L’hypersensibilité, comme toute la personnalité, commence dans l’assiette

L’art de la neuronutrition

Je suis devant l’automate. La carte est bien insérée, le code secret est validé, il ne reste plus qu’à choisir le type de carburant. Et évidemment, j’ai le choix entre le diesel standard et le premium. Lequel choisir ?

Vous êtes-vous déjà demandé ce que le premium pouvait bien apporter de plus par rapport au standard ?

Outre l’aspect marketing, il semblerait que le plus cher (le premium) protège le moteur en plus de fournir l’énergie. Il contient plus d’additifs détergents contribuant à lutter contre la corrosion et à nettoyer le moteur. Et un moteur plus propre est aussi plus puissant et plus réactif (selon le site carburant.esso.fr).

C’est amusant de voir le lien entre carburant et alimentation !

Pourquoi mangez-vous ? Pour vous alimenter, ou pour apporter à votre corps ce dont il a besoin ?

S’alimenter ou se nourrir ?

Lorsque vous vous asseyez à table pour le petit-déjeuner, le déjeuner ou le dîner, quel est votre but ?

Manger, ce n’est pas seulement ingurgiter des aliments qui fourniront de l’énergie. En fait, ce n’est qu’une partie du but des repas.

Pour transformer les aliments en énergie utilisable par nos cellules, le corps doit produire tout un tas d’éléments qui participeront (directement ou indirectement) à la transformation chimique des aliments, comme les vitamines et les hormones.

Aussi, on peut voir une différence entre s’alimenter et se nourrir.

S’alimenter

C’est manger pour fournir de l’énergie à son corps, sans réfléchir aux conséquences de ses choix alimentaires. C’est aussi céder à ses pulsions en dévorant tout ce qui se trouve dans le frigo, peu importe l’heure, seul compte l’état interne de satisfaction.

Ne dit-on pas d’un appareil électrique qu’il est alimenté en énergie quand il est branché à un circuit électrique ?

Une télévision, par exemple, a juste besoin d’être alimentée en électricité pour fonctionner. On peut voir son corps comme un appareil très sophistiqué qui a besoin d’énergie en permanence.

Se nourrir

En plus de fournir l’énergie indispensable, c’est aussi approvisionner son organisme en éléments tout aussi essentiels à son fonctionnement optimal.

La recherche d’informations sur ses propres besoins nutritionnels et sur les valeurs nutritives des aliments, ainsi que la recherche de plaisir (ce que certains appellent le manger en pleine conscience) font partie des actions participant à nourrir son corps.

La différence entre les deux s’illustre très bien grâce à l’image ci-dessous. D’un côté, le repas est très riche en calories, alors que de l’autre, il est nutritionnellement diversifié. Lequel choisissez-vous ?

Un choix draconien ?

Nourrir son cerveau avec ce dont il a besoin

Vous le savez, le cerveau, c’est le boss. Quand il ne va pas bien, c’est tout le reste du corps qui est affecté. Par exemple, avez-vous déjà était en hypoglycémie ?

Ça arrive souvent en fin de matinée, quand on n’a pas pris de petit-déjeuner ou consommé trop de sucre (qui paradoxalement provoque une baisse du taux de sucre dans le sang en activant la production d’insuline, chargée de faire absorber le sucre circulant par les cellules).

Dans cet état, c’est tout le corps qui est affecté : trouble de l’équilibre, trouble de l’humeur avec une irritabilité marquée, sueur, etc…

Bien que notre cerveau soit gourmand en énergie, consommant près de 25% de toute l’énergie fabriquée, il a aussi besoin d’autres éléments nutritifs (pour son entretien, la synthèse des neurotransmetteurs, etc) comme des vitamines, minéraux et acides gras, ce qu’une alimentation équilibrée doit fournir.

Ce que nous mettons dans nos assiettes impacte de façon positive ou négative la bonne santé de notre cerveau, et, par conséquent, de tout notre corps. La qualité, la quantité et le moment d’absorption de la nourriture ont un effet sur le cerveau, et donc, sur la personnalité et le bien-être.

