABA (ou acide y-aminobutyrique), sont le siĂšge de cette compĂ©tence. Le GABA a cette particularitĂ© d’équilibrer le travail entre les deux hĂ©misphĂšres de notre cerveau.

C’est sur la production de ce neurotransmetteur qu’il faut agir pour gĂ©rer des projets avec beaucoup d’efficacitĂ©.

🔾Le manque de motivation

La motivation prend une place de plus en plus importante de nos jours oĂč les employĂ©s sont recrutĂ©s, non plus seulement sur leurs compĂ©tences, mais avant tout, sur leur motivation.

La motivation, la force motrice qui nous pousse Ă  l’action vers un but donnĂ©, est gĂ©rĂ©e par nos lobes frontaux, ceux mĂȘme qui nous diffĂ©rencient des animaux. Chacune des parties de notre corps est reliĂ©e Ă  la partie frontale de notre cortex, c’est ainsi qu’il reçoit les signaux sensoriels qui nous permettent d’agir. La dopamine est le neurotransmetteur associĂ© Ă  la motivation.

Une Ă©tude du centre de recherche Neurospin Ă  Saclay dĂ©montre que c’est le taux de motivation qui permet Ă  un individu de poursuivre un effort en repoussant le seuil de la douleur. On comprend mieux pourquoi elle est si vitale au sein des entreprises.

🔾La procrastination

Tout le monde a tendance par moment Ă  remettre au lendemain ce qui pourrait ĂȘtre fait dans l’instant. Est-ce une marque de paresse ? Je ne crois pas.

Le procrastinateur, ou le retardataire chronique, n’arrive pas Ă  se mettre au travail, particuliĂšrement si cela ne lui procure pas de satisfaction immĂ©diate. Il se cherche alors des excuses pour justifier son choix.

Ce n’est pas pour autant qu’il va flĂąner, non. Souvent, les procrastinateurs sont pris d’une frĂ©nĂ©sie d’activitĂ©s pour fuir le problĂšme. Les recherches en psychologie dĂ©montrent qu’il y a un lien entre procrastination et manque de confiance en soi, ainsi qu’un manque de maĂźtrise de soi et de ses dĂ©sirs.

Comme nous l’avons vu, la dopamine est le neurotransmetteur de la motivation, c’est donc logique qu’elle soit Ă©galement impliquĂ©e dans la procrastination. Mais paradoxalement, c’est en agissant sur l’acĂ©tylcholine que l’on peut vaincre cette faiblesse, en vivant plus pleinement l’instant prĂ©sent.

Je suis un cerveau performant !

Nous avons tous des compĂ©tences, des comportements et des rĂ©actions diffĂ©rentes, parce que nos cerveaux sont tout autant diffĂ©rents. GrĂące Ă  sa formidable capacitĂ© plastique, il est possible de donner Ă  notre cerveau la forme que nous souhaitons et qui correspond Ă  la personne que nous voulons ĂȘtre.

Il y a encore quelques annĂ©es, agir sur notre propre cerveau relevait de la fiction. Aujourd’hui, c’est une rĂ©alitĂ© pour les athlĂštes et certains dirigeants de multinationale. Demain, cela sera Ă  la portĂ©e de tous.