Par exemple, les troubles de l’humeur peuvent être associés à une carence en sérotonine, mais aussi à des troubles intestinaux. De nombreuses personnes souffrant de dépression présentent une inflammation du colon, ce qui a bien évidemment un impact sur la mise à disposition des bons nutriments pour le cerveau. Pour vous en convaincre, illustrons ce qui se passe dans l’intestin.

L’inflammation provoquée par la présence d’agents pathogènes est similaire à ce que pourrait provoquer une guerre civile, ou seulement une émeute, sur une ville. Elle serait surement à feu et à sang, et par conséquent l’approvisionnement en eau et en électricité deviendrait difficile, n’est-ce-pas ? Sans parler de l’état psychologique des habitants de cette ville !

Y-a-t-il la “guerre” dans votre ventre ?

Et si cet état de siège durait plusieurs jours, semaines, mois voire années ? Les répercussions sur l’économie de la ville, de la région et même du pays seraient importantes : les entreprises fermeraient les unes après les autres, le tourisme disparaîtrait complètement, les impôts et taxes ne seraient plus reversés et le chômage deviendrait le quotidien de tous.

Le tableau est noir, c’est sûr, mais la réalité est bien là. En mangeant n’importe quoi, et n’importe quand, tous les jours, c’est une véritable guerre qui se déroule dans le ventre. Au début, les dégâts sont mineurs et sont vite réparés. Mais avec le temps, ça devient de plus en plus difficile.

Mais d’où vient le problème ? Qui est responsable de ces “émeutes” ?

Nos intestins ne savent pas tout digérer

Le but de la digestion est de transformer les aliments en petites molécules assimilables par nos cellules. Tout d’abord, le travail est mécanique avec le broyage dans la bouche. Ensuite, les enzymes interviennent. Mais nous ne disposons pas du matériel génétique suffisant pour TOUT digérer.

C’est pour cette raison que nous hébergeons, dans notre tube digestif, une très grande variété de bactéries.

Les bactéries sont nos amies !

Chaque type de bactéries dispose de compétences génétiques pour produire des protéines qui sauront digérer nos restes alimentaires. Elles se nourrissent au passage, et fournissent des acides gras, dit “à chaîne courtes”, très bénéfiques pour notre corps.

Tant que nos charmantes petites ouvrières restent à leur place, c’est-à-dire dans le tube digestif, il n’y a aucun problème. Elles peuvent s’y épanouir à volonté et pour notre bien-être.

Mais lorsqu’une variété de bactéries prolifère plus que de raison, les problèmes surviennent.

Imaginez une pièce remplie avec 10 personnes, chacune ayant une compétence essentielle (et une seule) pour l’harmonie du groupe. Si la personne B fait entrer une autre de type B, la place étant restreinte, il faudra qu’une personne, de type A, C, D ou autre, sorte de la pièce pour faire de la place. Avec son départ, le groupe perdra une compétence essentielle, alors que 2 personnes seront disponibles pour un même travail qui ne requière qu’une seule personne. L’une des deux va commencer à s’ennuyer et cherchera à faire ce pour quoi elle est faite (sa compétence), au risque d’agacer les autres en réclamant du travail.

Schématiquement, c’est un peu ce qui se passe dans votre ventre. Nous avons besoin d’une grande variété de bactéries pour pouvoir digérer tout ce que nous mangeons. Mais comme ce que nous mangeons nourri également nos bactéries, il faut donner à toutes ce dont elles ont besoin, sans trop favoriser une espèce plus qu’une autre.

Quand une espèce de bactéries (bien nourrie) prolifère, elle prend alors la place d’une autre variété qui est vouée à disparaître. Toutes les bactéries, tant qu’elles sont en nombre raisonnable sont bénéfiques. Mais lorsqu’elles prolifèrent, elles agressent notre tube digestif et provoquent l’inflammation. Avec le temps, elles peuvent même se retrouver dans le sang, et ainsi avoir accès à n’importe quel endroit du corps. Or, le “contrat” qui nous lie à elles précise qu’elles doivent rester dans le tube digestif uniquement !

L’art de la neuronutrition

Nous n’avons pas tous les mêmes besoin nutritionnels…

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